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Jeudi 22 Juin]

C’est le grand jour. Il est temps pour moi de quitter Offranville.
Ce matin, le réveil sonne à 6h30. La température est tombée pendant la nuit, heureusement.

Depuis la fenêtre du premier étage du centre équestre où je dors depuis près d’une semaine, le soleil semble déjà haut.
Je retrouve les rituels du matin : le rangement de duvet et du matelas. Pendant la nuit, malgré la chaleur, le linge que j’ai lavé la veille au soir n’est pas encore sec. J’espère qu’il aura le temps de sécher avant de partir, sinon le bât et les sacoches serviront de sèche-linge !

Je range encore quelques affaires avant de sortir pour aller boire un café dans le centre-ville. Depuis que j’ai installé provisoirement mes quartiers à Offranville, j’ai pris quelques habitudes, notamment celle d’aller boire mon café le matin dans un bistrot du bourg. J’essaie de ne pas rester dans ma caverne et de me sociabiliser un peu !!
En retournant vers le centre équestre, la température a sensiblement baissé, il fait frais, de la brume frôle le toit des maisons. Qui pourrait croire qu’on vient de passer trois jours en alerte canicule ?! Me vient alors l’idée de faire une photo de Marius dans la brume : personne ne me croira si je dis que nous avons ici un temps de novembre, alors que dans le sud, ils crèvent de chaud !

Je contourne donc  la salle des fêtes à côté de laquelle se trouve mon compagnon de voyage, pour le photographier… Et là… horreur : le portail est grand ouvert et Marius a disparu ! Mon cœur palpite, mes jambes flageolent … « Depuis quand a-t-il disparu ? »,  « Où est-il ? » »… Un flot de questions se bousculent dans ma tête, alors que je cours en direction des paddocks, j’essaie de me rassurer en me disant qu’il ne doit pas être loin, que la gendarmerie, si elle avait été alertée de la divagation d’un âne sur la commune, aurait prévenu le centre équestre… Haletant,  j’arrive devant l’entrée du paddock pour constater qu’effectivement, Marius n’est plus là. Il a dû réussir à ouvrir la porte. C’est devenu une habitude chez lui d’ouvrir les portes ! C’est ça d’avoir donné à mon âne, le goût de la liberté ! Pourtant, j’avais aussi pris pour habitude de sécuriser le loquet avec une corde, pour être certain qu’il ne parvienne pas ouvrir la porte ! J’ai probablement oublié de le faire hier soir… Un excès de confiance sans doute… A moins que Marius sache défaire les nœuds… Je ne serais pas étonné ! Pas le temps de réfléchir au pourquoi du comment, je cours à la recherche de Marius. Soudain, quelqu’un m’appelle au loin. Je me retourne, c’est le propriétaire du château sur le terrain duquel se trouvent les paddocks. « Il est là ! »… Ouf !!! L’homme, qui est  aussi le mari de la mairesse du village, m’explique qu’il a retrouvé mon âne vers 23h devant sa bâtisse. Une chance qu’il soit sorti à ce moment là ! J’en suis quitte pour une bonne frayeur. Mon âne en a peut-être marre du paddock, une façon peut-être de me dire : « Bon, on s’casse là ? ». Hé ben c’est l’jour cher ami ! On y va ! En tout cas, il est passablement énervé, le bougre !

Il me faut une paire d’heures encore pour finir de ranger mes affaires et équilibrer les sacoches. La gonfle de Marius a encore diminué de volume. Tout va mieux !! Je salue Pascal qui ne travaille pas aujourd’hui, mais il est venu voir si tout allait bien au centre. Je ne verrai pas Virginie avant de partir. Mais je suis très touché par ce qu’ils ont fait pour Céline et moi durant cette petite quinzaine de jours. Je leur en suis très reconnaissant. Je sors du site, traverse une des avenues principales jusqu’à la sortie de la ville. J’ai l’impression d’avoir une enclume ce matin au bout de la longe ! Mon fidèle destrier ne semble pas enclin à partir. Deux ou trois diarrhées plus loin, je comprends qu’il est en stress comme souvent au moment du départ. Après un passage à la boulangerie, je rejoins la piste cyclable. Une voie verte que je vais emprunter ce matin sur près de 8 kilomètres. Petit à petit, Marius marche mieux. Je me demande ce qu’il se dit, maintenant que nous marchons sans Céline et Symphonie. Il ne montre décidément rien. Il ne regarde pas derrière lui comme il l’a fait parfois lorsque nous nous retrouvions en tête-à-tête après quelques jours passés avec d’autres ânes.

