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Marius Tour de FranceMTF #Suisse

Jour 119 / Retour en France, nos premiers pas dans le Jura.

20160718_113857On ne s’attarde pas ce matin sur le bord du chemin ! L’humidité est partout. Sur la tente, sur la bâche que nous utilisons pour protéger nos affaires : tout est trempé de rosée. Bayah était heureusement protégée par les branches d’un arbre ! On ne verra pas le soleil avant de remballer nos affaires. Ca séchera ce soir … ou pas !

20160718_150815Nous continuons notre chemin et regagnons une petite route goudronnée. Après être passés devant le Mont Salâ, nous contournons le Mont Pelé. Ça fait bien de donner comme ça, dans un carnet de voyage, le nom de sites géographiques connus dans le coin ! En réalité, si on les note sur la carte, sur le terrain on ne voit pas grand chose si ce n’est des arbres qui nous cachent la vue !  En tout cas, on a bien contourné ces montagnes que pas mal de randonneurs croisés étaient, eux, bien motivés à gravir ! Il paraît que de « là-haut », elles offrent un panorama exceptionnel !
20160718_162435Ce matin encore, notre chemin est ponctué par des traversées de parcs à vaches. Nous croisons un fermier qui nous indique qu’après sa ferme, il y a une échelle pour enjamber un muret. Il nous conseille un passage en contre-bas pour sortir et entrer dans un autre parc avec nos mulânes. Il précise que la clôture se démonte facilement. Ouf ! Mais avant, on doit passer un troupeau avec 3 veaux… Bah ça devrait aller, on est rodé. « Mais…Ça va aller ? » interroge Céline espérant une réponse rassurante … qui ne viendra pas ! Bon. Le troupeau en question est en train de siester lorsque nous le contournons. La discrétion est de rigueur mais les ruminants nous ont à l’oeil !

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Nous sommes suivis !

Une des dominantes nous a repérés alors que nous avons presque passé le groupe. On demande à Malone de se mettre de l’autre-coté de la clôture électrique afin qu’il soit en sécurité et on poursuit notre route. Les vaches se lèvent, font quelques pas et beuglent derrière nous ! Alors qu’on se pense sortis d’affaire, on les voit se diriger vers nous! Sans agressivité, tranquillement, elle se mettent à nous suivre ! Petit à petit, elles réduisent l’écart qui les séparent de nous dans un tintamarre de cloches. Tintamarre qui inquiète Symphonie, qui se retourne de plus en plus souvent pour voir qui sont ces grosses dames bruyantes qui nous suivent!
20160718_115250Heureusement, nous arrivons à la bergerie avant elles ! Nous passons la clôture lorsque la dominante se met à meugler comme pour prévenir ses congénères d’un éventuel danger, mais là, le troupeau ralenti et se disperse, en se mélangeant à d’autres vaches! De l’autre coté de la barrière (c’est fou ce qu’un petit fil de rien du tout peux nous faire sentir en sécurité !), nous en profitons pour laisser brouter, boire un coup et manger quelques fruits secs !20160718_132227Les vaches, ça doit être fini ! On va tomber au pire sur un troupeau de moutons selon un éleveur. Un panneau que Malone lit attentivement, nous prévient de la présence de patous et nous recommande de tenir les chiens en laisse. Nous longeons le Crêt des Danses et descendons au niveau du marais du Creux du Croue par un chemin raide, caillouteux d’abord, puis glissant dans l’herbe. Pas d’ovins ni de chiens. C’est déjà ça ! Nous contournons le parc en forme de cratère, partiellement recouvert de conifères, et nous posons sur les hauteurs près de la sortie !

20160718_145632La vue est splendide : comme une entaille faite au Noirmont, le Creux est une profonde dépression due probablement à une érosion puis au creusement continuel des eaux, évacuées dans son sous-sol. Le fond de la combe est composé d’une zone tourbière et d’une bergerie. Nous profitons de ce magnifique lieu et débâtons pour la grande pause, et tandis que nous mangeons, les mulânes, manifestement rassasiés, préfèrent venir siester près de nous plutôt que d’aller brouter. On adore ces moments de « réunion de troupeau « , témoignages d’amitié et de confiance.

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Le lac des Rousses.

D’ici, il ne nous reste qu’une poignée de kilomètres avant la borne frontière. On réfléchit à un argumentaire au cas où on tomberait sur la douane volante. On briefe Malone qui trouve ça plutôt cool ! Après une longue descende des plus raides, et quelques chardons qui réjouissent les papilles de nos équidés, nous arrivons sur les hauteurs des Rousses et de son lac. Nous longeons la frontières par une série de petits hameaux où l’on ne verra pas grand monde. Dernier passage canadien et on arrive enfin à la frontière. Bois d’Amont est devant nous ! Enfin ! Il y a plein de fontaines et ça c’est chouette aussi, car nous n’avions pas vu beaucoup d’eau lors de la traversée.

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La borne frontalière.

De Bois d’Amont, on découvre d’abord une longue route qui traverse la commune. Départementale empruntée tous les jours par les frontaliers qui s’agglutinent dans les embouteillages pour aller gagner leur pitance en Suisse ! On s’arrête un long moment dans une moyenne surface où l’on va remplir nos besaces ! La responsable du magasin nous indique deux ou trois lieux où nous pourrions nous poser pour la nuit. Elle nous offre quelques pâtisserie de la veille. On les accepte avec plaisir et on les mange dans la foulée ! La marche ça met en appétit !!20160718_154926C’est finalement à deux pas de la supérette que nous posons le campement. Dans le parc de l’église, au bord d’un petit cours d’eau. La salle paroissiale nous offre des sanitaires bienvenus, et il y a une place de jeux pour Malone. On retrouve les habitudes du bivouac en France. Demain matin, nous irons boire un p’tit café !20160719_074021

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