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Marius dans les écrins 2012

Après avoir suivi « Les traces de Stevenson » en mai, nous avons repris la route le 3 août 2012 pour la seconde partie du « Marius Tour 2012 ». Une nouvelle aventure qui nous a conduit cette fois dans le Massif des Ecrins.
Nous sommes partis en van avec Marius, de Rousset-les-Vignes (Drôme) pour rejoindre Briançon (Hautes-Alpes) ville départ de ce périple. Nous avons traversé le Parc National des Ecrins d’Est en Ouest, pour rejoindre le Valbonnais en passant par l’Oisans. Nous avons ensuite arpenté la Matheysine et le Trièves (Isère). Enfin, nous sommes rentrés en Drôme Provençale par le Vercors et le Diois.
Perchés entre 2000 et 2500 m d’altitude, nous avons flirté avec les glaciers et découvert les magnifiques lacs d’altitudes. Nous avons ainsi avalé près de 400 km en 23 jours de marche et récolté plusieurs centaines de d’euros intégralement reversés à « Solidarité Elisa ».

Marius dans les écrins 2012Marius Tour 2015 - Sur la trace de la bête du Gévaudan

Jour 29 / vendredi 4 septembre : La dernière étape

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On avait décidé de partir tôt ce matin…c’était sans compter avec le froid ! En se levant, on ne sentait plus nos pieds et nos mains ! Le temps de se réchauffer un peu, nous sommes partis vers 9h.

Hier soir, dans le pré  à vaches où nous avons dormi, il y avait plein de champignons hallucinogènes  » Psilocybe semilanceata », qui contiennent de la psilocybine, stupéfiant naturel apparenté au LSD. Rassurez vous, on ne s’est pas fait une omelette mais je craignais que Marius en mange et que je le retrouve ce matin très « planant » !!!

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La Lozère

Nous faisons un bout de chemin tranquille, dans les bois. Nous passons à côté de Pradelles (Haute Loire) pour reprendre le GR 70 (celui de Stevenson). Nous tombons sur un chemin fermé, barré par des travaux et on doit faire un petit crochet avant de passer au goudron.

Je découvre avec plaisir en arrivant à Langogne que l’itinéraire a été changé. Je me souviens  être arrivé dans une zone industrielle très moche la dernière fois que j’ai fait le chemin de Stevenson. Après avoir passé le fameux pont de l’Allier, nous n’allons pas vers la zone industrielle mais sur un chemin qui longe le fleuve, sans goudron, puis nous remontons doucement dans Langogne.

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Je fais avec Marius un selfie devant la statue de la Bête. Nous sommes tous les deux maintenant, Emmanuel et Pierre sont partis.

Arrivés au camping de Langogne, je plante de suite ma tente qui est encore  trempée par la pluie de la nuit et la rosée du matin.  Il y a un parc pour Marius avec déjà deux ânes. Marius bien évidemment fait la gueule ! Il ignore totalement ses deux copains de parc, qui, eux tentent de faire connaissance. Et mon Marius qui les dédaigne royalement !!

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Je n’ai pas beaucoup parlé de mon rituel de randonneur, qui est de semer pas mal de choses en chemin. Je vais vous faire un petit inventaire quand même. J’ai oublié et perdu mes bâtons au « Bon accueil » (après avoir dit 10 fois à Pierre et Manu « faut pas j’oublie mes bâtons »), hier c’est mon chapeau que j’avais laissé et retrouvé dans l’église qu’on a visitée (là c’est Manu qui me l’a fait remarquer en sortant sans doute parce que ce n’était pas raccord pour le film). C’est tout ? Non ! J’ai perdu et retrouvé sur la route mes cartes SD de mon appareil photo et oublié et perdu une longe le jour où j’ai cassé mon deuxième téléphone, mais là, j’ai une excuse ! Je n’ai pas perdu… l’habitude de laisser toujours quelque chose derrière moi, comme une trace !

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Langogne

Ce matin, Victorien est arrivé avant nous au camping. Nous sommes allés manger tous les quatre dans un resto de Langogne (ça faisait longtemps …depuis « Le Sauvage » ). De retour au camping, Manu a vidé les rushes de ma GoPro : une petite caméra que j’avais attachée avec une sangle autour de mon torse pour filmer de manière réaliste l’impression de la marche. Ces images serviront aussi dans le film.

Le film ne se terminera pas avec la marche : je vais poursuivre avec eux le tournage en réalisant des interviews auprès d’autres personnes, notamment des pro-loups… mais pas que !!

Des liens très forts se sont tissés durant ces trois semaines avec Manu et Pierre. J’étais un peu triste de les voir partir. Ce sont des personnes que  j’apprécie beaucoup. Au delà du film, c’est une belle rencontre et une véritable amitié entre nous. Ils ont été très courageux, eux qui n’avaient jamais fait ce genre de périple, à porter caméra et perche en plus de leur sac à dos de 14kg ! Et moi qui les embêtais quand je ne voulais pas resquiller un kilomètre pour aller plus vite !!! Ils ont accepté de prolonger d’une semaine leur présence avec moi, en réduisant la longueur des trajets journaliers, afin notamment de ne pas avoir à courir les jours où on s’était longtemps arrêtés pour filmer.