Premiers kilomètres et premières rencontres : deux cyclistes qui m’interrogent sur mon voyage. Étrange sentiment lorsque je réponds… la première personne du pluriel est remplacé par le singulier. À ce moment-là, je me rends compte que je suis vraiment seul, que le voyage sera bien différent. Sur la voie verte, je marche sur un rouleau de goudron qui s’étale sur plusieurs kilomètres. Autour, beaucoup de cultures de lin. C’est ici l’une des principales plantations reconnaissable à la petite fleur bleue-violette posée sur une longue tige verte. Le lin est cultivé pour ses fibres textiles et ses graines oléagineuses.

A Ouville-La-Rivière, je quitte la voie verte. Je m’arrête pour manger un bout après 2h30 de marche au bord du stade de la commune. Un clin d’oeil. C’est notre lieu de prédilection, le stade ! Alors qu’un tracteur-tondeuse entame une coupe rase du terrain de sport, je finis de rebâter Marius qui s’est bien rempli la panse ! Nous empruntons deux rues tranquilles puis une artère plus fréquentée. Un large trottoir nous permet de marcher en sécurité. En pleine agglomération, les voitures ne roulent pas très vite. Alors qu’on traverse le village, j’entends derrière nous des chevaux. Je me retourne et j’aperçois une calèche tractée par de gros chevaux qui emmène en balade un groupe d’enfants. Le convoi nous rattrape, nous double, puis fait demi-tour un peu plus loin à un rond-point avant de repasser devant nous. Le conducteur de la calèche m’ interpelle et me propose de venir chez lui dans sa ferme. J’aurais bien accepté l’invitation mais il nous faut encore marcher. Je décline et nous poursuivons notre route. Toutefois, le temps semble tourner à la pluie et j’hésite à me raviser. Mais non ! On doit avancer !

Nous traversons la Sâane puis entrons dans Longueuil. Les gens ici sont très curieux et très souriants. Ils s’arrêtent, me font des signes, m’interpellent. Mais aujourd’hui est un jour un peu particulier et je ne suis pas enclin à répondre. Je réponds sans trop de détails, et puis Marius n’avance décidément pas. Je ne sais pas si c’est l’absence de Symphonie mais il marche au ralenti. Il fait de petits crottins réguliers et je m’amuse à penser qu’il laisse sa trace pour que sa mule préférée le retrouve.

Il n’est pas trop tard lorsque nous arrivons à Quiberville. Je décide alors, comme je l’avais envisagé ce matin, de poursuivre encore quelques kilomètres et de me poser à  Saint-Aubin-sur-Mer. De toute façon, nous n’avons pas trouvé de ferme où nous arrêter.  A la sortie du bourg, au bord du chemin, je devine un fauteuil au loin. Lorsque je me rapproche, je découvre une petite cabane habitée par un homme. Sur son terrain, le fameux canapé en cuir posé dans l’herbe face à la vallée ! Un bel endroit pour se poser pour la nuit, mais il n’y a presque rien à manger pour Marius.

