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Marius Tour de FranceMTF #Oise

Jour 410 / Chantilly, ça passe crème !!!

Quelle belle soirée nous avons passée ! Nous avons aussi eu le plaisir de rencontrer Léopold, le petit frère des filles, qui est un talentueux jeune homme féru de musique, de vidéos et de films américains des années 80, avec action et explosions! Dans ses courts métrages à lui, il s’applique à créer de vrais effets spéciaux, pendant que les voisins se grattent la tête pour comprendre ce qui peut bien se passer à côté ! Nous quittons le sous-bois du pré seulement quand le froid et l’humidité de la nuit tombent sans appel. Après avoir rangé la table à la frontale, nous rentrons pour une bonne nuit de sommeil. Victoire, qui habite le plus près de la pâture, à environ 20 min à pied, nous laisse son appart pour que nous puissions être autonomes. Merci infiniment Victoire, de nous avoir ouvert ton petit cocon à dinette avec tant de générosité ! On a a-do-ré ta machine à café !

Le lendemain, le dimanche, nous attendent quelques surprises. Nous retournons au terrain, et y rencontrons Jonathan, le meilleur ami d’Anne et Victoire, qui n’a pas pu être là hier soir. Aujourd’hui, il est de la partie avec sa chienne Maiia, et quelle partie! Éloïse, Maxence et Mélanie sont présents aussi, avec la jument Anouk, une bien jolie miss. Les filles attèlent Gribouille et Pépita, chacune à leur carriole légère, et nous voilà partis conquérir une autre zone de la forêt de Chantilly, après avoir traversé un bout de zone urbaine. Tranquille au pas, au trot, et même au galop ! Si si, les ânes galopent, et ces deux-là s’en donnent à coeur joie sur les chemins forestiers. Un énorme plaisir pour nous aussi, qui ne sommes pas du tout rompus aux « secouades » de l’attelage tout terrain, si léger et maniable ! Nous nous filmons mutuellement pour nos blogs respectifs, c’est très drôle !

Stéphane, qui suit « Ânes Victoires », la chaîne YouTube des deux soeurs blogeuses asines, depuis un moment déjà, me dit se retrouver de l’autre côté du miroirs, le côté que vous, qui nous suivez, occupez lorsqu’on se rencontre. C’est vraiment chouette de voir en vrai des personnes que l’on ne connaît que sur vidéos, une sacrée impression de se connaitre déjà, avec pourtant tout à découvrir encore. Entre nous, ça colle immédiatement, nos 15-20 ans d’écart s’effacent dans le partage de nos passions. Nous apprécions toutes et tous pleinement la sortie, les plaisanteries et les éclats de rire fusent, la bonne humeur a pris tous les cœurs.

Au retour, ce n’est pas fini, car Anne selle Gribouille pour notre baptême de « cav’anerie ». L’idée est d’aller rendre tous ensemble une visite aux mul’ânes, à 5 min de là, qui nous accueillent avec joie, se demandant sûrement où nous étions passés. Je monte donc Gribouille sur le petit chemin, appréciant avec émerveillement les similitudes et les différences d’avec la monte à cheval. Un âne est plus fin et porte la tête plus bas, sinon l’équilibre est le même. Après une bonne séance de câlins avec nos doudous, c’est Stéphane qui monte pour le retour. Les rires… Lui n’est pas du tout cavalier, heureusement qu’il a confiance en l’ânesse qui le porte. Jamais je n’aurais cru le voir perché là… Il s’accroche un peu au début, puis se détend, jusqu’à l’arrivée au cabanon de la pâture. Enfin, on va dire que Gribouille connaît le chemin !!

La journée est déjà bien avancée lorsque nous finissons de ranger les carrioles, de ramasser les crottins du jour (avec les filles, la pâture est ni-ckel, on fait pas mieux en Suisse), de faire des câlins à Dix-de-Coeur, ce grand bébé cheval de quatre ans qui en réclame, et enfin de trier nos affaires pour prendre ce dont nous avons besoin avec nous. Le soir, nous faisons une « crêpe party » chez les parents d’Anne, Victoire et Léo avec Jo qui nous coach en cuisine. C’est son métier, forcément, il sait comment s’organiser et couper des légumes à 200 coupes/seconde avec un couteau gros comme le bras, sans regarder. Une soirée magique de plus.


Steph prend le train lundi matin pour le sud, moi mardi pour Genève. Nous partons pour deux semaines, laissant nos mulânes en toute confiance. Pendant que nous profitons en famille, Anne et Victoire veillent à ce que les mul’ânes se portent bien. C’est un monsieur, qui loue aussi plusieurs prés sur cette immense pâture pour y mettre de jeunes purs-sangs reformés, qui leur a prêté le bout de parc. Quelques jours avant notre retour, le propriétaire des terrains a demandé que Marius et Symphonie s’en aillent, il n’a pas voulu discuter. Les filles ont assuré et ont rapatrié nos longues oreilles dans leur pâture, en les permutant de coin pour qu’ils aient de l’herbe, et en leur donnant du foin en complément. Pour le plus grand bonheur de nos animaux, on dirait bien, qui ont vraiment apprécié de se retrouver plus proches de leurs nouveaux potes, et surtout à la bonne place pour regarder les allées et venues des filles. Marius et Fanelle, la petite ânesse de Melanie, se ressemblent beaucoup et ont bien communiqué. Les filles ont eu plusieurs fois envie de mélanger tout le monde, mais ont préféré attendre notre retour. Merci encore pour vos bons soins, Anne et Victoire : pouvoir s’absenter l’esprit tranquille est inestimable.

Fanelle ou Marius ?