Et puis, il y a eu la rencontre avec Paul, de « Drone  Ardèche », plus brève mais tout aussi intéressante. Et Victorien, qui maintenant, connaît par coeur toutes les routes de Lozère, et même les chemins, pour les avoir parcourus avec son ravitaillement! C’est lui qui  nous redonnait la pêche chaque fois, lui… et ses quiches et ses salades délicieuses ! C’est lui aussi qui fait le montage du film … on cherche le titre, d’ailleurs !

Même si cette aventure est bien différente de celles que j’ai vécues jusque là, elle était magnifique ! Vraiment.

Nous dormons ce soir, Marius et moi, au camping « La Cigale de l’Allier » et demain, Manu vient nous chercher avec le van. Nous laisserons Marius à Aubenas…

Un peu de tristesse de devoir rentrer et le quitter, de quitter les copains aussi !

Merci à tous les fidèles lecteurs de ce blog et de la page FaceBook. Vous avez été très nombreux à nous suivre et à nous encourager par vos commentaires affectueux, qui m’ont fait chaud au coeur. En décembre, je vous donne rendez-vous au Théâtre du Rond Point à Valréas (Vaucluse) pour une soirée amicale avec photos, diaporama et sans doute une vidéo « maison »…histoire de se retrouver et de partager encore et encore….

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Marius dans les écrins 2012

2300 euros récoltés en 2012 pour Solidarité Elisa

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Dans le cadre de notre partenariat avec le journal La Tribune, Brice O’Hayon, le directeur de l’hebdomadaire, vient de remettre un chèque de 800 € à la présidente et la vice-présidente de l’association « Solidarité Elisa« , Anne Gauthier et Marie Goutin .
Au total, en 2012, nous avons récolté 2300 € au cours de nos deux périples grâce à la générosité d’amis, de rencontres ou d’internautes sensibilisés par notre action. Notre partenariat avec la Tribune qui avait promis 1€ par kilomètre parcouru et les a donnés, même si la randonnée n’a pas pu être terminée.
Pour nous, l’édition 2012 est donc terminée. Nous sommes très heureux d’avoir pu aider modestement les enfants soutenus par Solidarité Elisa. L’an dernier, Solidarité Elisa a versé 7380 euros de dons (soins à l’étranger: 3 familles, séances d’équithérapie pour les enfants de l’IME du Plovier (Drôme), dons à l’Association Léon Bérard pour les enfants cancéreux et à la recherche contre le cancer de l’enfant).
A peine le bilan dressé déjà, nous préparons nos prochains périples pour la troisième année au profit de Solidarité Elisa. Nous repartirons au printemps pour traverser à nouveau le chemin de Stevenson dans les Cévennes et en août, nous rallierons la Bourgogne à la Drôme.Un grand merci encore à toutes les personnes qui nous ont suivis et soutenus mais aussi aussi à celles qui ont fait un don.


Le détail des dons : 
800 euros de La Tribune
1035 euros envoyés à l’association Solidarité Elisa (dont : 158 euros par l’association Couleurs France Valréas et 200 euros par l’association Le vestiaire de Nyons)
155 euros récoltés en mai sur le chemin de Stevenson
240 euros récoltés en aout dans les Ecrins
70 euros  de transport offert et reversé à l’association

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Marius dans les écrins 2012

En chemin vers une nouvelle édition du Marius Tour…

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« Le voyage est un retour vers l’essentiel… » [Proverbe Tibétain]

Je n’avais pas refermé ce blog. Clôturé définitivement cette aventure. Mettre un point final à ce périple. Peut-être parce que l’âme du nomade  rechigne toujours à devoir fermer le livre d’une expérience intérieure, d’un voyage aussi beau.
Mais rassurez-vous, le corps est bien rentré… en boitant mais il est rentré…
La tête, elle, est longtemps restée coincée quelque part entre un glacier et un lac d’altitude… peu décidée à vouloir retourner à la maison… Ceci explique peut-être la raison pour laquelle ma cheville droite a lâché quelque part sur un chemin du retour. « C’est une fracture de fatigue » a commenté, quinze jours après mon retour, le médecin en observant la radio… Ben voyons… V’là aut’chose !!!

Le retour est à chaque fois un passage difficile. Période de flottement… entre deux eaux, entre deux mondes, entre deux vies… Celle qui nous enferme dans notre quotidien et celle qui nous porte sur les chemins poussés par le vent frais de la liberté… Goûter à cette vie nomade chamboule, bouscule… L’expérience du voyage ne laisse pas indemne l’âme du « vagabond » de plus en plus à l’étroit dans un costume de sédentaire.
Immergés pendant 23  jours au rythme du pas de Marius, ce dernier voyage aura marqué encore nos vies, transformé nos habitudes, dépassé nos préjugés, redonnée confiance en l’Humain… 
Malgré la pluie, le vent, le froid, le brouillard, les orages et les difficultés, nous n’avons jamais reculé. Encouragés dans les moments les plus difficiles par la seule pensée de ceux pour qui nous marchions, ces enfants atteints par la maladie ou le handicap. « Solidarité Elisa », notre étendard, notre cause. Cette année, après avoir marché 800 km, nous revenons avec près de 1900 euros de dons pour cette association.

Outre les dons, nous revenons de ce périple avec le souvenir de nombreuses rencontres, toutes ces personnes avec qui nous avons partagé des bouts de vie. Éphémères pour la plupart, certaines se prolongent.

