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Marius Tour de FranceMTF #Suisse

Jour 116 / Quand le chemin traverse une zone d’exercices militaires…

20160715_112144Ce matin Monique est venue nous chercher pour nous emmener chez elle. Elle et son mari Andreas nous ont préparé un mega petit dej’. Ils ont allumé un feu dans le poêle à bois pour que notre douche soit des plus agréables. Il nous est difficile de quitter cette ambiance cocooning. Malone lui, se fait chouchouter et fait connaissance avec les chèvres et les poneys.
La matinée est déjà bien avancée lorsque Andréas et Monique nous ramènent à  notre campement où nous enlevons Marius et Symphonie à leurs compagnons de nuitée. Andréas m’indique un chemin pour rejoindre celui que j’avais tracé. Vu l’heure un peu tardive à laquelle nous partons, les 18 km prévus pour aujourd’hui vont devoir être rabotés si nous voulons arriver ce soir à Essertine, où habite Sandra, dans un centre équestre au lieu-dit Pré-Gentil. Pour rappel, Sandra nous avait accueillis également au Manège de l’Isle, son lieu de travail. Elle y pratique l’équithérapie avec sa mule Audrey.

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Joli cul de sac !

Nous décollons donc et commençons à grimper dans la forêt. La première partie du chemin est très agréable, sur une piste en cailloux et herbe. Nous modifions au fur et à mesure notre parcours initial pour en réduire les kilomètres, en repérant les petits sentiers grâce à l’application Swissmobile, qui se révèle bien pratique, même si les mises à jour n’ont pas toujours été faites. Nous nous sommes retrouvés dans un cul de sac, face à un mur de remblais de la carrière voisine, sur lequel la végétation avait repoussé depuis longtemps…

20160715_143808Bon. D’un raccourci à l’autre, nous pénétrons dans la zone d’exercices militaires qui entoure la ville de Bière. Il y a les panneaux jaunes « halte, interdit d’accès, danger de mort », et aussi des barrières, ouvertes ou fermées. Nous sommes un peu obligés de passer quand même, si nous ne voulons pas tourner en rond ou revenir sur nos pas, et prenons le parti de faire confiance aux barrières : si elles sont ouvertes, on passe, si elles sont fermées, on respecte et on trouve un autre passage. La forêt est majestueuse et nous fait oublier les tirs militaires que nous entendons dans le lointain.

20160715_185006Après plusieurs changements de direction, nous sortons enfin de cette zone où ne nous sentons quand même pas super à l’aise, surtout Malone qui n’est pas très rassuré avec ou sans barrière. Nous retrouvons une petite route goudronnée qui nous conduit à Gimel, où nous profitons d’un magasin pour un léger ravitaillement. Nous n’allons en effet plus trop croiser de commerces ces prochains jours. Attiré par la présence de nos mul’ânes attachés sur la place, Léo vient nous parler avec son joli accent suisse-allemand. Avec beaucoup d’humour, nous parlons de l’avenir du monde et les difficultés qu’a l’être humain, de changer ses petites habitudes. « Le jour où une météorite tombera sur terre, elle provoquera de gros bouleversements et les gens devront s’adapter très vite. Personne n’ira sonner à la porte de la police pour dire : « Faites quelque chose, c’est pas normal » s’amuse Léo. Avant de nous tendre un billet 20 Fr Suisse pour Solidarité Élisa, il nous donne le contact d’un berger basé à Longirot, sur notre route, susceptible d’avoir un terrain pour accueillir notre troupe.

20160715_143656Il ne nous reste qu’un ou deux kils pour rejoindre Essertine-sur-Rolle, où Sandra, son ami Mickael, et Sarah, qui gère le centre équestre, nous attendent avec l’apéro. Quelle chance!! Nous avons bien marché aujourd’hui, et Malone a eu un peu mal aux pieds. Après avoir déchaussé un moment sur la place à Gimel, il se sent d’attaque pour finir à pied avec nous, courageux petit bonhomme.
Nous arrivons à bon port vers 19h, nos équidés sont accueillis dans le rond de longe herbeux où ils auront droit à du foin en complément.
Quant à nous, nous dormirons dans la paille. Malone file jouer avec Ethan, le fils de Sarah (y’a un trampoliiiiiin), et nous profitons des derniers rayons avec nos hôtes, en levant un verre au voyage, et aux vacances de Sandra.
Bâches et duvets installés, nous fermons les yeux en écoutant le vent jouer sur le toit de la grange.

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