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Marius Tour de France

Jour 822 / Sur la voie vendéenne de Compostelle

Je suis finalement resté une journée chez Julie et Adrien. Cette journée de repos m’a permis de dessiner la suite de mon itinéraire. Pour me faciliter la tâche je vais emprunter la voie de Saint-Jacques de Compostelle pour me diriger vers le Marais Poitevin. Il est tout tracé, bien balisé et je l’espère, devrait passer par des jolis endroits. Je dis au revoir à mes hôtes avec qui j’ai passé deux très bonnes soirées. J’y ai rencontré des personnes adorables. Mes premiers jours en Vendée commencent par un feu d’artifice !!

Je regagne la piste cyclable qui tire en ligne droite jusqu’à Montaigu. À vrai dire, je suis à un petit kilomètre à peine de cette petite ville. Les automobilistes comme les piétons sont très enjoués lorsqu’ils nous voient. Certains klaxonnent, d’autres font de grands signes ou encore lèvent le pouce. Je rencontre même Hamid, le cousin d’Alex rencontré il y a quelques jours à Aigrefeuille. Vous vous souvenez, la petite famille qui m’avait indiqué un chemin et invité à dîner en Loire-Alantique
Pour traverser Montaigu, j’essaie d’éviter l’artère principale en empruntant le parc de la Rochette, un jardin dessiné au XIXè siècle dans la tradition des jardins anglais autour d’une maison de maître. Mais lorsque j’atteins la sortie, je constate qu’il faut passer par des portillons trop petits pour Marius. On retourne donc à l’entrée. En déambulant dans le parc, nous rencontrons plusieurs personnes notamment une dame avec qui je parle un moment. “Si on écoutait les gens, il y aurait moins de monde en psychiatrie” me confie une dame qui travaille en milieu médical.

Retour donc sur l’avenue principale. Il y a du monde ce vendredi, jour de marché. Je continue par une rue très commerçante et à sens unique. Je dois souvent laisser la place aux véhicules qui arrivent derrière moi. Dans ce moment de stress intérieur (il ne montre jamais rien), Marius dépose sur la voie, une grosse diarrhée ! Heureusement, il ne l’a pas faite sur trottoir ! A vrai dire je suis quand même très mal à l’aise mais je ne peux pas ramasser ce crottin liquide. Alors l’air de rien, je poursuis ma route… un peu gêné quand même. Un peu plus loin, près d’une place où se tient le marché, un bar est ouvert !

Je m’y arrête d’autant que plusieurs personnes assises en terrasse me font signe et s’exclament : “Bonjour ami voyageur, tu es le bienvenu”. Ça tombe bien, je voulais boire un café. Mais avant de les rejoindre, une dame m’accoste intriguée comme beaucoup par notre caravane. Elle possède des ânes avec qui elle aimerait bien marcher un jour. Devant un bon café, je fais donc la connaissance de Laetitia, Guillaume et Antoine. Ils sont curieux. Je leur parle longuement de mon périple. Avant de partir, ils me proposent de m’arrêter chez eux. Laetitia et Guillaume habitent dans un petit village à deux jours de marche. Antoine lui, est beaucoup plus loin. Je passerai peut-être. Je salue mes trois belles rencontres du jour, et reprends la longe de mon âne. Il commençait à s’impatienter !

Je quitte Montaigu et poursuis ma journée par la route pour enchaîner une série de hameaux. Un peu avant la Dragonnière, une automobiliste s’arrête à nos côtés et nous invite à passer chez elle pour boire un verre. Je m’arrête volontiers quelques minutes.
Au Pont Léger, si j’en crois les “décorations”, le village était tout récemment en fête. Mais à part les mannequins en chiffon, il n’y a pas âme qui vive ! Je ne trouve personne à qui demander un terrain pour la nuit.

Avant de rebrousser chemin, je tente ma chance dans une ruelle. Après quelques dizaines de mètres, j’entends parler au fond d’un jardin. J’approche… Il y a bien des habitants !! Il semblerait que je sois tomber dans une fête familiale. Très aimables, ils m’indiquent “un terrain clos un peu plus bas après un ancien moulin”. Chouette ! Avant de m’y rendre, ils remplissent gourdes et poches d’eau. Et c’est parti ! 

L’enclos est situé en contrebas du village. Le lieu est chouette et bien humide car la rivière, qui alimentait autrefois le moulin, coule au pied du terrain. L’herbe elle, n’est pas très généreuse. Au vu du crottin qui jonche le sol çà et là, elle a déjà été mangée par des équidés. Marius s’en contentera pour la nuit. Avant de m’installer, je dois encore délimiter un périmètre de sécurité pour éviter que mon compagnon boulotte trop de glands et farfouille dans un tas de déchets verts où sont entreposées pas mal de plantes toxiques.

Le coucher de soleil sur la rivière est magnifique. Je profite de cet agréable moment lorsqu’une dame vient d’interrompre ce moment de plénitude. Je suppose que c’est la propriétaire. Je vais la voir pour lui expliquer ma présence ici. J’ai bien supposé : c’est la propriétaire et contrairement à ce que les habitants du village m’avaient dit, la bâtisse n’est pas abandonnée. La dame est adorable et compréhensive. Elle m’ouvre le moulin et me propose de m’y installer pour la nuit. Il y a de l’eau et de l’électricité. Tout le confort pour un vagabond comme moi !

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Tags : PoitouTour de FranceVendée

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