Un grand merci à tous. Un grand merci pour votre accueil, votre générosité, pour nous avoir donné de l’eau, pour nous avoir offert le gîte et le couvert, pour tous ces instants partagés… Un grand merci pour tout, du fond du coeur.
Un grand merci aussi à ceux qui nous ont aidé à réussir notre action : Jean-Marc pour les cartes, Elodie, Clément et Emmanuel pour les drapeaux, Monique et Astrid pour la tenue du blog tout au long de nos périples.

Quant à Marius, il  se repose dans son parc en compagnie de ses deux compagnons Bandit et Saïga. Il va bien et est en pleine forme. L’an prochain nous reprendrons les chemins de traverse pour une nouvelle grande aventure que nous dévoilerons d’ici peu.

 A bientôt pour de nouvelles aventures…
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Notre parcours…

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Voici la carte du parcours tel que nous l’avons fait… Il est quelque peu différent du tracé initial
La distance du premier tronçon entre Briançon et le Col d’Ornon est de 115km pour un dénivelé positif total de 6036 m et un dénivelé négatif total de 5995 m (Altitude maxi 2411 m et mini 713 m).
Le deuxième tronçon entre Valbonnais (après notre journée de repos) et Rousset-les-Vignes, s’étale sur 252 km. Le dénivelé positif global est de 10504 m et négatif de 10855 m (Altitude maxi 1597 et mini 379 m).

Vendredi 3 août vers 18H30 : départ de Rousset-les-Vignes en van

Samedi 4 août : Briançon – Serre-Chevalier (Bez) 12,5 km,
Dimanche 5 août : Serre-Chevalier  – Le Casset : 9,5 km 
Lundi 6 août : Le Casset – Refuge de l’Alpe : 12,5 km (Dénivelé positif : 941 m)
Mardi 7 août : Refuge de l’Alpe – Lac du Pontet : 13,5 km
Mercredi 8 août : Lac du Pontet – Les Terrasses : 9 km
Jeudi 9 août : Les Terrasses – Plateau d’Emparis :  8km (Dénivelé positif 805 m)
Vendredi 10 août : Plateau d’Emparis – Clavans le Haut 15 km 
Samedi 11 août : Clavans – Villard-Reculas 17 km (Dénivelé positif 839 m)
Dimanche 12 août :  Villard-Reculas – Col d’Ornon :18 km (Dénivelé positif 1143 m) 
Lundi 13 août : REPOS 

Mardi 14 août : Valbonnais – L’Alpe du Grand Serre : 16 km
Mercredi 15 août : L’Alpe du Grand Serre – Cholonge : 17 km

Jeudi 16 août  : Cholonge – Aveillans – Les Signaraux : 16 km 
Vendredi 17 août  : Les Signaraux  –  Cognet : 20 km 
Samedi 18 août :   Cognet – Saint Jean d’Hérans – Mercellaire : 16,5  km

Dimanche 19 août : Mercellaire – Savouraire : 14 km
Lundi 20 août :  Savouraire – Chichilianne : 16,5 km
Mardi 21 août : Chichilianne – Chatillon en Diois : 30 km   
Mercredi 22 août : Chatillon en Diois – Poyols : 18 km
Jeudi 23 août :  Poyols – La Motte Chalencon : 21 km
Vendredi 24 août : La Motte Chalencon – Forêt de la Roanne  : 20 km
Samedi 25 août : Forêt de la Roanne Bouvière- Vesc : 20 km
Dimanche 26 août Vesc – Rousset les Vignes : 27 km
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« Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous »

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Ce périple comme les précédents, a été marqué par de nombreuses rencontres… 
Randonneurs, touristes, autochtones, … ces « rendez-vous » sur les chemins ont permis de partager de beaux moments tout au long de notre aventure. Nous espérons les poursuivre hors des sentiers de traverse…
Nous vous en avons parlé tout au long de ce périple, voici les photos de plusieurs de ces « rendez-vous » inoubliables…

Christine et Michel à Serre Chevalier
La petite famille de Picardie rencontré sur les bords du lac La Douche… 

Michèle Giroud, accompagnatrice en montagne
Cécile et son resto-roulotte au lac du Pontet !
Thibault et Claire nous avaient accueilli pour une nuit
Sébastien, Aurélie et Anaïs… Un grand merci pour votre aide !
Geneviève et Didier rencontrés près du Sénépy

Gilles qui a eu pitié de nous… un soir vers 21H… Il nous a offert le gîte et le couvert
A La Motte Chalancon,
Nos Amis de Lou Pa de Laz à Valbonnais 
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26 août : Home sweet home

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Dernier jour de randonnée… dernier jour de cette merveilleuse aventure… Nous sommes partis de Vesc vers 9h30. Comme nous devions arriver à 18h15 à Rousset-les-Vignes, nous ne sommes pas passé dans Dieulefit et nous avons emprunté la départementale plutôt que les sentiers. Nous sommes donc passés par La Paillet, Montjoux, et nous avons continué encore quelques kilomètres sur la départementale avant de rejoindre un chemin goudronné qui longe la montagne de Lusset.


