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Marius Tour de FranceMTF #Doubs

Jour 184 / On a passé la barre des 1000 bornes !!

1’000 bornes! On les a passées quelque part entre La Provenchère et Anteuil. Fiers quand même nous sommes oui oui.
20160913_070933Au matin [13 septembre], après avoir enfin dormi quelques heures suite à une guérilla sanglante et sans merci contre les moustiques, nous assistons à la traite du matin et prenons quelques images. Je mets également « la main à la pis » (oui le sais, c’est un pis, mais c’est moins bien pour le jeu de mot!!) après avoir reçu les recommandations d’usage. Céline était plus à aise avec les chèvres et s’abstient. Évidemment, nous avons droit à un grand verre de lait encore chaud, pour goûter ! Après ça, nous  prenons un bon petit dej’ complet avec la famille Perrin, puis je réalise l’interview du fils Nicolas, qui nous parle de sa vision de l’élevage.
Nous décollons vers midi et demi, après avoir pris une photo d’adieu.
Nous traversons le village de la Provenchère, suivons une route goudronnée d’abord, puis le bois des Epesses, une très belle forêt de feuillus au travers desquels la lumière particulière du soleil d’automne scintille et nous enchante. Le sentier de terre et de feuilles mortes serpente doucement à travers bois jusqu’au domaine de Sancey-le-Long.
20160913_142207Nous continuons direction Bellevoir, ancienne cité médiévale, où nous apercevons, depuis le chemin du GR de la côte de Fourney, le château édifié au début du Moyen-âge sur l’emplacement d’un oppidum gaulois et qui surplombe le village sur son piton rocheux. Nous avons passé du temps à défaire plusieurs barrières un peu mal conçues, mais nous passons. Nous faisons une pause casse-croûte à l’ombre, vers un petit cabanon avant d’entamer la montée dans le village, car il fait très chaud. Trois retraités arrivent à vélo et surprennent les chiens qui leur aboient dessus… Ils n’apprécient guère, ce qui se comprend, et seul l’un d’entre eux marmonne un bonjour bougon, bon…
20160913_143523Nous montons et traversons Bellevoir où nous découvrons des halles en bois du XIVe siècle, les plus anciennes du genre en Franche-Comté, où autrefois, se déroulaient de grandes foires aux bestiaux, et de jolies maisons. Arrivés en haut au château, nous trouvons une grille fermée, de l’extérieur il n’y a rien de transcendant, et nous passons notre chemin, un peu harassés de chaleur. Nous entamons la descente à Rahon, qui sera notre étape du soir, d’abord par un chemin herbeux tout doux, puis par la route départementale peu circulante. Nous avons une jolie vue et les rayons du soleil sont maintenant agréables. 20160914_111157Nous repérons  un terrain où trône une fontaine, qui a l’air communal. Il est vraiment  en bordure de la route principale qui, elle, est très fréquentée, alors nous décidons  d’aller voir un peu plus bas. Nous passons devant une ferme et un jeune agriculteur, qui nous avait doublé peu avant sur son quad en nous faisant de grands signes et un grand sourire, vient à notre rencontre. Il nous propose un de ses terrains à la sortie du village, non clos mais bordé d’arbres et suffisamment loin de la route, où nous allons de ce pas nous poser. Céline va chercher de l’eau à la maison la plus proche et, pendant que notre repas cuit, que les chiennes profitent des trous de taupes et que les mul’ânes pâturent en liberté et se roulent avec délice, nous voyons  revenir le jeune homme sur son quad, venu s’assurer que tout va bien. Il nous tend un sac qui contient un morceau de Comté et un bocal de terrine de cochon, deux produits sortant directement de sa ferme. Nous le remercions chaleureusement, toujours touchés par ce genre d’attention venues du cœur, et de la fierté de faire goûter sa production locale. Nous discutons un moment de voyage, de vie, puis chacun s’en retourne à ses occupations. Nous profitons d’une magnifique lumière dorée du soir, qui illumine le château sur sa colline. Nous avons une splendide vue ce soir.20160913_193231
Le lendemain [14 septembre], il fait doux. Les mul’ânes se reposent. Kali va creuser un trou de taupe entre les pattes de Symphonie qui la laisse faire et évite de bouger, ou pose gentiment son museau sur le dos de sa copine canine. Nous aimons beaucoup observer les interactions bienveillantes entre nos animaux, qui semblent maintenant former une vraie famille.
Aujourd’hui, nous avons une petite journée de 7 ou 8 km. La GTJ à cheval aurait dû nous conduire à Clerval, mais nous faisons un petit détour de 3 km pour nous rendre à Anteuil, où Amandine et Cédric nous attendent. Ils sont quasiment sur notre chemin, et nous ont invités à venir chez eux via le blog.