À Saint-Aubin, difficile là aussi de trouver un endroit pour passer la nuit. Je me résous à dormir sur l’aire naturelle de camping indiquée sur ma carte.  Comme souvent, le propriétaire est un agriculteur à la retraite. Après avoir vendu son exploitation ou cédé à ses enfants, il aménage un camping sur des terres qu’il a  conservées. Cela lui permet d’assurer un revenu, car sa retraite est souvent faible.  En général, il y a toujours de la place pour mes longues z’oreilles et les prix sont petits. Alors que  je signe une feuille et m’acquitte de 10 euros (quand même … mais douche comprise !), il me raconte qu’autrefois il travaillait ses champs avec un âne. L’exploitant me conduit ensuite jusqu’à mon emplacement. Nous avons de la chance : nous avons un champ à nous tout seuls. Bon, le foin vient d’être coupé et mon pauvre compagnon de voyage devra se contenter des restes ! Cependant, les bordures sont enherbés de ronce et d’arbustes. Seul hic, le vent souffle fort ! Il faut dire que nous ne sommes qu’à une poignée de kilomètres de la mer.
J’espère qu’il va tomber cette nuit.
Seul avec Marius, l’organisation du bivouac est bien différente. Il ne supporte pas de se retrouver tout seul lorsque je m’en vais par exemple pour une douche ou aller aux toilettes. Du coup il appelle, tire sur la longe, s’énerve. Je retrouve Marius dans toute sa splendeur!

[Vendredi 23 Juin]

La nuit a été calme. Je me suis réveillé plusieurs fois pour vérifier que Marius allait bien. R..S !! Il a été plutôt tranquille, contrairement à la soirée où il était tendu. Il semblait avoir peur de ce qui pouvait y avoir derrière la grande haie où je l’avais attaché pour la nuit. Il sentait probablement des vaches un peu plus loin… Aurait-il chopé une  « Symphonite aigüe » ?

Bon allez ! Réveil à 7h ce matin ! Ça fait bizarre de se retrouver seul dans une grande tente… Grande, grande … faut relativiser quand même : C’est une tente de bivouac 3 places !!  Le vent, qui avait baissé d’intensité pendant la nuit, souffle de nouveau fort ce matin. Le ciel est nuageux, et d’ici on se demande où est la canicule tant il faisait frais depuis hier.

Alors que je range mes affaires, un agriculteur vient chercher les roundballers de foin sur le terrain où j’ai campé. Le terrain est vraiment sec, c’est rare en Normandie. Preuve du manque d’eau et de la sécheresse qui frappe ici depuis des mois.
Il est un peu moins de 10h lorsque je décolle. Alors que je m’apprête à quitter le camping, une dame vient à ma rencontre. « Vous êtes français ? » me demande-t-elle.  La dame, après ma réponse affirmative m’interroge sur ce que je fais. Je déballe mon exposé mais j’ai bien du mal encore à expliquer que je suis seul, que je ne l’étais pas au départ et que tout a changé il y a quelques jours. Pas simple encore de parler de notre carav’âne réduite en un bipède et un quadrupède…

Le GR descend sur le front de mer. Je dois tourner à gauche dans une petite ruelle avant un camping situé au bord de la plage. Je ne suis pas bien réveillé. Je manque le sentier et arrive donc à la mer… Demi-tour ! La journée commence bien ! Sur le trajet, nombre d’automobilistes font de grands signes, les pouces levés. Quel accueil ! Demi-tour donc pour reprendre mon chemin, mais un tractopelle s’est garé au milieu du chemin. Fort heureusement, le propriétaire de l’engin me propose de le déplacer. Ça tombe bien, Marius était trop large avec ses sacoches pour passer. Mais juste après, 3 petits plots et un panneau indiquant que le chemin est interdit aux véhicules à moteur ne me facilitent pas la tâche. Marius qui avait déjà peur du gros véhicule pourtant à l’arrêt, se met à détaler. Les sacoches touchent le panneau et frottent la clôture du camping. Il force, me pousse dans le grillage  et m’emporte ! Le bât est déséquilibré et glisse alors sur le côté. J’ai du mal à le remettre droit d’autant que mon drapeau est coincé dans les grilles. Je ne comprends pas les raisons de sa peur. Il a en ce moment des attitudes bizarres. Le chargement remis, après avoir dû toutefois débâter, on entame une grimpette. Là-haut, le chemin devient petite route d’où j’aperçois les falaises et la mer.