La nature reprend le dessus… #1

La nature reprend le dessus… #2

Une première grimpette de 458 mètres de dénivelé alternant sur sentiers et chemins goudronnés. Nous avons longé l’imposant rocher des Aures qui domine la commune de la Roche-Saint-Secret, et dont le sommet fut habité dès l’antiquité. Certains y situe la mythique ville d’Aeria (qui signifie « ce qui est aérien, élevé ») : de nombreux historiens ont proposé divers emplacements pour cette cité, et le rocher d’Aures semble correspondre le mieux  à la citation du géographe grec Strabon : « Aeria est située sur une grande hauteur dans une position verticalement aérienne » et pour y arriver, « il faut franchir dans la montagne plusieurs défilés étroits et obstrués par des bois »… 

Le rocher d’Aures

Ensuite nous avons suivi le pied de la montagne de la Lance qui culmine à 1300 mètres d’altitude. J’avais oublié la dernière carte de notre itinéraire, mais je suis en terrain connu, et je connais presque par cœur cette étape et ces paysages me sont familiers…


Nous sommes redescendus vers le village de Pègue, dernier village avant Rousset-les-Vignes que nous avons atteint une bonne demi-heure plus tard.


En partant le matin, nous ne pensions par arriver à l’heure, mais nous avons finalement bien marché malgré pour moi une douleur à la cheville et Marius qui marchait plutôt lentement ces derniers jours, assez fatigué de ces 300 derniers kilomètres sans pause.


Les premières personnes que nous avons croisé furent Noëlle et son mari venus nous attendre à l’entrée du village pour parcourir avec nous les dernières foulées : beaucoup d’émotions de les voir à nouveau là, merci ! Nous avons rejoint ensemble la place du village où le maire nous attendait et petit à petit sont arrivés des gens pour nous accueillir, nous encourager et nous écouter raconter nos 400 kilomètres passés…


Pour l’instant, nous avons cette année récolté environ 1500€. Je n’ai pas encore le montant des chèques qui ont été envoyés directement à l’association, mais nous espérons encore récolter des dons par ce biais. La Tribune nous donne aussi 1€ par kilomètre parcouru, ce qui augmente nos dons de 400€.


Parallèlement à notre démarche, d’autres actions ont été menées par des gens emballés par notre projet. Ainsi, Nadine a parcouru 80 kilomètres avec son âne Mosquito et des amis, et un groupe de musique nous avait contacté pour faire un concert au mois de décembre au profit de Solidarité Elisa. Nous sommes très touchés de cette élan de solidarité !
Nous achevons donc l’un de nos plus beaux périples de par les paysages qu’il nous a été offert de contempler. Une fois de plus nous avons fait de magnifiques rencontres, ô combien essentielles à l’équilibre de nos randonnées.


A chaque fois, nous rentrons avec un sentiment partagé de tristesse de ne pas poursuivre plus loin notre parcours et de réjouissance à l’idée de revoir la famille et les enfants.

Je tiens à remercier vraiment chaleureusement toutes celles et ceux qui nous ont suivi tout au long de ce périple, nous ont laissé des messages, encouragés, remis des dons, hébergés, aidés… Nous avons une très grosse pensée pour toutes ces personnes qui ont permis à cette aventure d’exister. Du fond du cœur, MERCI.

Le blog ne s’arrête pas là, quelques vidéos vont suivre et nous ferons un bilan dans les prochains jours.
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25 août : Demain… c’est déjà fini :(

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Finalement l’orage n’a pas éclaté pendant la nuit, seules quelques gouttes de pluie sont tombées. Nous avons par contre reçu la visite d’un animal non identifié venu renifler autour de la tente, et émettre des grognements bizarres qui ressemblait à un souffle rauque… Ce n’était ni un chien, ni un loup, peut-être un chevreuil, mais le temps que nous trouvions la lampe de poche, et ouvrions la tente, il avait disparu. Marius avait les oreilles dressées mais n’avait pas l’air plus inquiet que ça. Toujours est-il qu’en pleine nuit dans une forêt, ce n’est pas très rassurant 🙂 C’est donc la tente ouverte que nous avons continué notre nuit pour pouvoir guetter, mais nous avons pris du temps pour retrouver notre sommeil.


Nous nous sommes réveillés à 6 heures et avons pris le départ à 8 heures, direction Bouvières en espérant y arriver avant midi. Nous sommes partis à la fraîche et le ciel était couvert, de bonnes conditions pour bien avancer. 


Au bout de 100 mètres, nous sommes tombés sur une cabane fermée, mais entourée d’un large terrain… ça aurait était bien plus agréable pour planter notre tente ! Mais ça fait parti des règles de la randonnées, parfois il y a mieux juste à côté, d’autres fois, on marche sans jamais trouver… ! Nous avons suivi une piste tout du long qui se terminait en sentier avant Bouvières.


Plus nous montions, plus nous pouvions apprécier le chemin parcouru en contemplant la vallée dans laquelle le sentier que nous avions pris se dessinait nettement. Nous avons rejoint un bout de route sur 1 ou 2 kilomètres, avant d’entamer une ascension vers le col du Pin (1018 mètres d’altitude) sur la montagne Couspeau.


Nous avons à un moment hésité entre le sentier équestre et une piste qui avait l’air de descendre plus rapidement vers Bouvières. Nous l’avons tentée et nous sommes tombés sur une habitation où se trouvaient deux parisiens qui nous ont invité à boire un verre. Nous en avons profité pour rebâter Marius car ces sacoches partaient vers l’avant, et pour leur demander s’il connaissaient ce chemin et s’il était praticable avec un âne. Ils nous l’ont déconseillés, nous mentionnant qu’il s’agissait plutôt d’un chemin de chèvres. Nous avons donc rebroussé chemin pour reprendre le sentier équestre.

Un peu plus tard, Marius commençait à émettre un son bizarre et inhabituel qui durait : une sorte de hoquet qui ne semblait pas passer. Nous étions un peu inquiet et sommes retournés sur un replat. Nous lui avons enlevé une partie de son chargement, lui avons donné à boire et ça a fini par passer, heureusement.

