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Marius Tour de FranceMTF #Alsace

Jour 209 / Notre caravane d’utopistes au pays des Bishnoïs

img_20161009_122741[Dimanche 9 oct.] À peine sortis de la tente à l’aube, nous entendons appeler depuis la fenêtre d’une maison proche: « café ?? » oh ben oui alors ! Le temps de détacher les mul’ânes pour qu’ils puissent vaquer en liberté vers de plus goûteuses herbettes, Michel nous rejoint sur le stade avec un thermos et des tasses. Il nous explique sa passion pour l’histoire de la région et nous invite à aller voir quelques curiosités du coin. Il est amateur de vin : très bien, il hérite de la bouteille reçue hier soir ! Rien ne se crée, rien ne se perd ! Nous nous hâtons de plier le camp, car nous voulons partir tôt afin d’arriver à temps au Mont Saint-Odile (Haut-lieu spirituel de l’Alsace situé à 753m d’altitude) et faire une pause là-haut. Le chemin se passe sans encombres avec de nouvelles vignes, de nouvelles forêts et la traversée de Barr, une grosse agglomération où, heureusement cette fois, on ne se fait pas trop retarder. Nous entamons la grimpette vers le Mont, et il faut dire qu’après la Chartreuse, ça nous semble plutôt facile. On fait néanmoins une petite pause « sucre » vers St-Jacques, car j’ai une fringale et les jambes qui flageolent.

20161009_132150On a du mal à tenir Kali et Bayah qui sont au taquet, il doit y avoir beaucoup d’animaux sauvages par ici et elles marchent la truffe au vent ! Nous devons faire le dernier bout par la route car il y a des marches et des passages étroits sur le sentier selon les dires de plusieurs personnes que nous croisons. Nous taillons la causette avec un groupe de randonneurs dont certains montrent leur inquiétude quand au fait qu’on se dirige vers le nord avec l’arrivée de l’hiver. Nous les rassurons et laissons glisser leurs craintes, pour ne pas être contaminés. Nous savons qu’il y a toujours des solutions et que la peur ne nous aidera pas.

img_20161009_152806Lorsque nous arrivons vers 15h vers le monastère, nous sommes  accueillis par une foule de pèlerins et à bras ouverts par Jean-Charles, qui a bientôt terminé ses balades en carrioles dans le site. Pour rappel, il promène les petits et les grands et tous les sous récoltés vont au « Semeurs d’étoiles », une association pour laquelle JC est très actif avec ses ânes Ringo, bâté, et Toto, attelé. Le joli Toto d’ailleurs qui nous regarde, curieux de ces nouveaux copains. Nous attachons Marius et Symphonie au van de Jean-Charles, qui leur donne du bon foin pour patienter, tout en répondant à la pluie de questions des personnes présentes. Un chauffeur de car marocain vient nous voir, il a lui aussi voyagé avec un âne au pays, et notre caravane lui rappelle plein de souvenirs. Il revient peu après avec un carton repas qu’il nous offre ! Merci beaucoup, quel accueil !

20161009_160322Le vent s’est levé et il fait froid, les chiennes se blottissent vers nos affaires. Nous restons environ 2h à papoter avec JC, puis rentrons Toto dans le van en invitant nos mulânes à en prendre de la graine. J’aide JC à installer la carriole à la verticale sur le van à l’aide d’un ingénieux système de poulie de son invention, puis, après avoir rapidement visité le monastère et la chapelles bondés, nous rebâtons nos compagnons en grelottant. Il nous faut en effet redescendre avant la nuit sur Ottrott, où nous devrions trouver de quoi nous poser. La descente commence par de larges marches sur lesquelles nos mul’ânes font encore une fois montre de leur agilité. Puis nous glissons doucement à travers une forêt magique et majestueuse peuplée d’arbres puissants, de mousses rayonnantes, de gros rochers comme autant de géants endormis…