À notre retour, nous restons encore quatre jours à Chantilly (merci Victoire, et Jo pour la dernière nuitée) le temps de régler deux-trois choses, comme notamment de refaire le plein du ravitaillement, de nous renseigner pour un téléphone pour Steph car le sien tombe en ruine, il a besoin de trois recharges quotidiennes, hyper pratique en voyage, et notre téléphone de secours, que nous trimballons depuis le début, refuse de s’allumer même sous la menace. Un immense merci à Anne qui nous a amené çà et là, et à Jo de nous avoir prêté sa « Sosax ». L’occasion encore bien sûr de prendre encore du bon temps tous ensemble, de rencontrer Damien, le compagnon d’Anne, de pénétrer dans l’univers « Ânes-Victoires » et de se faire des apéros et des bons curry de légumes, chez les parents des filles, ou chez Jo.

Je suis arrivée le mardi 2 mai, avant Steph qui arrivait tard le soir. Anne me propose tout de suite d’emmener les quatre LO (longues oreilles) à pied jusqu’à un petit coin de paradis brouting au bord de l’eau, idéal pour reprendre contact en toute sérénité avec les doudous et le voyage, que j’ai mis de côté deux semaines, le temps de profiter de ma famille et de mes amis. Au retour du brouting, je tente de monter sur le dos de Symphonie tout en tenant Marius, alors qu’Anne monte sur Gribouille, avec Pépita en dextre. Sauf que, si l’équipe des ânesses est bien rodée, notre lascars de Marius trouve qu’on marche trop vite et me tire en arrière. Je le lâche en me disant qu’il suivra la troupe mais, fort de son indépendance légendaire, il plonge immédiatement le nez dans l’herbe et 200 m plus loin, force nous est de constater qu’il n’a pas l’intention de bouger. Je retourne donc le chercher à pied, et fini ainsi. Mais joyeusement, il nous vient du coup une idée : peut-être que nous pourrions prévoir une balade demain, que Jo pourrait nous accompagner et ainsi s’occuper de Marius, pour que je puisse tenter une sortie montée avec ma mulette et du vrai matériel, c’est a dire une selle et un sidepull (bride sans mors) adapté.

Le sidepull (bride sans mors).

Cela me permettrait de commencer à apprendre à Symphonie les codes de la direction et les aides montées, qui pour l’instant lui sont totalement étrangers, dans l’optique de faire de petites promenades de temps en temps. Elle m’accepte en effet avec plaisir sur son dos, mais va absolument où elle veut. Pire, plutôt que suivre le poids de mon corps comme une indication, elle le compense comme pour le bât, lorsqu’elle doit gérer sa charge. Donc sur un petit chemin ça va, elle va de l’avant, mais dans un espace plus grand, j’ai meilleur temps de m’allonger sur elle pour un gros câlin, c’est plus productif que tout autre chose. Marius, lui, nous montre toujours très clairement que c’est même pas la peine de penser lui mettre même un enfant sur le dos, alors nous n’y pensons plus. Pourtant, jusqu’en 2014, il portait volontiers Malone. Mais un jour, en ayant peur d’une bande noire de goudron sur un canal, il l’a fait tomber. Depuis, plus moyen. Il a peut-être aussi eu peur pour l’enfant ?
Le lendemain, nous voilà donc en train de procéder aux essayages. Mélanie, qui est passée, me prête la selle de sa jument Anouk, qui est aussi tout en rondeur. On trouve une sangle de la bonne longueur. Anne me prête un sidepull auquel on doit ajouter des trous pour qu’il soit adapté, car Gribouille a une plus grosse tête que Symphonie. Nous trouvons le surnom de « Griphonouk », qui nous fait bien rire. Mais on n’habille pas une petite mule ronde au garrot noyé sans difficultés ! Si Symphonie se laisse complètement garnir sans opposer aucun véto, la selle et la sangle sont trop en avant, malgré plusieurs essais. Nous essayons quand même de partir, je surveille les coudes de près. On commence à pied, puis, quand je nous sens prêtes, je monte. En très peu de temps, Symphonie comprend ce que j’attends d’elle. C’est encore évidemment un peu brut de pomme, mais y a du progrès ! Malheureusement, je renonce rapidement à affiner et je finis la balade à pied avec la selle dans les bras, car la sangle est déjà en train de blesser. Jo et Marius restent avec moi pendant qu’Anne rentre au trot. En effet, Steph et Victoire nous rejoignent car ce soir, nous procédons à l’interview croisé
« Ânes Victoires » vs « Heureux Marius », lors duquel les deux sœurs vont nous expliquer comment elles en sont arrivées là aujourd’hui, comment elles s’appliquent à redorer le blason des ânes par divers moyens, et notamment par leur chaîne YouTube, sur laquelle elles publient très régulièrement des tutos très suivis. Elles nous parlerons aussi de leurs projets. Un grand moment encore!
Mais d’abord, les filles doivent nous introduire Basile. Basile, c’est leur camion, qu’elles viennent d’aller chercher. Elles ont pu l’acheter grâce à un financement participatif porté par tous leurs f’ânes, et ça fait longtemps qu’elles en rêvent. Les deux soeurs et leurs ânesses vont enfin pouvoir être autonome dans leur mobilité. Welcome Basile !!
Tout cela pour dire que notre séjours à Chantilly s’est déroulé dans la joie et la simplicité (pour nous, en tout cas). Des rencontres qui nous réchauffent le coeur et vont nous porter pour la suite. Nous avons kiffé : top top!!

Le Vlog d’Ânes Victoires sur notre séjour chez elles :

Le premier épisode de notre nouveau Maga’sine consacrée à Anne et Victoire :

 

Tags : Anes VictoireChantillyOisePicardie

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