Nous avons continué sur la piste avant de rejoindre la départementale pour entrer dans Bouvières vers 12h45. Nous voulions manger rapidement, mais nous étions trop fatigués, et avions besoin d’une pause. Nous avons donc fait halte au restaurant du village. Marius était derrière le restaurant et je l’ai rejoint un moment pour faire une sieste de 10 minutes : j’en avais grand besoin !


Le temps de discuter avec les gens attablés (nous avons eu droit à un « C’est pas Marius par hasard ?! » de quelqu’un qui nous suivait sur facebook ;), de re-bâter Marius, et qu’une petite fille vienne lui faire des mamours, nous sommes repartis vers 15 heures arrachant quelques larmes à cette petite fille triste de voir partir Marius :’). 


Nous avons commencé par 2 kilomètres de route puis nous avons rejoint un petit chemin goudronné pour attaquer le col d’Espreaux qui culmine à 906 mètres d’altitude, soit 300 mètres de dénivelé depuis Bouvières. A nouveau pendant l’ascension nous avons traversé une forêt, passant d’un environnement très sec à cette forêt de feuillus qui assurait un moment de fraîcheur. La rivière qui y passait était à sec, mais devait couler lorsque le climat était plus clément. Nous y avons croisé un chevreuil.



Avant d’arriver au col nous nous sommes retrouvés au beau milieu d’un troupeau de chèvre se régalant dans les buissons et accompagné d’un patou qui faisait bien son boulot en nous aboyant dessus, impressionné de se retrouver nez à nez avec Marius. C’est sûr qu’au pays du picodon, on a plus de chance de croiser des chèvres que des vaches ! Marius s’amusait de cette rencontre, et le patou nous a gentiment raccompagné hors du parc et même au-delà, nous faisant bien comprendre que nous n’étions pas les bienvenus dans son troupeau !
Passé le col d’Espreaux, nous avons suivi un chemin goudronné sur 7 à 8 kilomètres jusqu’à Vesc. Avant notre arrivée dans ce village, nous avons essuyé un bel orage. Nous connaissions un camping là-bas dans lequel nous nous étions arrêtés 2 ans plus tôt pour prendre un café. Nous pensions dormir dans un logement « en dur » pour nous sécher un peu, et nous avons demandé s’il restait des places et si Marius été accepté.

C’est finalement sous tente que nous allions dormir car si nous dormions dans les mobil-home, nous devions faire le ménage (balai, serpillère, poussière) avant de partir… Je commence à être un peu dépassé par l’évolution de notre société dans laquelle le consommateur est invité à exécuter lui-même de nombreux services, sans pour autant bénéficier d’un prix plus avantageux, et sans que personne ne réalise ce qu’il est en train de se passer… 
C’est le même constat pour les supermarchés où le client scanne ses produits et passe en caisse seul, les snacks où le client passe sa commande directement sur un monitoring, ou encore les autoroutes sur lesquels on ne trouve presque plus de personnel aux péages et ou les utilisateurs se voient remettre un boîtier pour passer seuls mais ne paient pas moins cher. On court-circuite de nombreux emplois, on paie le même prix, et ça passe auprès des utilisateurs comme une lettre à la poste… Pour 50 à 60€, autant prendre un hôtel où ces services sont encore assumés par les tenanciers… Bref, pour nous ce sera la tente. Et Marius n’a pas trop d’herbe mais nous le laisserons brouter un peu plus demain.


Demain sera notre dernier jour de randonnée… Et ce soir notre dernière soirée dans une toile de tente avant quelques mois… C’est comme à chaque fois, partagé entre le plaisir de retrouver ceux qui nous entourent, son chez-soi et le sentiment de tristesse à l’idée de quitter les chemins, de ne plus profiter de cette liberté du voyage, d’une vie au rythme de nos pas que je suis partagé. Et je ne sais comment me réjouir de l’un par rapport à l’autre…

Nous avons souvent croisé des personnes qui disaient nous avoir vues un peu plus tôt dans notre randonnée à tel ou tel endroit, souvent impressionnées par le chemin parcouru. A nos yeux les notions de distance et de temps sont différentes, nous ne croisons que très peu les grands axes routiers, nous avons l’impression d’être perdus loin de tout quand nous ne sommes peut-être qu’à quelques kilomètres d’une grande ville… Nous vivons à notre rythme, et si nous n’avions pas les contraintes de délai pour rentrer à cause du travail, nous pourrions encore mieux profiter des opportunités que nous croisons et laisser plus de place à l’imprévu…
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Marius dans les écrins 2012

24 août : On se rapproche du but !

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Ce matin, nous nous sommes réveillés dans notre champ, et alors que nous nous affairions pour nos préparatifs de départ, une voiture s’est arrêtée et nous a interpellés : « C’est vous qui marchez avec votre âne pour une association ? ». Et ils nous ont fait chacun un don de 5€ qui nous ont remis du baume au cœur après l’épisode de la veille. Merci de votre spontanéité et de votre générosité !
Nous sommes ensuite entrés dans le village où nous avons rencontré le maire de la ville qui nous a accueilli et invité à prendre un café que nous avons accepté avec plaisir.
La Motte Chalencon

Nous avons ensuite longuement cherché le sentier au départ de La Motte Chalencon, et après nous être trompés une fois, nous avons rattrapé le bon sentier qui nous menait vers la montagne de Longue Serre. Une ascension en plein soleil, heureusement ponctuée de quelques brises  de vent salvatrices, mais  les passages ombragés nous ont manqué, seuls quelques arbres venaient nous offrir un peu de répit, nous protégeant quelques instant du soleil écrasant.
Deux heures ont été nécessaires pour gravir la montagne de longue Serre que nous passions à 1082 mètres d’altitude. Globalement il faisait très chaud, même si par moment nous étions abrités. Et les 50 derniers mètres ont été les plus durs puisque très abrupts. 