20161009_172404Quelque part des humains hurlent comme des loups, Céline leur répond, c’est amusant. Arrivés en bas, nous voyons une grande prairie qui pourrait faire l’affaire, et il y a des maisons pas loin. Nous y entrons, scrutant l’endroit. Bayah s’élance derrière un chat, je la rappelle en vain. Kali n’y va pas car elle est attachée. Je suis fatigué et lorsqu’elle revient enfin, je m’énerve, la gronde fortement, puis fonds en larmes… Besoin de repos et de sérénité. On tourne en rond dans le pré mais je ne le sens pas… Au moment où Céline me décide à lâcher prise et à récupérer Marius pour décharger, un 4×4 vient à notre rencontre. Devant notre intention de camper là, le chasseur à l’intérieur du véhicule nous explique gentiment que le proprio du terrain n’est pas très cool, et qu’en plus ils ont prévu des tirs de nuit ce soir, sur ce terrain retourné par les sangliers. Ah, ceci explique cela… Du coup il nous propose son terrain à lui, à quelques centaines de mètres, où nous serons tranquilles. Et bien merci. Nous y allons, l’endroit est chouette. Céline va chercher de l’eau aux maisons. Je me sens de mauvaise humeur, n’ai pas envie de manger,  j’ai froid et juste envie de m’allonger. Ça arrive, et Céline me laisse tranquille. Nous mettons ce soir là le drapeau et les gilets fluo bien en évidence au cas où, et des bandes réfléchissantes sur les licols de ânes. Quand même pas très rassurés que des hommes armés et en chasse viennent cette nuit rôder par là. Allez, au lit, demain il fera jour !

20161010_114027Ce jour [Lundi 10 oct.]sera placé sous le signe de la ville. Nous allons surtout traverser beaucoup d’agglomérations en « sheim » et manger du goudron. Boersch, Rosheim, Dorlisheim et la ville de Molsheim, que nous devons passer avant de trouver de quoi nous poser. Nous passons tout de même de jolis lieux, une terrasse de restau typique où on ne sert pas de café seul mais où l’on accepte de nous servir exceptionnellement, alors que nous avons déchargé, merci les ânes. On mange des bretzels souvent, c’est bon. Nous traversons aussi, par le canal, des banlieues tristounettes et grisounettes où les immeubles s’entassent et se ressemblent. Des jeunes à vélo entre deux villages nous avaient indiqué un grand parc où nous pourrions dormir à Molsheim, derrière le Super U, au lieu-dit le « parc des cigognes ». Sur le canal qui traverse Molsheim, une dame nous propose de nous accompagner jusqu’à un centre équestre désaffecté où, pense-t-elle, nous trouverons les infrastructures nécessaires et de quoi nous abriter. Nous y allons tout en discutant avec cette gentille dame.