Le pays de Caux (nom qui provient d’une tribu celte, les Calètes, qui ont peuplé le territoire dès l’âge du fer) est magnifique. C’est une région économiquement dynamique du fait d’une industrie pétrochimique très implantée et diversifiée, d’une agriculture intensive importante et de l’important ensemble portuaire havrais. Sa proximité de Paris, une forte identité, la présence de nombreux châteaux et manoirs, d’une architecture rurale particulière, font de la région une destination touristiquement attractive.

Le GR gagne la départementale avant de traverser à nouveau des champs. Je décide toutefois de poursuivre sur cette petite route peu fréquentée pour arriver à Sotteville-sur-Mer. Je traverse la rue principale, où là encore Marius se met à ruer pour je ne sais quelle raison. Une pancarte indique des commerces un peu plus loin. Je me réjouis de boire un bon café mais pas de bar à l’horizon : une boucherie et une boulangerie ! Tant pis pour mon p’tit noir !  J’attache Marius à un lampadaire pour acheter du pain. Dans le commerce, je l’aperçois parvenir  à boulotter une sorte de jonc. Arff… Marius noooon !!

Alors que je le regarde, un homme entre. Il n’a pas l’air de vouloir acheter du pain mais parait agacé, semble hésité à dire un truc… Je comprends que c’est pour moi. Bingo : il me fait remarquer que mon âne mange les plantes communales et me lance : « On va en faire un méchoui ». Je lui réponds que je fais vite mais l’homme n’a pas l’air ravi. Du coup, je sors pour attacher Marius un peu plus loin. L’élu de la commune (je me dis que c’en est un, peut-être même le maire, pour me parler « de plantations municipales ») me demande alors d’où je viens. Pas le temps de lui répondre dans les détails. Je file m’occuper de mon équidé avant qu’il ne finisse à la broche. Je retourne ensuite à la boulangerie, l’homme avait disparu. Quelques minutes plus tard, alors que je mets le pain dans les sacoches, il revient et s’excuse de ne pas s’être présenté : « Je suis le maire du village ». Tiens donc…  Je m’excuse à mon tour et lui explique que je n’avais pas trouvé d’autre endroit pour attacher Marius. Bon, j’évite de lui faire remarquer qu’il n’a pas mangé grand-chose de ce jonc ! Le premier magistrat de la commune montre un certain intérêt pour mon voyage puis s’en va. Et alors que je quitte la place, Marius dépose sur la pelouse un énorme crottin. Pas sûr que ça plaise au maire mais ce sera du bon engrais pour faire repousser la plante qui a servi de casse-dalle à mon âne ! Du producteur au consommateur ! Vive les circuits courts ! Du coup, je sors un sac en plastique pour ramasser la digestion de mon âne et la mettre au pied des arbustes municipaux !! Notre duo interpelle toujours et plusieurs personnes viennent à notre rencontre comme un couple de camping-caristes bretons ou encore une habitante du village qui m’invite à m’arrêter chez elle. Malheureusement, comme hier à Ouville, je commence à peine ma journée pour déjà m’arrêter. Je décline donc avec regret. Je veux m’arrêter à Veules-les-Roses. « C’est surfait ! La mentalité a changé là-bas depuis que le village est passé à la télé » commente cette dame avant qu’elle ne me donne son adresse « au cas où je change d’avis ».

Je poursuis mon chemin à travers les rues de ce village typique normand. Le vent souffle beaucoup aujourd’hui encore. Ce n’est pas très agréable d’avoir des rafales dans la figure. Mon chapeau s’envole. Je l’attache sur le bât.
Le GR sillonne à travers les cultures locales : du lin, du blé, des betteraves ou encore des pommes de terre. Des champs à perte de vue.
Ce qui est sûr, c’est qu’ici aussi les locaux sont fans des poteaux en bois pour empêcher les quads sur les sentiers. Ça devient vraiment pénible de se retrouver bloqués par des barrières. Alors que je descends vers le centre de Veules par un petit sentier, on contourne la première sans difficulté, mais après une belle descente c’est un grand poteau en bois qui  barre notre avancée. Impossible de passer sans décharger. J’essaie de mettre des coups d’épaule pour desceller le pilier. En vain. Et alors que je regarde si Marius peut passer en poussant la haie d’arbustes, tel un bulldozer, il force et arrache le poteau ! La sacoche a tenu le coup… pas le dispositif anti-quad !! Ça m’énerve !!!