En passant dans l’autre vallée, nous avons encore pu vraiment voir la différence de végétation, encore moins verte de ce côté-ci. Pourtant, peu après, nous avons traversé une forêt de hêtre, dense, qui paraissait venue de nulle part. Elle nous a permis de souffler, bien abrités : dans ces moments, on mesure toute l’importance des arbres, pour l’homme comme pour la nature. Ils préservent l’humidité des sols, et protègent abondamment la faune et la flore du soleil qui, dans ces régions, ne fait pas dans la demi-mesure…
Ensuite, direction le col St Martin (1012 mètres d’altitude) que nous avons atteint vers 14h45 : pause casse croûte !  Les restes d’une voiture des années 40/50, toute rouillée que j’avais déjà vu lors de ma première randonnée en 2007 sont toujours là. Visiblement, les chasseurs s’en donnent à cœur joie au vu des nombreux impacts de balles dans la carrosserie. Au moins ils ne reviennent pas bredouille comme ça, ils sont contents…

Nous avons repris la route vers 15h15 pour le col du Buisson (1052 mètres). Un kilomètre avant de l’atteindre, nous sommes passés devant une ferme où nous avons croisé une personne qui y travaillait. Nous lui avons demandé où nous pouvions trouver de l’eau et il nous a indiqué une source un peu plus loin en direction du col. Nous nous y sommes rendu prestement, car Marius boit beaucoup par ces chaleurs et nous avions une bonne montée. En effet, peu avant le col nous avons trouvé une baignoire au pied d’un marronnier qui recueillait l’arrivée d’une source.

Le dernier col de la journée était le col de la Chamauche. Nous avons choisi de l’atteindre par la route car Marius n’avançait décidément pas assez sur les gravillons. Au final c’en était de même sur la route, il traîne alors qu’il n’a pas d’excuse et c’est assez pénible car nous devons sans cesse le solliciter. Par contre, à la vue d’un chevreuil que nous avons croisé (le troisième de notre randonnée) en descendant ou tout autre fait intriguant il retrouvait d’un coup de la motivation et accélérait le pas. Plus bas encore nous avons aussi entendu un chevreuil aboyer, c’est toujours sympathique d’avoir le privilège d’entendre ce genre de choses au cours de nos randonnées.

Au détour d’un virage, au bord de la route, nous avons croisé une bergère qui tenait par les pattes avant un agneau tandis qu’une brebis était allongée. Nous avons d’abord cru que l’agneau était sans vie,  mais il venait en fait de naître et la bergère s’apprêtait à les reconduire vers le troupeau en contrebas. Nous avons un peu discuté avec elle et elle nous a notamment mis en garde des prévisions orageuses pour la nuit.

A partir du col de la Chamauche et pendant les 3 kilomètres suivants, nous avions vidé nos 5 litres d’eau. Restait une gourde que nous buvions avec parcimonie, gorgée par gorgée pour la faire durer en attendant de trouver un point d’eau. C’est dans une ferme que nous avons trouvé un robinet. Nous n’avons trouvé personne mais nous nous sommes servis.
Cette route nous a fait perdre beaucoup de temps et nous a bien rallongé en distance. Le trajet a été entrecoupé d’une interview sur Radio France Drôme, une radio qui me suit régulièrement dans mes randonnées et qui m’a accordé 10 minutes entre 17h15 et 17h30 : merci pour ce temps d’antenne qui m’aide à faire connaître ce projet !

Un kilomètre avant St Nazaire, nous avons décidé de bifurquer directement en direction de Bouvières pour rattraper le temps perdu, d’abord sur de la route puis par des sentiers. A la vue de quelques prés le long du sentier en bas de la vallée, nous avons hésité à nous arrêter, mais nous avons finalement décidé de commencer à monter dans la forêt domaniale de la Roanne pour passer le col de la Muse situé à 932 mètres d’altitude et auquel on accède après une ascension à environ 1000 mètres. 

Le ciel s’est assombrit petit à petit, mais c’est finalement la tombée de la nuit qui nous a stoppé. Comme nous étions en forêt, les clairières ne courent pas les chemins et les sapins sont nombreux. C’est donc en bordure de chemin à un endroit où nous avons trouvé un peu d’herbe que nous avons bivouaqué : pas l’idéal, mais avec la nuit et les prévisions orageuses nous avons préféré assurer nos arrières. Nous avons planté la tente et bâché les sacoches pour les protéger de la pluie, et c’est bercé par le ululement d’une chouette que nous avons rejoint les bras de Morphée.

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Marius dans les écrins 2012

23 août : La salle de bain de plein air, ça vous tente ?