capture-decran-2016-11-10-a-08-58-00Au centre équestre, nous découvrons en effet des boxes vides, mais surtout un chantier en cours, des tas de sable mais pas d’herbe. Le parc des cigognes étant à côté, nous nous remettons en route. Après avoir jonglé avec des passerelles de part et d’autre de la Bruche, un cours d’eau, nous débouchons sur une immense plaine, et un bosquet d’arbres, à côté d’un foyer éteint, nous tend les branches. OK parfait, on pose. A l’horizon, le super U. Nous montons le camp sous le soleil couchant et préparons le repas. Symphonie n’est toujours pas d’humeur, Céline la sent lointaine, agacée, voire un peu agressive. Elle semble ne pas vouloir de contact, rien ne la déride, elle baisse les oreilles quand on l’approche, et semble se résigner le reste du temps. Céline en est triste et cherche à comprendre le message, car il y a toujours une raison. Ce peut être le moral, mais aussi la pleine lune, notre propre fatigue, des chaleurs discrètes et perturbantes… Les mul’ânes sont attachés chacun de part et d’autre du bosquet et les chiennes au milieu, ce qui ne convient pas à la mulette qui ne peut pas voir son Marius et n’arrive pas à se poser, faisant craquer les branches en tirant sur sa corde. Céline se relève en début de nuit pour la déplacer à un endroit moins bon, car traversé par un chemin, mais où Symphonie peut avoir vue sur SON âne. Tout  rentre dans l’ordre. Nous sommes fatigués, cela fait plus d’une semaine que nous vivons exclusivement dehors, mangeons peu, ne nous sommes pas lavés et sentons les écarts de température entre les journées ensoleillées et les matins et soirs froids. On décide de faire grasse mat le lendemain. Nous ne sommes pas pressés car nous avons deux jours pour rejoindre l’entrée de Strasbourg avant la « grande traversée » et le passage tant attendu devant la Cathédrale. Bonne nuit tout le monde!img_20161011_114751[Mardi 11 oct.] Réveil à 9h royal tranquillou.  Comme prévu, nous allumons un petit feu qui nous réchauffera, et détachons les mul’ânes pour qu’ils puissent profiter à leur guise de cette grande étendue d’herbe. On prend le temps de se réveiller doucement, les chiennes aussi se reposent. Céline va au super U pour acheter deux-trois trucs, une bouteille d’eau car il n’y a pas de maison proche pour faire le plein, et deux cafés à emporter pour compléter notre soluble un peu insipide parfois. Symphonie se couche au milieu de la plaine et de loin, on dirait un lion. Marius n’est jamais loin et profite du soleil qui commence à chauffer. Au moment d’aller récupérer les mul’ânes pour les préparer, Symphonie nous fait une spéciale : elle ne vient pas, et même elle part au grand galop dès que nous sommes à 10m. Elle nous promène comme ça pendant quelques minutes, tournant autour du bosquet d’arbres.. Un jeu ? Elle ne l’avait jamais fait auparavant… Au bout d’un petit moment, elle finit par venir « se rendre » toute seule et s’installe d’elle même devant le tronc ou est attachée sa corde, à côté de Marius qui attend patiemment. Bon. Il est 13h lorsqu’on est prêt à lever le camp.

capture-decran-2016-11-10-a-08-41-43Nous reprenons le chemin le long de la Bruche mais nous retrouvons vite bloqués par la disparition du chemin d’origine, d’une part, et une passerelle trop étroite, d’autre part… Demi tour, on va passer par l’autre côté, et improviser un tracé pour rejoindre un peu plus loin celui que nous avions prévu initialement. On prend la piste cyclable plutôt que la départementale. Aujourd’hui nous zigzagons entre les villages sans vraiment y entrer, à part à Ergersheim où on s’arrête pour faire boire les animaux et pour acheter quelques cartes postales. En passant devant les abattoirs, Céline se dit que nos ânes portent nos bagages certes, mais qu’ils ont quand même une vie sympa, parsemée d’aventure et de changements qu’ils ont l’air d’apprécier, pas comme les animaux sûrement « en attente » qui nous regardent passer. Marius, Symphonie, on vous jure qu’on ne s’arrête pas là !!