En quittant Rahon, nous nous arrêtons boire un café à l’Auberge du Château, juste à la sortie du village. Nous sommes un peu crasseux et notre style poussiéreux détonne avec celui, propret et moderne, de l’auberge. En partant, nous leur demandons si nous pouvons leur acheter un bout de pain, car nous n’avons plus grand chose dans nos sacoches. Ce sera probablement le pain le plus cher de notre voyage: 1 euro le demi pain (blanc)!! Mais bon, il faut ce qu’il faut.20160914_124401
Nous sortons donc du balisage, tout relatif et plutôt très pauvre, de la GTJ, pour emprunter une piste. En passant à côté d’un hangar, nous revoyons le jeune agriculteur et en profitons pour le remercier et lui dire au revoir. La piste monte sur une colline boisée où des panneaux nous informent qu’un projet éolien de trois ventilateurs est en prévision ici. La question des éoliennes  n’est pas simple et bien que l’idée de développer des sites de production d’énergie renouvelable est séduisante, nous nous rendons compte que pour être efficace et vraiment propre, c’est assez compliqué, sans compter la dénaturation du paysage et le bétonnage des accès.img_20160913_122206
Nous suivons le chemin de Cassepouille (pour rester polis) puis passons le col de la Ferrière, à travers champs, où nous croisons quelques tracteurs. Après une courte pause casse-croûte où nous avons bien savouré le pain, nous nous engageons sur un bout de route assez dangereux. Celle-ci est en effet assez étroite, pleine de virages, sans bas-côtés, et les usagers roulent comme des fous, pouvant à peine se croiser. Il y a aussi des camions… Un peu tendus, nous faisons quelques dizaines de mètres et apercevons rapidement et avec soulagement un sentier parallèle à la route, qui se faufile entre les arbres et nous fait éviter ce passage périlleux.20160914_160128
La suite se passera tranquillement, et nous descendons de petites routes tranquilles jusqu’à Anteuil. Nous passons à côté de la combe de Greutal qui était jadis le refuge des malades de la peste ou du choléra (fontaine des pestiférés).
Amandine nous avait laissé des indications claires pour trouver sa maison, et averti ses voisins. Lorsque nous arrivons devant leur jolie petite maison de bois en bordure de pré, nous trouvons un petit mot adorable nous proposant de nous installer en attendant son retour du boulot. Amandine, Cédric et leur fils Victor ont un petit âne, Pedro, et un cheval, Iris, tous deux récupérés d’une ancienne vie difficile, et remis sur pattes pour une existence meilleure. Ils ont aussi une chienne samoyède, Finka, qui s’entendra plutôt bien avec les nôtres, même si Kali est toujours un peu sensible avec ses sacoches…
Nos mul’ânes ont un joli parc avec vue sur Pedro et Iris. L’herbe y est rare et ils auront droit à du foin, ce qui leur fera le plus grand bien.
20160916_191528Nous sommes arrivés mercredi soir. Avec Amandine et Cédric, nous nous sommes sentis en famille. Ce jeune couple bien dans ses baskets,  nous a accueillis en toute simplicité, et nous avons partagé de très beaux moments. Le jeudi, Céline va faire quelques courses avec la voiture d’Amandine, qui travaille dans les laboratoires de l’usine d’à côté. Cédric lui, travaille pour une collectivité et analyse les eaux de la région. Nous rions beaucoup, nous nous reposons et je profite pour terminer la vidéo du moment. En plus il pleut… alors nous retardons notre départ d’un jour. Le vendredi midi, alors que nous sommes en train de bâter pour partir et que Céline rectifie le parage de Symphonie, Amandine passe à la maison pour sa pause déjeuner et nous dit qu’elle aurait bien aimé nous accompagner  un bout avec l’âne Pedro, qui connaît aussi le bât, car ça fait longtemps qu’ils ne l’ont plus fait, et nous voir lui donne envie. Mais zut, ils travaillent… On se regarde avec Céline : OK, on part demain tous ensemble, et on pique-nique avant de se séparer. Ça tombe bien, on a encore envie de passer un peu de temps ensemble.
img_20160916_173548On en profite du coup pour vermifuger Marius, Amandine en avait chez elle, et regarder ses sabots. Marius aujourd’hui se laisse curer et parer les antérieurs, curer les postérieurs, parer le postérieur gauche… Mais pour le droit, qui en a pourtant besoin, il est encore frileux et secoue son sabot, ce qui est difficile quand on a une lourde pince coupante dans les mains… Céline me dit que peut-être  qu’il veut que ce soit moi qui m’en occupe.. Et là, miracle, il se laisse faire sans broncher. Ayant vu faire Céline plusieurs fois, je peux me débrouiller pour tailler la paroi en surplus. Nous sommes heureux et fiers de ce réussissement !!
Nous passons une magnifique dernière soirée à échanger, manger, profiter du bon temps. Et heureux à la perspective de faire cette promenade ensemble le lendemain, même sous la pluie!!
Tags : AnteuildoubsgtjProvenchèreRahonSancey-le-long

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