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Marius Tour de FranceMTF #Moselle

J329/ On reprend nos habitudes de voyage !

Nuit fraîche dans le chalet au bord du lac ! Les mul’ânes qui hier soir s’étaient posés vers le bâtiment, à l’abri, ont dû se déplacer pour passer la nuit sous les sapins, là où il y avait de l’herbe, car malheureusement nous ne pouvions pas les laisser libres sur la propriété… Cela faisait deux mois et demi qu’ils n’avaient pas été en longue longe et, si Marius ne dit pas grand chose, Symphonie le vit moins bien. Au matin, lorsque Céline va les libérer, elle s’impatiente et se cabre tel un mustang pour signaler son mécontentement. À peine libérés, nos doudous se défoulent et galopent pour aller brouter plus loin. Nous utilisons le peu d’eau qui nous reste – l’eau est fermée pour l’hiver et nous n’avons pas jugé en avoir besoin – pour nous faire un café en attendant la visite matinale du maire et du propriétaire du terrain, beaucoup plus amical et détendu ce matin. Un journaliste du Républicain Lorrain nous contacte pour passer ce matin faire un papier…. Et Mirabelle TV aussi !! Nous nous prêtons au jeu des questions, puis de la caméra, avec plaisir, mais de fil en aiguille, il est 12h30 lorsque nous reprenons la route. L’occasion de mettre en avant le maire de la commune pour son accueil. Il s’est décarcassé pour nous trouver un lieu au sec et au chaud ! 

Sous le soleil. Nous passons à la mairie pour remplir nos gourdes, et là dans le village, belle surprise, nous voyons débarquer notre amie Brigitte dans son 4×4 ! C’est chez elle que nous allons à Jouy-aux-Arches. Devant la mairie, nous nous retrouvons, nous embrassons, et dégustons sa délicieuse soupe aux légumes pendant que les ânes croquent leur carotte. Quel bonheur !

Nous avons beaucoup de goudron aujourd’hui, et de l’urbain. Nous marchons le long de la route, en nous étonnant de l’état « dépotoir » des bas-côtés, et nous traversons la Grange-au-bois, puis Meltry lès Metz, ou plutôt le grand chantier autour du centre psychiatrique. Nos cartes IGN n’ont plus grand chose à voir avec la réalité du terrain, déformé par le chantier qui a détourné les routes. Nous tournons un peu avant de trouver le pont qui nous permettra de traverser l’autoroute, et prenons une photo avec des ouvriers qui nous interpellent, tout sourire. Nos ânes restent bien calmes dans cette agitation, même Symphonie, qui commence à reprendre le rythme émotionnel du chemin. Céline la sent plus confiante. Après avoir traversé puis longé l’autoroute, nous traversons une zone de cultures, par une voie privée. Privé mais tant pis, nous n’avons pas d’autre choix. Nous suivons cette petite route goudronnée encadrée d’arbres, et retrouvons petit à petit le calme des champs. À la première pâture ouverte et accessible, nous faisons une pause miam, pendant que nos mul’ânes surveillent du coin de l’œil un apiculteur qui s’occupe de ses ruches à une centaine de mètres de là. Céline elle, surveille sa mule qui a tendance à oublier, au bout d’un moment, qu’elle a son bât sur le dos et cède à l’envie de se rouler. Ça ne manque pas, après une demi heure, elle sent le sol, gratte, fléchit les membres… et se relève dare-dare sous les cris de sa maîtresse, secondée par Bayah qui jubile de ce petit bonus d’autorité !!

Alors que nous avons décidé de repartir, les ânes reviennent d’eux-mêmes, l’air inquiet. Quelque chose a attiré leur attention, mais nous ne voyons pas quoi… Le froid est déjà en train de tomber et nous nous dépêchons de charger. C’est au pas de course que nous repartons car ce qui effraie nos mul’ânes semble toujours là… Et nous ne saurons jamais ce que c’était. Finalement nous n’allons pas loin, puisque 10 minutes plus tard, nous passons devant une ferme, où nous décidons de demander s’il est possible de passer la nuit. Vincent, l’agriculteur, est occupé avec quelqu’un à l’intérieur, mais il accepte volontiers et nous invite à aller nous mettre à l’abri dans le hangar avec foin, vaches et veaux à côté, en attendant. Symphonie n’apprécie pas trop cette proximité bovine, et cherche à sortir. Bon exercice, la mulette finit par prendre sur elle, se calme, et se laisse débâter presque en confiance. Ça ne l’empêchera pas de piquer encore quelques galopades une fois au parc. Celui-ci est immense et les ânes en font le tour au pas de course. Enfin, Marius tant bien que mal derrière, à se demander quelle mouche pique sa copine. Est-ce le froid, le vent et/ou l’excitation du renouveau qui les rend si vifs?

L’agriculteur nous propose de leur donner une brassée de foin, et nous, nous aurons la joie de dormir dans le logement de fonction des ouvriers, inoccupé en ce moment, avec chauffage, cuisine et douche chaude, wouahouu. En prime, Vincent nous donne des pommes, des patates et un céleri, de quoi faire une succulente potée pour ce soir. Ces produits viennent des champs que nous avons traversés, qui sont des productions en « self cueillette » , un concept intéressant dont nous parle Vincent devant les vaches. Nous ne nous attardons pas trop car le froid devient mordant, et nous bénissons la vie de nous avoir fait atterrir ici. Même si nous n’avons pas fait 10 km aujourd’hui, il s’est passé plein de choses. Nous regardons le reportage de Mirabelle TV, qui passe déjà ce soir, savourons la potée au bouillon polonais, la douche, et le matelas!!

Tags : LorraineMarsillyMosellePeltre

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