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Marius Tour de France

Jour 115 / Faut payer pour faire entrer avec des ânes en Suisse ?? Euh… Comment dire ?

Les temps ce matin est presque aussi pourri qu’hier mais ça y est : on décolle de L’Isle ! On a dit au revoir à Nadia, Alexandra, Sam, et bien sûr Sandra qui nous ont laissés squatter le manège et nous ont super bien accueillis. Nous repartons aussi momentanément sans Kali, qui sera en « vacances » chez les parents de Céline pour nous alléger un peu pendant le temps où Malone nous accompagnera.

20160714_111040Bon d’abord faut essayer de sortir de ce bourg du canton de Vaud et ça, c’est pas gagné ! Les rues du village sont en travaux, de gros engins refont la chaussée et nous n’osons pas trop marcher sur la couche de gravier qui recouvre la route. On a mis de coté l’application iPhiGéNie pour un logiciel local : SwissMobile, et à force de tourner en rond, on finit par trouver la sortie !
20160714_13020812 km sont prévus aujourd’hui. Nous devons arriver à Berolle. Un couple qui possède des ânes a accepté de nous trouver un lieu pour bivouaquer et aurait un parc pour Marius et Symphonie. C’est Frédéric Pierre, une connaissance de Facebook qui randonne avec sa petite mule Lolita sur les chemins de Romandie, qui nous a donné plusieurs contacts de personnes susceptibles de pouvoir nous accueillir. Il avait d’ailleurs aussi passé quelques jours au Manège de l’Isle au printemps dernier, où il avait attendu que la pluie cesse pour repartir. Ce que nous ne vous avons pas dit, c’est qu’en Suisse, le bivouac n’est pas autorisé partout. Chaque canton, voire chaque commune refuse ou non le campement temporaire. Du coup, comme nous avons passé la frontière par la forêt, donc sans remplir les formalités d’usage pour nos deux équidés, on se la joue très discrets ! Formalités ? Ah oui !! La Confédération Helvétique impose de payer une caution de 2000 à 3000 Francs Suisse par équidés qui entrent dans le pays ! Après avoir hésité un moment, on s’était même demandés si nous n’allions pas éviter de pénétrer en Suisse. Le service des Douanes que Céline a appelé nous a proposé de faire appel à un transitaire, que l’on aurait chargé de déposer la caution et de remplir les formulaires indigestes nécessaires contre, bien évidemment, une contrepartie financière. Bref, n’ayant qu’un budget de moins de 10 euros par personne et par jour, on a finalement opté pour l’option « on savait pas M’sieur l’douanier Rousso » ! En même temps, être discret avec une caravane aussi grande et un drapeau qui flotte… Faut être balaise ! C’est d’ailleurs pour ca que nous avons aussi préféré éviter la region de Genève en transportant nos compagnons de voyage en camion. J’ai donc un peu parfois l’impression d’être dans la peau d’un huguenot traqué par les Dragons du Roi, fuyant son pays.

20160714_143639Avec l’arrivée de Malone, on a essayé de faire de petites étapes pour ces jeunes guiboles. Du haut de ses 8 ans et demi, il marche bien, sans se plaindre, même si sa question récurrente est : « On a marché combien de temps ? ». Sachant qu’on fait du 3 km/h de moyenne, il s’amuse à calculer le nombre de kilomètres parcourus ! Bon, répété toutes les 5 minutes, ça me rappelle le traditionnel « On arrive quand ? « . Note pour plus tard : prévoir une tablette ou un écran TV sur le dos de Marius pour lui faire passer le temps. Naaaan j’déconne !!!!
20160714_164405On a dû souvent modifier le chemin initialement tracé, car on s’est retrouvé sur une route trop fréquentée ou sur un chemin privé, ce qui n’était pas indiqué sur nos cartes.
Nous avons alterné entre jolis chemins herbeux, sillonnant le long des prairies ou des champs de céréales, et routes goudronnées, tout en savourant le délicieux accent vaudois des personnes croisées sur la route. Malone demande avec de grand yeux : « C’est ça l’accent de la vaudoisie?? »

20160714_180541Arrivés à Berolle et après avoir bien rigolé de la tête de nos mulânes devant une sculpture de deux têtes d’ânes en bois grandeur nature, nous appelons Monique et Andréas, qui nous expliquent comment rejoindre le parc de leurs longues oreilles. C’est donc avec cinq copains que Marius et Symphonie passeront la nuit. Pendant que nous montons notre campement juste en dessus dans un coin de forêt, nous entendons cette dernière chasser les pauvres ânes qui tentent de s’approcher de Marius. Un brin jalouse la miss ! Toute l’équipe finit tout de même par se calmer et la nuit pourra être tranquille.

Andréas est malade mais il a fait l’effort de sortir du lit pour venir nous accueillir, et Monique est toute désolée d’être de sortie ce soir car elle aurait souhaité qu’on passe la soirée ensemble. Après nous avoir amené du pain, elle nous propose de nous rattraper demain matin avec un petit dej partagé, et une douche en prime. Chouette !

20160715_111556Première nuit à trois, enfin deux et demi, dans la tente, il faut avouer que nous sommes un peu esquichés, mais Malone adore ça, lui, dormir dans la tente! Bayah a par contre sa tente pour elle toute seule, et nous nous demandons si Kali lui manque…Un peu peut être.

Nous nous endormons sous les arbres et avec le tintement des clochettes des ânes de Monique et Andréas dans la douce lumière du coucher de soleil.

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