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Marius Tour de FranceMTF #Ille et Vilaine

Jour 519 / Marius guest-star d’un festival de rock

On a donc quitté la côte et les plages pour entrer à l’intérieur des terres et sillonner la vallée de la Rance. Direction Sud-Ouest donc. D’abord par de la route jusqu’à la Fresnais puis en empruntant quelques chemins. Le beau temps est au rendez-vous. Le GRP du Pays de Malouin (Saint Malo). Le parcours est plutôt tranquille. Le GPS du téléphone que la famille m’a donné hier, fonctionne mal… ou c’est moi qui ne sais pas le faire fonctionner. Du coup, on galère un peu pour trouver le bon chemin. Un mal pour un bien ? Cela nous permet aussi d’aller au devant des gens qui nous indiquent notre chemin toujours avec le sourire.

On passe au sud de Gouesnière puis nous nous arrêtons à Saint Père où je me tape une religieuse. Bon, dit comme ça, j’en connais qui vont crier au blasphème. Ce n’était qu’une pâtisserie que Christelle a été acheter à la boulangerie du village. Par chance elle était ouverte ! Ça s’est joué à cinq minutes près !! Christelle a préféré une tarte amandine à la poire après les devenues traditionnelles sardines du midi (ou maquereaux en alternance) ! C’est même jour de fête puisqu’elle revient de l’épicerie du coin avec une bière que l’on se partage ! Et après ce repas pantagruélique, une petite sieste digestive sur l’herbe s’impose avant de repartir ! Christelle discute pendant que je roupille (oui je dors d’une oreille !!!) avec une adolescente et sa mère qui attendent le bus. Intriguées par notre présence ici, le récit de notre aventure enthousiasme la jeune fille qui rêve d’ailleurs.

On poursuit le GRP jusqu’au fort de Saint-Père-Marc-en-Poulet. Le secteur était une « position militaire importante pour la défense de la province de Bretagne ». En effet, lors de la guerre de 7 ans (1756 à 1763), par deux fois, en juin et septembre 1758, les Anglais débarquent sur les côtes bretonnes avec l’objectif de prendre Saint-Malo par les terres. Ils échoueront mais ces tentatives vont inciter la France à construire le fort d’autant qu’aux États-unis, la guerre d’indépendance semble inévitable et il est déjà question d’un soutien de la France, ce qui affirme de plus en plus sa position ennemie vis à vis de l’Angleterre. Une nouvelle invasion anglaise est probable…

Enfin, aujourd’hui ce qui domine au fort, c’est le fest noz ! Notre itinéraire tombe en plein sur un festival rock. Il y a des tentes Quechua à perte de vue ! Un Woodstock Breton sans pluie ! Cela nous fait un choc après des heures à marcher au vert et au calme. Et alors qu’on longe les barrières, j’entends : « Mais c’est Marius ! »… Un gars nous a reconnu ! Auditeur de l’émission Allo la Planète, il a suivi de loin nos précédentes pérégrinations. On a bien évidemment pris une photo ! Des festivaliers bien perchés nous lancent :

« Trop cool vous venez au festival avec votre Âne »!

« Heu Non nous marchons sur le GR avec Marius et le festival est sur notre chemin ».

Nous avons failli d’ailleurs être refoulés par un vigile de la sécurité ! Alors que je suis prêt à râler contre le manque de signalétique et le fait de devoir faire un grand détour pour contourner le fort, Christelle demande gentiment et avec le sourire s’il est possible de nous autoriser à passer. Un appel au responsable et celui-ci, étonné, accepte en précisant « Pas plus de 20 km/h ». On sourit et on entre ! On a bien essayé de se faire inviter en VIP mais Marius n’a pas réussi à avoir son pass ! Tant pis. On redescend de l’autre côté sous le regard amusé des fêtards. L’un des organisateurs se prend un selfie avec Marius en s’écriant « trop cool c’est le premier âne du festival » et repart en buggy illico. La traversée de Châteauneuf d’Ille et Vilaine a été tout aussi remarquée. Pas faute pourtant d’avoir essayé d’être discrets !

On s’arrête à un troquet, on en profite pour décharger Marius. La terrasse est bondée. Ça sent l’alcool à plein nez. La binouse coule à flot, on se contente d’un jus de chaussette, un peu tôt pour nous l’apéro. Marius reçoit des compliments et des caresses de personnes amourachées et surtout très imbibées.

Je n’ai pas bu d’alcool et pourtant imprégné de cette ambiance, j’ai fait une mauvaise plaisanterie à Christelle qui,  après avoir subi les assauts de quelques individus bien alcoolisés, n’a pas vraiment apprécié ! On finit par s’en aller, Christelle me laisse en plan sur ce et profite d’une supérette pour acheter quelques victuailles avant de m’exprimer son mécontentement ! On quitte ce bourg tout en longueur et en hauteur, après avoir jonglé avec quelques barrières. La sortie semblait inaccessible, mais on est reparti finalement, de bon pied, bon œil et bonne humeur pour se trouver un lieu de bivouac !

Plusieurs champs bien herbeux s’offrent à nous, notamment, un terrain au milieu d’un lotissement avec jeux pour enfant. Cela maximiserait les chances de se faire inviter à l’apéro pour partager avec les locaux, Christelle en rêve depuis le début de son séjour qui touche à sa fin demain (pas de l’apéro, du partage convivial), mais cela manque d’intimité. Avant de se poser, j’aimerais traverser la Nationale. C’est un peu comme un obstacle qu’il faut passer pour être tranquille. On espérait passer dessous mais Christelle qui est partie en éclaireuse n’a pu que constater qu’il n’y avait pas de tunnel. On fait un bon détour pour passer sous un pont un peu plus loin. La route nous conduit jusqu’à Pontlivard. Il y a des champs mais aussi des vaches. Je passe devant une ferme, laisse Marius avec Christelle et vais demander à un agriculteur s’il aurait de la place pour nous autres voyageurs ! Très sympa, il me montre d’abord un premier terrain mais finalement se ravise et nous indique une pâture sur les hauteurs de la commune, à l’écart « vous serez bien » !

Effectivement, on y est bien. Tout proche du bassin de la Rance. Le fils de l’agriculteur est venu nous voir un peu plus tard en famille pour voir Marius. On discute un peu et nous propose de venir petit-déjeuner demain matin et goûter le bon lait frais. Chouette ! Christelle s’en réjouit, son désir se réalise !

Tags : Allo la planèteBretagneIlle et VilaineSaint-PèreTour de FranceWoodstock

2 commentaires

  1. Je note donc que la « Guerre de 7 ans » a duré… de 1740 à 1763 !
    Masette ! quelles années !
    😉
    Allez, pour t’éviter des recherches : le début, c’est en 1756.

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