20161010_154516Les paysages changent. Nous commençons à longer des champs de maïs et quelques prairies. Et bien sûr toujours des vignes. Nous repérons les rangées déjà vendangées et grapillons par-ci par-là. Une table et des bancs à côté de la petite chapelle St-Michel de Rimlen nous propose une pause. Des chiens dans une camionnette de vendangeurs contestent notre présence en aboyant et, comme ils se baladent dans l’habitacle, en klaxonnant intempestivement, ce qui nous fait d’abord rigoler, puis moins, au bout d’un moment… Il y a un centre équestre en contrebas et Céline va voir s’il est possible de poser par ici notre camp. Elle n’a pas besoin d’aller très loin: à l’entrée du chemin, un panneau « interdit de sortir les chiens de votre voiture » nous indique que ça va être compliqué. Nous repartons donc et longeons un parc dans lequel s’ébattent trois poneys shetland, dont l’un s’échappe et court vers nous, déclenchant l’excitation générale chez nos animaux. Les chiennes veulent l’arrêter mais le poney sait ce qu’il veut, c’est à dire nous suivre !! Symphonie se calme, le sent et le considère comme un petit cheval, mais Marius, lui, en a une peur bleue et j’ai du mal à le tenir, et même un peu peur qu’il se fasse mal en gigotant pareillement avec son chargement. Je ne comprends encore pas pourquoi. Il en a déjà vu des poneys, bigre ! Nous appelons donc le centre équestre qui envoie une jeune fille pour attraper le fugueur, qui ne se laissera pas reprendre facilement, mais finalement tout rentre dans l’ordre.
capture-decran-2016-11-10-a-10-00-42Nous arrivons à Ernolsheim-Bruche et repérons quelques terrains, mais fermés. Il y a des maisons et des petits immeubles, mais presque personne dans la rue à qui demander où nous pouvons nous installer. Ou alors on nous renvoie au centre équestre.

Nous décidons de traverser le village, d’aller jeter un œil au parc du château, et de continuer au bord du canal où il y aura forcément des possibilités. On commence à douter, à se préoccuper un peu. L’accueil est un peu froid… Quand on sent ce genre de petit stress monter, on prend une grande respiration et on rentre à nouveau en confiance : tout va bien. A ce même moment, un gars à vélo nous rattrape et nous pose plein de questions, ayant repéré que nous n’étions pas juste en week-end. Lorsqu’on explique à Guillaume que nous cherchons un terrain où bivouaquer pour la nuit, il nous invite à venir planter la tente dans le verger à côté de sa maison où il vit avec sa femme Françoise et ses deux filles.

Alors que nous le suivons, une voix féminine appelle: « C’est Marius ? » toujours excellent ces moments. C’est une jeune femme qui suit le blog et qui habite la région, qui nous a reconnus ! On échange quelques mots puis on bouge pour ne pas faire attendre notre hôte.

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En entrant dans la cour de la maison, nous voyons un drap suspendu à la fenêtre avec le slogan: « Je suis un Bishnoï, Vinci on t’attend ! «  On a déjà vu ce slogan plusieurs fois en traversant la commune et on se demandait de quoi il s’agit ! Guillaume nous explique qu’il est très engagé dans la lutte contre un projet d’autoroute à péage de 24 km « soi-disant pour désengorger l’A35 qui traverse Strasbourg », le GCO. Ce soir, il a d’ailleurs une réunion à ce sujet, car une grosse manifestation est programmée à Strasbourg pour le samedi 15 octobre. Un collectif s’est mis en place et dénonce la destruction de terres agricoles, mais aussi l’anéantissement d’une forêt de 10 hectares ainsi que le massacre d’un espace naturel et patrimonial exceptionnel. Pas moins de 24 communes seraient impactées par ce projet dont, je vous le donne en mille Émile, la multinationale Vinci est déjà dans les starting-blocks pour construire l’autoroute et en tirer tous les bénéfices aux péages ! 

Françoise est toute désolée car elle est malade et a besoin d’aller se reposer, mais nous nous verrons demain. On s’installe donc dans le verger partiellement clos, on tire des cordes pour en fermer les accès et pour protéger « l’espace tente » du trop plein d’amour que nos mul’ânes pourraient nous manifester pendant la nuit, et on passe presque une heure à ramasser les pommes et les prunes qui jonchent le sol, pour éviter tout problème de gavage. Il nous reste juste le temps de prendre  un apéro tous ensemble pour faire connaissance, puis nous sommes attendus chez les parents de Guillaume, qui habitent la maison voisine, pour un repas, une douche et une soirée au chaud. Les chiennes nourries et confortablement installées, nous y allons donc.

capture-decran-2016-11-10-a-10-14-26Nous sommes à nouveau accueillis comme si nous étions de la famille. Michel, le père de Guillaume, était pasteur. Nous mangeons de bon cœur la délicieuse soupe préparée par Annie tout en partageant notre vision de la foi, que nous différencions de la religion, et du chemin initiatique que peut être le voyage. Nous évoquons aussi le chemin d’exil des Huguenots que nous avons suivi au printemps et le sort des réfugiés. Le couple nous invite pour le petit dej’ afin de poursuivre notre conversation car pour l’heure, nous piquons un peu du nez..

