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Marius Tour de France

Jour 825 / Mo’ et Pipo rejoignent la caravane

Je ne vous avais pas encore dit, mais Mo’ nous a rejoints pour trois semaines avec son âne Pipo. Après avoir vécu l’expérience du voyage durant cinq jours avec nous en avril dernier, elle n’a pas pu résister au désir d’expérimenter un périple plus long avec son équidé cette fois. C’est ainsi, que “La caravane du Bonheur” a retrouvé “La caravane d’utopistes” à Saint-Fulgent, chez Guillaume et Laëtitia, le couple rencontré sur la terrasse d’un café de Montaigu.

L’arrivée de Mo’ et Pipo.

Laëtitia est une adorable petite fée des mots. Elle calligraphie textes et poèmes sur son propre papier, qu’elle fabrique à base de colle de riz. Elle y intègre toutes sortes de végétaux ce qui donne un beau rendu à son papier.

Après une dizaine d’heures de route, l’ânière du plat pays avait besoin de dormir un peu avant de nous mettre en route. Nos hôtes ont gentiment accepté de nous héberger une nuit de plus, ce qui a permis à Pipo de faire la connaissance de Marius et de se reposer dans un beau pré, au son du chant des grillons. Le van ça fatigue aussi ! 

J’en profite pour faire une interview de Laëtitia.

Nous partons donc le lendemain vers 17 heures, accompagnés de Laëtitia sur les premiers kilomètres. 
C’est la première fois que Pipo porte tout son matériel sur le dos. Après quelques réglages et trous supplémentaires dans les sanglons du bât, Pipo est prêt et nous nous mettons en marche. Mo’ s’inquiète de savoir si son bât est bien mis, s’il ne le dérange pas, s’il ne sera pas blessé. 

A peine quelques mètres plus loin, déjà le 1er “obstacle” : un petit ruisseau à passer. Heureusement que nous étions deux pour “motiver” l’ami Pipo (et le pousser un peu), sinon pas sûr qu’il soit passé tout de suite.

Pipo a 18 ans et est plus petit que Marius. Cependant, il marche bien et a un bon rythme. Son pas est même plus rapide que celui de Marius ! Je pense cependant qu’il va ralentir le rythme après quelques jours de marche et se caler sur celui de son compagnon de voyage.
Aujourd’hui, nous n’avons fait que “de la route” et malgré notre départ “tardif” la chaleur est encore bien présente !

Il y a beaucoup de cultures intensives par ici, des champs de blé et de maïs en particulier. Tout est très sec et lorsque vers 19h30 il s’agit de trouver un terrain pour la nuit, sur lequel les ânes auront de quoi se rassasier, on galère un peu.

A Vendrennes, les rues sont résidentielles. Et vides. Le seul fermier que nous croisons, ne voit pas où il pourrait nous mettre : “Il y a les vaches dans les champs. Je ne sais pas quoi vous dire…” Pas grave, on continue notre chemin. Mo’ propose de continuer et de sortir de la ville, espérant avoir plus de chance en rase campagne de trouver un coin pour nous poser. Elle commence à avoir mal aux mollets et son sac à dos lui pèse. On profite de l’eau potable dans un cimetière près du monument aux Morts, pour faire le plein et donner à boire à nos poilus. 

Quelques kilomètres plus loin, Mo’ se rend compte qu’elle a oublié sa gourde fraîchement remplie. Premier délestage !
Nous devons marcher encore un long moment avant de trouver enfin un coin de terre en jachère où nous pourrons passer la nuit. Il est 21 heures passées.

Les ânes débâtés et lâchés, je fais remarquer à Mo’ que quelqu’un vient de se garer derrière une haie du champ et qu’elle pourrait lui demander de faire un aller-retour à Vendrennes afin de récupérer sa gourde. Le jeune automobiliste accepte et elle revient quelques minutes plus tard avec son bidon d’eau qui l’avait attendue sagement sur un muret.

Tandis que j’écrase les bouts de plants de maïs coupés qui pourraient blesser les poilus, Mo’ monte sa tente. Survient alors le premier quiproquo du voyage : elle pensait que j’étais en train de faire de la place pour la tente. Et c’est donc finalement sa guitoune toute neuve qui en fait les frais : une tige transperce le sol. Pipo est tout heureux et mange paisiblement en suivant Marius de quelques pas à chaque fois que celui-ci avance.

L’air est doux, les grillons chantent, le ciel s’est coloré de rose et d’orange. On profite d’un magnifique coucher de soleil. Tout est paisible. Inspirez. Expirez. On est bien… ou presque… Les moustiques ont grand appétit ce soir et nous poussent finalement à nous réfugier sous la toile.

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Tags : compostelleLoire-AtlantiqueTour de FranceVendée

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