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Marius Tour de FranceMTF #Alsace

Jour 215 / L’étonnante traversée de Strasbourg !

20161012_165122Nous profitons de dormir un peu ce matin, en prévision de la prochaine journée qui s’annonce longue [Mercredi 12 oct.]. En plus, il est prévu que nous attendions Guillaume pour une interview vers midi. Nous laissons les mul’ânes jouer à cache-cache dans les arbres et les chiennes s’étaler au soleil du verger, mais en attachant Bayah un peu plus loin des sacoches, puisque la maligne a profité de la soirée pour aller se servir en croquettes… Pendant ce temps, nous allons prendre le petit déjeuner chez Annie et Michel, ce qui nous permet d’approfondir les discussions de la veille au soir. Selon eux, nous avons un message d’amour à transmettre et les rencontres de notre voyage nous en offrent la possibilité. Nous repartons avec un petit « nouveau testament » que nous offre Michel.

capture-decran-2016-11-13-a-20-00-57Françoise, la femme de Guillaume, se sent mieux aujourd’hui et nous passons un peu de temps avec elle. Au retour de Guillaume, nous mangeons tous ensemble, sur la terrasse car il fait bon, histoire d’affiner un peu la conduite de l’interview, qui aura lieu juste après. Guillaume a un peu la pression lorsque nous sortons les caméras, mais il assure comme un chef.

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Vers 15 h nous devons tout de même nous remettre en route, même si les discussions vont bon train et que les deux filles de nos hôtes aimeraient bien voir rester Marius et Symphonie un peu plus longtemps. Pour notre grand plaisir,  la famille décide de nous accompagner sur les premiers kms, et c’est une joyeuse troupe qui se met en marche le long du canal qui nous emmène à Strasbourg. Kali et Bayah sont également au taquet et toutes heureuses de ce troupeau. Les adieux sont puissants, comme toujours. Merci encore à vous, Guillaume, Françoise et les filles, d’avoir croisé notre chemin et partagé un bout de vie avec nous. Nous ne traînons pas et longerons le joli canal de la Bruche, jusqu’à la tombée de la nuit où nous trouvons une super prairie bordée d’arbres, un peu en retrait, pour planter le camp. Le froid tombe vite et je dois par contre marcher encore une bonne demi-heure pour aller chercher de l’eau, le niveau du canal étant trop bas pour se servir pour les animaux. Les chiennes ne rechignent pas à se réfugier dans la tente pour fuir la rosée, après leur repas. Et nous non plus d’ailleurs… Nous sommes en face du centre équestre de Ekbolsheim, et demain matin nous avons rendez-vous à 8h30 au CREPS avec Jean-Charles, qui va nous guider à travers Strasbourg jusqu’à chez lui à Weyersheim.

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Kali chasse de bon matin !

[Jeudi 13 oct.] Réveil givré à 6h, ça pèle sa race, il fait encore nuit… Dans la tente, nous étions bien au chaud dans nos duvets en plumes d’oie. Dehors, tout est blanc et nous sortons les gants vite fait.  Nous nous sommes rendu compte juste avant de dormir que nous aurons environ 28 km à parcourir aujourd’hui, la plupart en ville de Strasbourg, avec passage à la cathédrale, puis le long du canal. Ça va être short, même en partant tôt, car qui dit ville dit beaucoup d’arrêts pour expliquer notre voyage aux passants qui nous questionnent. Céline pense que ça fait trop, moi j’attends de voir. Nous décidons de nous laisser libres de nous arrêter si nous sentons que la troupe est fatiguée, ou de continuer si tout se passe bien. Allez, on se met en route pour se réchauffer, et on se fraye un chemin dans les petites rues pour arriver au parking où nous retrouvons Jean-Charles dans un timing parfait.

p1080845Il est accompagné de Eveline, présidente des Jacquaires et son mari Jean-Paul, qui connaissent bien la ville et nous serons d’un précieux secours pour nous emmener à la cathédrale par les canaux et rues anciennes.

Les présentations faites, nous y allons. Dans les passages un peu chargés en trafic ou en badauds, Céline chante ou fredonne. Cela lui permet  de faire baisser son stress de la ville, et donc de calmer aussi Symphonie. Cette dernière a tout de même fait de sacré progrès en zénitude sur trottoirs urbains et « contournage » de poubelles, bornes électriques et autres réverbères, entre lesquels surgissent encore des travailleurs pressés, des cyclistes, ou des dames traînant valise ou caddie. Nous traversons de vieux quartiers splendides notamment la Petite France. Dans une rue étroite, des travaux. Jean-Charles se charge de demander en alsacien au monsieur d’enlever sa pelle mécanique, sans quoi nous aurions attendu longtemps… Ce dialecte délicieux est encore beaucoup parlé dans la région, mais a tendance à se perdre. L’accent, lui, perdure yoooooo.