Lorsque nous revenons vers la tente, nous trouvons Symphonie couchée juste à côté, et à côté de Kali et Bayah. Marius n’est pas loin non plus, et nous sommes touchés par cette vision de petit troupeau rassemblé. Les ânes aiment qu’on dorme près d’eux, et nous le montrent.

img_20161012_085513Ah j’oubliais : vous connaissez les Bishnoïs ? Les Bishnoïs entretiennent le souvenir du massacre de 1730, lorsque le mahârâja Ajit Singh de Jodhpur envoya des coupeurs de bois (ses soldats) dans les villages aux alentours, pour couper les gros arbres, notamment les khejri, parmi les plus fameux arbres du désert : il avait besoin de bois pour alimenter ses fours à chaux dans le cadre d’un vaste chantier de rénovation de son palais. Ses hommes se rendirent sur les terres bishnoïes pour abattre des arbres : les Bishnoïs sortirent de leur village, et leur demandèrent de ne pas couper les arbres, expliquant que c’était contraire à leurs préceptes religieux.

Le maharadja confirma son ordre et les soldats se mirent à couper ; et une femme de la communauté, Amrita Dévi, ainsi que ses filles et d’autres femmes, s’interposèrent pour leur interdire cet abattage, entourant chacune un arbre de leurs bras. Puis hommes, vieillards, jeunes suivirent l’exemple des femmes. Tous prirent un arbre à bras le corps ; et les soldats coupèrent, mutilèrent, sans distinction, les arbres et les Bishnoïs1. 363 personnes furent ainsi massacrées pour avoir tenté de protéger les arbres.

Le roi de Jodhpur, ayant appris l’étendue du massacre, honora le courage des Bishnoïs en ordonnant que les zones qu’ils habitaient deviennent sacrées et qu’en ces lieux nul étranger à leur religion ne manque de respect à leurs 29 commandements, mais y obéisse sans tergiverser en ne tuant ni animaux ni arbres (dans les villes saintes de l’hindouisme et du jaïnisme, et dans les forêts sacrées ou bois où vivent des communautés de sadhus (ascètes, ermites), il est interdit à quiconque de chasser, de blesser ou d’assassiner des créatures, animaux, arbres).img_20161007_074559

Tags : AndlauErnolsheim-BrucheMolsheimMont-Saint-OdileOttrott

5 commentaires

  1. Je vous écris de Polynesie, je vous envoie un rayon de soleil ! J’admire votre courage et votre philosophie… Je respire un grand coup  » ça va aller  » … Et un mec débarque pour vous trouver un coin où vous poser…. Génial ! J’espère que vous irez loin encore ! Nous-mêmes sommes partis il y a 4 ans de France en voilier avec nos enfants… Nous voici à Raiatea où nos jumeaux sont au lycée, nous avons repris une activité en attendant de repartir nous deux sans les enfants… Ils ont 17 ans et vont faire leurs études et leurs vies à eux… Nous avons aussi cette philosophie du  » faire confiance  » et on verra ! … Amitiés. Veronique.

  2. Sur ce chapitre là , il me semble que la corde sensible est exacerbée autant vous que les animaux . Un peu de fatigue supplémentaire aussi avec le changement de saison , le froid qui arrive pour de bon . Alors, je vous envoie du chaud, des ondes positives, vous souhaite beaucoup de courage et la chance au rdv . Prenez soin de vous , et nous prenons toujours du plaisir à lire le cheminement de heureux Marius ! Bisous de la Drôme !!

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