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Après une bonne nuit dans un vrai lit, et nos préparatifs pour le départ,  j’ai été récupérer Marius dans son pré pour le bâter, et nous sommes partis de Poyol vers 8h30/9h. Nous devions retrouver le sentier équestre à 2 kilomètres du village, mais nous ne l’avons jamais trouvé… C’est donc à contrecœur que nous avons pris la route qui nous a pris plus de temps et a rallongé notre trajet, le tout sous un soleil de plomb. A midi nous sommes arrivés à Jonchères. Là nous avons appris que le chemin que nous devions prendre n’était en effet pas défriché au début et qu’à moins de le connaître, ou de le prendre dans le sens Jonchères > Poyols (il était en meilleur état au niveau de Jonchères), il n’était pas possible de le trouver.
Nous sommes allés prendre une galette dans un petit restaurant très sympa dans le haut du village de Jonchères . Nous avons revu le Monsieur  qui la veille avait proposé de nous héberger mais il a avoué avoir compris qu’en nous croisant, vu la distance qu’il nous restait à parcourir avant d’arriver chez lui, il y avait peu de chance de nous voir… Nous avons encore un peu discuté avec lui avant de reprendre la route vers le col de La Motte Chalencon.

Une bonne montée de 889 à 1299 mètres d’altitude nous attendait. Nous suivions une piste parfois ombragée parfois pas. Au détour d’un chemin nous avons croisé une baignoire dans un champ avec une bouteille de shampoing et une serviette à côté. Ils appartenaient sans doute à un berger qui faisait sa toilette par ici, vision assez inattendue en pleine montagne 🙂

Nous sommes arrivés au col de la Motte vers 15h30. Le village de La Motte Chalencon était indiqué à 9,8 km… en route ! 


Nous avons pu suivre une piste équestre tout du long. La descente fût longue, mais quelques brises de vent rendaient la marche plus aisée. Nous avons pu profiter de beaux points de vue sur le village, le lac de Cordillon, la montagne de Longue Serre et la vallée de la Loule. Des panoramas qui s’étendent à perte de vue et qui nous font nous sentir tous petits face à cette immensité.

Particulièrement cette journée, Marius traînait des sabots… Il avançait sur les graviers comme sur des œufs, et avancer à son rythme dans ces conditions nous fatiguait, nous piétinions, c’était désagréable pour tout le monde. Ses sabots commencent à s’user aussi, et de façon générale il n’a jamais aimé les sentiers avec des petits cailloux. Quand il trouve un peu d’herbe il avance mieux, mais sur cette piste elle était rare. Il ne faut pas oublier non plus qu’il vient de parcourir 300 km sans pause, et que, comme nous, il commence à fatiguer.

Aller Marius, encore un petit effort, on y est presque !

Les mouches plates et les taons continuent à assaillir Marius qui ne dispose d’une patience que très limitée quand il se fait piquer. C’est vrai que son fourreau est abîmé par les piqûres nombreuses, mais c’est pénible à gérer. Jusqu’à maintenant il avait la mauvaise habitude d’envoyer les sabots arrière pour chasser les mouches plates, mais il a maintenant compris que je pouvais les lui enlever. Dans ce cas là il se plante à côté de nous, nous donne un coup de tête pour nous faire comprendre que quelque chose le gêne, et il tape du pied fort sur le sol. L’avantage, c’est qu’il se met à avancer plus vite quand il est agacé 😉

Les épouvantails ça marche aussi pour les taons ?? 😉

Depuis peu aussi il tente d’aller à la chasse aux insectes avec sa bouche sous son ventre. Problème : il se heurte aux sacoches, et si cela peut paraître anodin, cela peut en fait devenir dangereux selon les situations. Quand il donne un coup dans les sacoches, il déséquilibre le bât et pourrait s’en trouver lui-même déséquilibrer, voir faire tomber quelqu’un. Si cela devait arriver sur un sentier étroit, le risque de chute serait dangereux. Je m’emplois donc à lui faire perdre cette mauvaise habitude. Il comprend aussi de plus en plus que nous sommes là et répond de mieux en mieux à la voix. A force d’être sur les chemins, il apprend et retient bien.

Quelques gouttes sont tombées, mais pas de quoi se couvrir… A priori il n’a pas plu depuis un mois dans la région, on se croirait parfois en automne en voyant les couleurs des arbres, mais c’est le manque d’eau qui leur fait perdre leurs feuilles…

La Motte Chalencon vu d’en haut!

Arrivés à La Motte Chalencon, nous sommes passés devant une maison où se trouvait un petit garçon qui a interpellé son père à la vue de Marius : « Papa regarde un âne ! ». Et son père de répondre : « Tu n’as qu’à lui jeter des cailloux pour qu’il avance… ». Je me suis demandé comment réagir à cette réflexion gratuite et basse, et j’ai finalement pris sur moi pour ne pas m’abaisser à son niveau mais ca m’a couté… S’il savait que Marius a plus de 350 km dans les jambes, dont les 300 derniers sans pause… Assis devant sa piscine, j’aurais bien aimé le voir suivre Marius ne serait-ce que sur la moitié du trajet 🙂

Cardabelles

Peu avant le village nous sommes tombés sur le cimetière. Il faut savoir qu’en itinérance, le cimetière est un allié pour l’approvisionnement en eau ! On trouve en général à chaque entrée un robinet d’eau. Alors que nous remplissions nos gourdes, nous avons été interpellé par un monsieur sur sa terrasse « Eh les jeunes ! C’est un drôle d’endroit pour prendre l’apéro ! ». Nous lui avons suggéré de nous inviter dans ce cas, mais il n’était pas chez lui 😉 C’est toujours plus agréable de croiser ce genre de personne que la précédente en tout cas! Un peu de bonne humeur ça donne le sourire.
Nous avons trouvé un champ à l’entrée du village pour y planter la tente. Prochaine étape : Bouvières via St Nazaire !