Le GR bifurque par le « chemin des Champs-Élysées »… Rien que ! Je souris en me remémorant la réflexion de l’habitante du village voisin sur Veule… « Surfait » !! Cela dit, c’est joli. Cette station balnéaire aurait inspiré des artistes, et doit notamment sa richesse au plus petit fleuve de France qu’elle voit couler : la Veules, long d’à peine 1 194 mètres ! C’est le fleuve qu’on longe sur les « Champs ». J’y découvre de vieux moulins du XIIe au XIX siècle et des roues à aube. Ce pittoresque village Normand a attiré Paul Meurice, Victor Hugo et bien d’autres !

Le chemin me conduit dans le vieux village typique. J’arrive à une église détruite, puis descends près de la plage avant de remonter de l’autre côté des falaise. Surfait ou pas, il n’en demeure pas moins que ce village est magnifique mais je n’étais pas en grande forme pour le filmer et pour discuter avec les gens. Pourtant ici aussi je suis accueilli avec de grands sourires.
En sortant du village, sur les hauteurs, un grand parking herbeux me tend les bras. Il est en partie occupé par plusieurs camping-cars et un cirque. C’est rare une place non goudronnée ! J’hésite à m’arrêter pour passer la nuit d’autant que le mal de tête n’a pas disparu. De toute façon je ne pourrais approcher  le belvédère. Impossible de laisser mon âne et mes affaires. Je décide donc de poursuivre mon chemin, j’abandonne encore le GR et je préfère la route pour éviter de nouvelles barres qui me bloqueraient.


Du bitume, encore du bitume ! Décidément, je me demande quel intérêt de longer la côte pour manger autant de goudron ! Des gendarmes me doublent et l’un d’eux me conseille un centre équestre à la sortie du prochain village. Je prends note. « Vous allez passer à Saint-Valéry ? «  me demande-t-il. Et de lui répondre que je suis pas certain d’y arriver ce soir, vu la vitesse à laquelle marche mon âne !
Après le chemin de Manneville les Pins, je traverse une grosse départementale avant d’arriver dans le village. C’est ici qu’un centre équestre pourrait m’accueillir pour la nuit. Cependant, je me mets d’abord en quête d’un terrain chez un particulier. Finalement, après avoir fait le tour du patelin au demeurant très joli, je me résous à regagner le  poney-club.

Là, j’aperçois une dame qui fume devant des boxes. Je lui demande et si c’est elle la propriétaire de la structure. Elle me répond « Non c’est elle » en me montrant la voiture qui se gare sur le parking. J’explique à Laure, la dame qui en sort, que je cherche un lieu pour bivouaquer. Après une courte réflexion elle accepte que je me pose ici pour la soirée. Il n’y a pas beaucoup d’herbe dans le paddock où on installe Marius mais il a droit à du foin. Ce sera meilleur que l’herbe normande trop riche. Tandis que Laure emmène ses chevaux inquiets en voyant les longues oreilles de mon âne, dans un autre paddock, je range mes affaires dans un box et je m’allonge un petit moment pour calmer mon mal de tête. Laure et sa maman me servent un café pour me soigner et avant de partir, m’indiquent où je peux trouver de l’eau, de l’électricité et de quoi faire chauffer mon repas. A vrai dire, je n’ai pas très faim. Je préfère aller m’allonger. Je ne monte pas la tente ce soir mais m’installe sous l’appentis des boxes, juste à côté de Marius, pour ne pas qu’il s’inquiète.

Tags : NormandieOffranvilleOuville-La-RivièreQuibervilleSaint-Aubin-sur-MerSeine-Maritime

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