close
Marius Tour de FranceMTF Meuse

Jour 365 / Bayah quitte la caravane … provisoirement !

Les oies sauvages sont de retour !

Le matin, Stéphane part donc avec Pascal en voiture pour voir les mul’ânes, leur donner un peu de foin et vérifier que tout se passe bien avec Martin. Moi je me repose, sort Bayah, et vais acheter du tabac. Puis, lorsqu’il revient, nous partons nous balader dans Verdun. La ville reste marquée par la première guerre mondiale. De nombreux sites et monuments rappellent à Stéphane ses cours d’histoire de collégien : la bataille de Douaumont, les taxis de la Marne, les tranchées de Verdun,… Ici ce fut partout l’enfer… Un déluge de feu et de gaz toxique s’est abattu sur cette ville stratégique et ses alentours, entre février et décembre 1916. Les Français ont payé au prix fort pour ne pas qu’elle tombe dans les mains de l’ennemi. 50 millions d’obus qui ont laminé la région, rayant de la carte neuf villages ! Les cimetières ont fleuri depuis, sur les champs de bataille. Les ossuaires aussi. Combien de soldats inconnus parmi les 300 000 morts (français et allemands) que compte la bataille de Verdun qui dura 300 jours. Elle reste la plus coûteuse bataille de la guerre et de toute l’histoire. Les hommages ne manquent pas pour saluer la bravoure de ses valeureux soldats morts pour la patrie… Tout cela nous semble un peu déplacé de transformer un massacre en héroïsme… comme si les poilus sacrifiés avaient eu le choix. C’était soit l’enfer du front soit le peloton d’exécution. Parmi eux, il est bon de le rappeler, les soldats du Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc et les tirailleurs sénégalais et somalis.

Petite visite de Verdun !

En fin d’après midi, nous accueillons Brigitte et Nouchka et allons boire un verre pour l’occasion de nos retrouvailles. Bayah​ ne se fait pas prier pour monter dans la voiture, nous savons que nous prenons la bonne décision car elle a besoin de se requinquer. Merci pour tout Brigitte !! Nous partageons encore un repas du soir avec nos hôtes, qui sont aux petits soins. Bayah nous manque déjà. Nous espérons que Pascal pourra aussi partir un peu avec son âne bâté, puisque c’est l’un de ses rêves.

Pascal et son âne Martin.

[Mardi 21 mars 2017 – 19 km]
Après le petit-déjeuner, nos hôtes nous ramènent à Jouy-en-Argonne, où nous nous préparons à reprendre la route. Nous remercions chaleureusement Pascal et Roselyne pour leur accueil chaleureux et confortable, tant pour nous que pour nos compagnons, et c’est toujours avec beaucoup d’émotion que nous partons. Pascal doit partir travailler, mais Roselyne et Régis marchent un petit bout avec nous, jusqu’à la départementale que nous devons traverser pour reprendre une piste. Régis prend aussi soin de l’âne Martin. On peut même dire qu’il le gâte en câlins et s’assure toujours qu’il ne manque de rien.
Il fait plutôt frais aujourd’hui et nous allons sans doute prendre quelques gouttes de pluie. Beaucoup de goudron prévu, mais ce n’est pas plus mal car nous avons une vingtaine de kilomètres et les mul’ânes marchent plus vite sur le dur. Ils sont d’ailleurs toujours aussi motivés et c’est un plaisir de les voir tracer la campagne. Rien de particulier sur la route mis à part le temps plutôt maussade, nous sommes emmitouflés dans nos vestes et le supportons sans trop de mal, d’autant plus que nous savons que ce soir, nous serons au chaud. En effet, notre étape est Neuvilly en Argonne, où nous attendent Céline et son père, Georges. Ils gardent quelques chevaux à la retraite et des poneys dont certains sont nés sur place et d’autres ont été récupérés de clubs. Ils tiennent aussi une aire naturelle de camping à la ferme, et nous aurons la chance d’avoir un bungalow rien que pour nous. Woaw !!

Lorsque nous arrivons, Marius et Symphonie émeuvent les chevaux qui hennissent et se mettent à galoper à notre arrivée, comme c’est souvent le cas. Symphonie accélère la foulée ! Georges​ nous accueille avec grande gentillesse, nous ouvre le bungalow et nous indique le parc où nous pouvons mettre nos mul’ânes. C’est Royal ! le bungalow est tout vitré et nous avons vue sur nos compagnons. Céline arrive peu après avec ses enfants, et une brassée de foin en complément. De l’eau a déjà été disposée, nos doudous seront super bien. Elle nous a aussi amené du pain pour nous, de l’eau et de quoi grignoter. Céline a un rire très contagieux et notre rencontre est fort joyeuse. Après s’être assurée que nous ne manquerons de rien, elle s’en retourne à ses occupations et nous nous installons comme dans une suite 4 étoiles.

L’endroit est magnifique, verdoyant, calme, nous avons le temps de profiter de la fin de journée, des chants d’oiseaux, des fleurs qui commencent à exploser ici et là. Stéphane se met assez rapidement sur la vidéo des « un an de voyage ». Quant à moi, j’écris pour le blog puis fais un petit repas et m’octroie même un moment de télévision, confortablement assise dans un fauteuil, avec vue sur Marius et Symphonie couchés juste à côté. Il n’y a pas à dire, parfois, le confort c’est sympa. Et nous l’apprécions d’autant plus que nous n’en avons pas, la plupart du temps. Nous nous trouvons tellement bien ici que nous décidons de prendre un jour de pause, même si ce n’est pas très raisonnable, puisque Céline nous l’a proposé dès notre arrivée.

Elle et son papa viennent nous voir plusieurs fois dans la journée pour amener un peu de foin et papoter un moment. Céline sort aussi les trois poneys qui partageront pour quelques heures le parc avec Marius et Symphonie, avec un fil de séparation pour être sûrs. Nous assistons alors à de franches et joyeuses galopades. Les poneys ont entre 22 et 26 ans et ils sont dans une forme incroyable, on dirait des poulains. Dans l’après-midi, nous allons faire un petit tour dans le village qui présente de jolis monuments. Plus tard, Céline me présente son petit troupeau de choupinettes biquettes. Une journaliste de l’Est Républicain, pensant qu’on partait, vient aussi pour faire une photo et écrire son papier. Du coup elle repassera demain pour la photo ! Ce bungalow me donne cette douce impression d’être « en vacances » et c’est très agréable. Nous rechargeons donc nos batteries dans tous les sens du terme, Stéphane pourra finir la vidéo dans de bonnes conditions, c’est-à-dire avec table et chaises, au chaud, et non pas à plat ventre dans la tente tout coincé dans son duvet.


Merci encore Céline et Georges de nous avoir proposé de nous arrêter dans votre camping à Neuvilly en Argonne, c’est un lieu que nous recommandons chaudement pour passer quelques vacances au calme et pour randonner en nature.

Tags : ArgonneGrand-EstJouy en ArgonneLorraineMeuseNeuvilly en Argonne

Laisser un commentaire

Simple Share Buttons
Vous ne voulez manquer aucune de nos publications ? Abonnez-vous en laissant votre mail ici :
Abonnez-vous !