img_20161013_113612Lorsque nous débarquons devant la cathédrale, nous sommes littéralement pris d’assaut par la foule, et notamment par des nuées de japonais ravis de nous prendre en photo ou de caresser les mul’ânes. Tous nos animaux restent calmes, même Kali qui n’aime pas trop se faire papouiller par « les gens », ne cherche pas à repousser cette foule. Jean-Charles nous dit que nous avons perdu une occasion de récolter plein de sous pour Solidarité Élisa, lui qui secoue un tronc pour demander une pièce à chaque photo que l’on prend de lui et ses ânes. C’est vrai, nous y pensons d’ailleurs… En même temps, nous avons fait plaisir à plein de gens, et gratuitement. Ça nous plaît aussi. Le temps de décharger un moment nos compagnons et de déguster les bons bretzels achetés par Jean-Paul, Jean-Charles va chercher l’archiprêtre Wackenheim, qui vient jusqu’à nous pour bénir toute la troupe. Un journaliste est là aussi, et nous répondons à ses questions pour un article dans les DNA qui sortira le lundi 17 oct.

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Le parlement Européen …

Remise en route avec Jean-Charles en escorte, mais sans Jean-Paul et Evelyne qui nous laissent là. Il y a beaucoup de policiers et de militaires autour de la cathédrale, vigipirate oblige. Mais personne ne fouille nos sacoches ! En traversant un parc, un CRS fan de voyages sort de sa camionnette pour nous parler et nous encourager. Nous sortons de la ville par le nord et longeons le canal de la Marne au Rhin. Nous y croisons de nombreux cyclistes et notamment trois jeunes policiers en civil à vélo. Pendant que nous parlons, Bayah qui furète alentours glisse et tombe à l’eau, dans l’incapacité de remonter sur la rive. Le temps qu’on enlève nos sacs à dos, un des trois policiers lâche son vélo et se jette à plat-ventre pour la sortir de là ! Wouaw, quelle efficacité ! Nous apprenons qu’il est nageur sauveteur des CRS , ceci explique cela.

img_20161013_183032Après le canal, nous traversons des champs de maïs, des routes. Nous devons d’ailleurs longer sur 2 km environ une départementale à gros trafic. C’est un peu dangereux et désagréable, mais il n’y a pas d’autre chemin. Nous essayons au possible de marcher au bord des champs fauchés ou labourés, ce qui n’est pas sans danger non plus puisque Marius soudain met le postérieur dans un trou profond jusqu’au jarret. C’est un nid de frelons !!! Le froid joue en notre faveur car ils sont engourdis, nous débarrassons le plancher aussi vite que possible mais Kali se fait piquer à la joue. C’est toujours elle qui prend ! JC avait estimé que nous arriverions vers 18h, mais nous avançons plus lentement que prévu. Nous sortons les gilets fluos pour le dernier bout, car la nuit est tombée. Il est passé 20h30 lorsque nous arrivons enfin à l’écurie où nous allons laisser nos compagnons en pension deux semaines. Chapeau à eux qui ont été exemplaires pour cette traversée. Patrick, qui gère cette écurie de propriétaires, nous a préparé un parc avec foin et eau à volonté, et une sorte d’abri pour le vent avec de grosses balles de paille. Merci beaucoup, ils seront bien ici.

Nous ne nous attardons pas car Janine, l’épouse de JC, nous attend pour le repas. Nous restons trois jours accueillis chaleureusement chez eux.

dsc00844-convertimageLe samedi 15 octobre, nous retournons à Strasbourg avec pour guide et ami Gilbert, qui se rend d’une disponibilité incroyable pour nous accompagner à la gare, au Vieux Campeur, à la cathédrale pour filmer. Aujourd’hui a lieu la manif anti GCO des Bishnoïs, à laquelle nous ne pouvons malheureusement pas assister. C’est un peu compliqué avec les chiens, et surtout nous avons rendez-vous à l’écurie avec Andréas, un super véto-ostéo qui vient exprès à la demande de Jean-Charles pour offrir un soin réparateur à Marius et Symphonie. Très belle expérience, le traitement leur a fait beaucoup de bien.

img_20161016_162313Le dimanche 16 octobre, il y a une fête à l’écurie, une démonstration de dressage, un repas puis un jeu western où nous sommes conviés. Nous y rencontrons des personnes très différentes. Le milieu de l’équitation est un peu spécial, nous ne sommes pas là pour juger mais pour partager, et nous passons un bon moment. Christian, un autre gérant de l’écurie, mène le jeu et Céline donne un coup de main pour guider les cavaliers aux différents postes, pendant que je filme. Nous avons aussi l’occasion de parler avec Bernard, imprimeur à la tête d’une PME, avec qui nous philosophons sur la possibilité, même infime, qu’a chacun de nous de rendre ce monde meilleur. Les petites gouttes d’eau font les grands océans. Gilbert est là aussi, malgré les travaux dans son appartement. Lui et Jean-Charles nous sont d’une aide précieuse. Merci encore à vous deux ! 

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Kali nous a à l’œil !!
Tags : BishnoïErnolsheim-BrucheStrasbourgWeyersheim

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