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Après 2 mois et demi d’arrêt à cause notamment des températures négatives et de la neige tombée généreusement sur la Moselle en décembre et en janvier, nous reprenons enfin la route. La météo plus clémente depuis une bonne semaine nous encourage à retrouver le chemin que nous avions laissé momentanément à Haute-Vigneulles. Le soleil se fait plus présent. On entend les oiseaux gazouiller et on a vu notre première abeille de l’année, signe, s’il en est, de températures supérieures à 13° !! Ca sent le printemps.

Hier dimanche, pour se remettre dans le bain, nous avions commencé à ranger nos affaires histoire de renouer avec les gestes ancestraux enfouis dans les méandres de l’oubli !! A  vrai dire c’était un peu l’effervescence autour de nos sac-à-dos ! Il y avait comme une certaine excitation à reprendre l’aventure !

Ce matin donc, cerise sur le gâteau, le soleil était au rendez-vous ! Ces rayons chauds nous faisaient dire que c’était un signe. Que c’était le bon jour pour partir. Nos mul’ânes se sont montrés disposés à lever le camp ! Ils n’ont en tout cas pas fait mine de vouloir retourner dans leur pâture lorsqu’ils ont vu les bâts et le chargement devant l’Écurie des ânes !

Les sacoches, on a eu un peu de mal à les rééquilibrer ! Après tant de semaines à l’arrêt, nous ne savions plus vraiment « quoi allait où » ! Et bizarrement, elles semblait avoir rétréci.

C’est partagés entre excitation et pincement au cœur que nous avons embrassé nos hôtes avant de prendre la route.Dans ce monde où les gens se regardent avec méfiance, ils ont su ouvrir leur porte à deux inconnus… et bien plus encore :  Isabelle et Sylvain nous avaient accueillis pour une journée et nous sommes finalement restés plus de deux mois ! Bienveillants, ils nous ont gardés au chaud pendant cette longue période froide où le thermomètre est parfois descendu à -15° la nuit. Ils se sont démenés pour nous emmener chercher du foin et de la paille pour Symphonie et Marius qu’ils ont soignés lorsque nous sommes partis dans nos familles respectives fêter Noël. Nous sommes vraiment très touchés par ce qu’ils ont fait pour nous. Comment ne pas être émus après tant de jours passés dans cette famille que nous ne connaissions pas une semaine avant de nous arrêter chez elle.

Isabelle, Sylvain et Lilou, merci de nous avoir ouvert votre porte, votre cœur et votre âme et de nous avoir fait une place dans votre cocon pendant ces froides journées d’hiver. Même si cette fois-ci nous sommes presque certains de n’avoir plus rien oublié, on espère vous revoir ! En attendant, on déguste les spécialités locales offertes par les parents d’Isabelle, Yvette et Jean-Marie… sauf la Mirabelle qu’on se garde sous le coude pour les prochaines nuits où les gelées sont attendues !

Cette première journée n’a pas été un exploit kilométrique ! Nous n’avons marché qu’une petite dizaine de kilomètres seulement car il faut que nous nous remettions dans le bain ! Symphonie était quelque peu « sur l’œil », Marius énervé n’a eu de cesse que de vouloir me mordre et croquer Bayah qui elle, était moins gaillarde qu’en novembre dernier ! Quant à nous, nos sac-à-dos semblaient peser 20 kg !! Il faudra quelques jours de marche pour retrouver notre forme et notre endurance ! Les mul’ânes ne sont pas les seuls à avoir été bien nourris et avoir repris quelques bourrelets !!!

Nous n’avons emprunté que de la petite route goudronnée. Une alternative préférable aux chemins boueux. Après Basse-Vigneulles nous avons également retrouvé la coquille Saint Jacques qui accompagne le GR95 sur ce tronçon.  Nous avons eu plaisir à retrouver l’esprit du chemin, celui qui nous fait échanger quelques mots avec un randonneur, un cycliste, ou échanger un signe de la main avec un homme dans son jardin ou un riverain qui ouvre la fenêtre pour nous demander « ce que l’on fait ».

Ce soir nous nous sommes arrêtés à Raville, dans une ferme atypique dont on vous reparlera dans le prochain article ! Le couple d’exploitants, Blandine et Benoît (BB), a accepté de nous laisser un enclos pour nos compagnons de voyage. Et alors que nous préparions à dormir dans un hangar, ils nous ont invités à dormir au chaud chez eux ! Qui a dit que les Mosellans ne savaient pas accueillir ??

« J’ai travaillé 45 ans, j’y ai laissé quelques bouts… Aujourd’hui je veux vivre mes rêves. Je vais commencer cet été en aller dans le sud pour longer le canal du Midi à vélo » un cycliste tout ému de nous rencontrer.

Tags : compostelleGR5Haute VigneullesLorraineMoselleRaville

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