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Marius Tour de FranceMTF #Côtes d'Armor

Jour 541 / Eviter d’être la cible involontaire d’un chasseur maladroit !

Avant de quitter Saint-Jacques, je reviens dans le village pour filmer une dernière fois le village. J’ai lu que de nombreux Bretons partaient d’ici pour aller à Compostelle. Je frappe une nouvelle fois à la porte de la dame qui m’avait conduit au terrain où j’ai bivouaqué. Personne ne répond… Tant pis. Le bar est fermé. Décidément ! Il est trop tôt pour boire un café.
Je reprends donc la départementale, passe devant le terrain de bivouac puis trace jusqu’au Faouët. La route est tranquille. La campagne semble encore endormie comme les hameaux que je traverse.
Au Faouët, un bar épicerie est ouvert ! Yeees ! Je m’y arrête ! J’attache Marius devant la mairie qui se trouve en face du commerce. Une fois débâté, il me montre des signes d’agacement. En général s’il s’énerve lorsqu’il est attaché, c’est qu’il a envie de poser un crottin mais que l’endroit ne lui convient pas. Alors je le détache et le promène sur quelques dizaines de mètres. Voyant qu’il ne crotte pas, on revient devant la mairie où… il finira par déposer son odorante digestion devant l’escalier de l’hôtel de ville !! Bougre ! La patronne du bar me donne un carton pour enlever l’objet du délit ! On ne laisse pas de trace de notre passage !
Tout en buvant mon café, je discute avec Annie et Christophe au comptoir du bar. Tous les deux ont pris en 2012 la gérance de l’établissement dont la communauté de communes Lanvollon-Plouha est propriétaire du fonds et des murs pour permettre au dernier commerce de la commune de rester ouvert. « Avant ici il y avait une vieille auberge, un bar et une épicerie tenus pendant près de soixante ans par les soeurs Anne et Madeleine Riou, et avant elles par leurs parents, leurs grand-mère et arrière-grand-mère. Madeleine a travaillé ici jusqu’à 80 ans ! » me raconte Christophe. Cinq générations se sont ainsi succédé ici et d’après le nouveau gérant, le temps semblait s’être arrêté dans ce commerce appelé plus familièrement les « quatre fesses ».  « C’était un établissement comme on n’en voit plus ! ». Les deux soeurs, qui vivaient dans la maison attenante au café où elles accédaient par une porte qui se trouvait au fond de l’épicerie, avaient abandonné la mercerie et vendaient des produits de première nécessité, des fruits et du tabac.
C’est donc un couple venu de Toulon et tombé amoureux de la Bretagne qui a repris « La Forge » (Ar C’hovel en breton). Je suis toujours surpris de rencontrer des « Sudistes » venus s’installer dans le « Noooord » !! On en a rencontré pas mal en Normandie ! Ils viennent chercher ici de la fraîcheur ou un autre état d’esprit. C’est vrai, c’est beau la Bretagne ! 
J’ai papoté une bonne heure, au moins avec les commerçants et quelques clients ! Il est temps de repartir. L’étape du jour n’est pas très loin mais si je ne veux pas arriver trop tard, faut que je me bouge quand même un peu ! 
J’emprunte essentiellement de petites routes, suis  accessoirement un chemin balisé, me trompe en voulant éviter une descente dans le lit d’une rivière et finis par tomber chez un pépiniériste d’où je sors discrètement !! Sur mon chemin, je croise des chiens de chasse qui aboient dans tous les sens à la recherche d’un gibier dont ils ont visiblement perdu la trace ! Au loin, j’entends les chasseurs tenter de rappeler la meute mais celle-ci est déjà sur une autre trace … Celle de Marius, qui lui n’apprécie guère la fougue de ces chiens surexcités d’avoir été enfin lâchés après six mois d’incarcération dans des chenils de 5 m2… Et pour éviter d’être la cible involontaire d’un chasseur maladroit,  j’ai vraiment intérêt de sortir de gilet jaune. Déjà, le drapeau qui flotte au-dessus de mon sac-à-dos doit signaler une présence « humaine » sur les chemins. Ça m’ennuierai de terminer de terminer le voyager de façon prématuré…

Philippe me rejoint sur les derniers kilomètres pour me guider jusque chez lui. Il habite dans un hameau entre Saint Clet et Pontrieux. Il n’a pas eu le temps d’installer un parc pour Marius mais a placé sa caravane derrière la maison pour que je puisse le voir. C’est une belle attention. On va commencer par l’attacher à un piquet que plante Philippe avec une grosse masse dès notre arrivée ! 
C’est le début de quelques jours de pause… 

Tags : BreizhBretagneChasseCôtes d'ArmorFaouët

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