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Marius dans les écrins 2012

22 août : Aujourd’hui, Marius partage la vedette avec un hélico !

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Ce matin, nous avons levé le camp vers 9 heures pour arriver vers 10 heures à Châtillon-en-Diois. Marius n’était pas la seule star et devait partager la vedette avec un hélicoptère (une concurrence de taille ! 😉 qui faisait d’incessants allers et venus dans le ciel. Il transportait des matériaux de construction pour des travaux car l’accès n’était à priori pas possible par la route.

Aujourd’hui, Marius n’est pas la seule attraction !

Nous avons passé un long moment à Châtillon, profitant d’une terrasse face à la fontaine du village pour prendre un café. Les ruelles faisaient un effet de caisse de résonnance assez impressionnant qui effrayait quelque peu Marius. 

Une rue de Châtillon-en-Diois

J’ai été faire un tour dans les « viols » du village (c’est ainsi que sont nommées les petites ruelles voûtées), et sa petite église. Puis nous avons rencontré une personne à côté de la mairie qui louait des ânes du côté de Recoubeau et qui nous connaissait via les différents articles de presse qu’elle avait pu lire.

Le nom d’une des ruelles voûtées de Châtillon

Après Châtillon, nous avons fait le choix de passer par la route de Menglon plutôt que d’emprunter le chemin équestre via Recoubeau pour rejoindre Luc-en-Diois. Nous aurions de loin préféré emprunter les sentiers boisés plutôt que de suivre cette route et ses lourdes odeurs de bitume en plein soleil, mais nous avons décidé de prendre le temps de discuter avec les gens que nous croisons, et accumulons les retards, alors il faut bien les rattraper à un moment ou à un autre. Marius a bien avancé malgré la grosse chaleur. Un petit vent frais venait de temps en temps nous soulager (on ne mesure jamais les bienfaits d’une brise de vent autant que dans ces moments !). Nous avons également pu profiter de la fontaine de Luzerand pour nous rafraîchir et nous asperger d’eau fraîche, toujours aussi appréciable et agréable.

Luzerand

Plus loin, après le passage à niveau du chemin de fer nous avons fait une pause pour manger. « Drôle d’endroit pour profiter d’un pique-nique ! » me direz-vous, mais il y avait un carré d’herbe pour Marius, et nous ne savons jamais ce que nous trouverons par la suite… D’expérience nous préférons donc saisir l’opportunité quand elle se présente plutôt que de toujours attendre mieux et risquer de ne plus trouver.

Un passage à niveau… l’endroit rêvé pour un pique-nique n’est-il pas ?? 😉

A notre arrivée à Luc-en-Diois, nous avons eu une drôle de première impression. Quelques personnes nous faisaient des réflexions « Mais il n’est pas trop chargé ? », quand d’autres ignoraient nos salutations… Ces gens qui s’inquiètent des conditions de vie de Marius feraient mieux de songer aux conditions de travail qu’engendrent parfois leurs besoins pour leur confort… Je leur accorde que les sacoches de Marius sont volumineuses, mais je leur indique aussi qu’il ne porte que 30 kilogrammes, ce qui n’est vraiment pas une charge importante pour un âne qui peut sans problème transporter une personne et des charges bien plus importantes… Mais je suis toujours agacé des gens qui jugent sans savoir…

Nous avons profité d’un petit supermarché pour faire quelques courses. Puis nous avons croisé un anglais qui nous a pris en photo avec Marius. Alors qu’il repartait, une dame nous a abordé en nous posant des questions, je lui ai donné notre carte pour qu’elle sache ce que nous faisions, et en même temps l’anglais après avoir regardé les drapeaux est revenu me donner 2€ en nous félicitant de notre initiative. La dame m’a du coup donné 2€ également pensant que la carte était payante 🙂 Joëlle lui a expliqué notre démarche et elle a compris que l’anglais avait en fait fait un don. Elle nous tout de même laissé sa participation. 

Nous avons aussi rencontré un parapentiste qui avait une maison un peu plus haut et qui nous proposait de nous héberger le soir. Il nous a invité à le rejoindre à une terrasse avec un groupe de parapentiste pour regarder sur une carte où il se trouvait, mais ce n’était malheureusement pas du tout notre route. Enfin, un autre monsieur, dont le fils s’appelait Marius nous avait également proposé de nous accueillir le mercredi soir (il habitait aux alentours de Jonchère). Avec toutes ces rencontres, nous avons pas mal traîné et ne sommes pas repartis avant 18 heures de Luc-en-Diois. Nous avons continué à marcher à la recherche d’un endroit où dormir car nous avions besoin d’une bonne douche.

Nous avons croisé plusieurs cimetières protestants à l’abandon…

Arrivés à Poyols, un mignon petit village, nous avons demandé à des jeunes où nous pouvions trouver un gîte, et il se trouve que la maman d’un des jeunes en tenait un juste à côté. Ils n’y avait pas de terrain avec de l’herbe pour Marius à proximité du gîte, mais un terrain un peu plus loin a fait l’affaire. Nous avons donc profité d’un toit, et d’une bonne douche pour recharger les batteries (au sens propre comme au figuré 😉 avant de reprendre la route.

Demain, direction La Motte Chalencon !
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