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Marius Tour de France

Jour 833 / Rencontre, enfin, avec Pastaga !

Jeudi 2 Juillet

Cette nuit nous avons essuyé un violent orage ! Pluie assourdissante, vent qui a fait trembler la toile de la tente, orages et éclairs zébrant le ciel de part et d’autre. Pipo et Marius étant attachés avec leur corde de 12 m à une clôture en partie métallique au milieu d’une zone non-couverte, on s’est levés en vitesse à 2 heures du matin en pleine tempête pour aller les mettre à l’abri sous de gros arbres entre un bâtiment abandonné où j’avais trouvé la chouette et une haie.

Mo angoissait de ne pas avoir assez bien ancré la tente et que celle-ci, plantée en plein milieu du terrain, ne s’envole avec une rafale de vent ! Mais finalement, sa “Papa Hubba MSR” a super bien tenu le coup. Je ne vous raconterai pas sa crainte de nous voir foudroyés à cause des sardines (piquets). Elle pensait que celles-ci pouvaient attirer la foudre…

Le lendemain matin, les poilus n’étaient presque pas mouillés. N’ayant que peu de kilomètres à faire jusqu’à notre prochaine destination, nous avons pris notre temps pour démonter le bivouac. Et en musique s’il vous plait ! “Quel plaisir de danser et chanter en toute liberté sans personne pour nous voir !” se réjouit Mo’.

En route, le ciel est encore voilé par l’orage de la nuit. Ce qui rend le cheminement plutôt agréable après la grosse chaleur de la veille. Arrivés dans le village de Bourneau, on croise enfin un commerce où on va pouvoir s’acheter une douceur. Il s’agit en l’occurence d’une boulangerie dans laquelle Mo nous prend des petits pains au chocolat. A peine sortie de là, de grosses gouttes de pluie commencent à tomber.

Nous avons tout juste le temps de nous mettre à l’abri derrière l’église, sous l’appentis d’une salle communale, avant que le ciel ne nous tombe sur la tête. Les ânes n’ont pas demandé leur reste pour monter les quelques marches et se mettre au sec ! Ils s’y sont précipités ! La grosse drache terminée, on se remet en route.

Le soleil ressort même de derrière les nuages et nous brûle la nuque. Le reste de la marche se déroule sans encombre. On descend par un petit sentier au bout duquel nous devons enjamber un cours d’eau gonflé. Après un bout de route, nous traversons une départementale pour rejoindre la forêt de Mervent-Voutant.

Ce massif forestier qui s’étend sur 5000 ha et neuf communes serait le “paradis des randonneurs” peut on lire sur les brochures touristiques ! Je dirais plutôt “du vert enfin !” après avoir parcouru des zones où les différents remembrements ont permis la disparition des chemins et des sentiers pour une culture de plus en plus intensive.

Nous quittons les pistes vallonnées non loin du barrage de Mervent pour prendre la direction de Pissotte où nous sommes attendus depuis très longtemps par Amandine, une f’âne inconditionnelle de Marius. Cela fait plus de 4 ans qu’elle attend cette rencontre et c’est les larmes aux yeux, tant elle est émue, qu’elle nous accueille chez elle.

En fait, Céline et moi devions déjà nous arrêter chez elle en 2017 lorsqu’elle habitait Les Hauts-de-France. Mais alors que nous passions près de son village, Pastaga (c’est son pseudo sur Facebook) était en vacances, loin de la Picardie ! Très déçue d’avoir manqué ce rendez-vous très attendu, elle a sollicité ses amis sur les réseaux sociaux pour nous trouver des lieux où nous poser une nuit ou quelques jours selon nos besoins. Entre temps, Amandine s’est mariée avec Rémi et sa petite famille s’est installée à Pissotte en décembre dernier. Je savais à quel point elle tenait à nous accueillir et c’est uniquement pour aller la voir que j’ai mis le cap sur le Sud de la Vendée.

Le tronçon de route qui mène jusqu’à chez elle est très fréquenté mais les automobilistes sont relativement prudents. Ou alors c’est peut-être Amandine qui vient à notre rencontre et qui fait de grands signes et moulinets avec ses bras qui leur fait peur. Nous entrons dans son jardin où Pipo et Marius trouvent une grosse botte de foin et de l’herbe pour passer la nuit. Amandine a tout prévu.

Un peu plus tard, nous rencontrons le reste de la charmante famille et notamment Louka et Léonie. Il manque un membre de la famille : Pastis. L’âne du foyer est resté en Picardie et doit les retrouver dans quelques semaines. Âgé de 11 ans, Pastaga a eu cet entier il y a 3 ans et se balade souvent avec lui. Elle a d’ailleurs déjà randonné trois jours avec lui sur une distance de 90 km. “Extraordinaire et merveilleux” selon sa propriétaire, Pastis était aussi sollicité chaque fin d’année pour tirer la calèche du Père-Noël dans les villages picards.

Tandis que Mo’ raconte l’histoire de Cendrillon à sa nouvelle copine, la mini-miss de 3 ans de Pastaga, je prépare le matériel pour projeter à nos hôtes trois vidéos ayant trait à mes voyages.
C’est sur ces belles images et heureux de cette belle rencontre, que nous finissons par aller nous coucher.

Vendredi 3 juillet

En milieu de matinée, pendant que je discute avec Amandine et en profite pour terminer le dernier article de mon blog, Mo part de son côté se promener et faire quelques courses dans la ville voisine: Fontenay-le-Comte. Ville d’arrivée de la 1e étape du Tour de France ce samedi d’ailleurs !

Elle n’a malheureusement pas le temps de tout visiter, car nous repartons vers 14 heures. Je serai bien resté une journée de plus d’ailleurs chez Pastaga mais nous devons avancer. Dans quelques jours, Mo doit partir chercher sa fille Lili et ma mère m’amène mon fils Malone. Pour pouvoir organiser l’arrivée des enfants, nous sommes attendus chez Christian et Marie-Claude, les parents de Florine qui suit notre aventure depuis très longtemps.

L’heure tourne et après avoir savouré de bonnes pâtes carbo préparées par Amandine, nous ne traînons pas pour nous préparer car nous voulons encore passer à l’école des enfants d’Amandine. Celle-ci nous accompagne avec son fidèle destrier: son vélo électrique.

Nous échangeons et rions en chemin. La tournée des écoles terminée, les derniers bisous distribués et chacun repart de son côté.
Notre itinéraire, qui doit nous mener dans le Marais Poitevin dans quelques jours, traverse plusieurs villages, alternant petite route et chemin.

Ce soir nous nous installons dans un grand pré où nous savourerons un sac entier de cerises (mais pas que !). Mo installe sa tente, mais pour profiter des étoiles, elle ne tend pas la toile au-dessus de la chambre. La fin de soirée est agréable et nous nous endormons heureux et en paix.

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Tags : compostellePays de la LoireTour de FranceVendée

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