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Marius Tour de France

Jour 99 / Vous prendrez bien un verre de lait ?

IMG_20160627_100031La traite des brebis et des chèvres, voilà ce à quoi nous voulions assister et pourquoi pas participer avant de quitter nos hôtes.

Nous les avions vus brièvement hier soir lorsqu’ils étaient rentrés des parcs et avions discuté encore un peu avec eux, notamment sur nos prochaines étapes. Clément nous a conseillé sur des aires de bivouac autour de Chambéry et du Bourget du Lac.

Ce matin nos équidés semblent avoir bien dormi. La veille, Marius était un peu ronchon car l’endroit où je l’avais attaché ne lui plaisait manifestement pas ! Il préférait être plus proche des arbres fruitiers pour leur faire une petite taille et accessoirement croquer l’écorce bien tendre ! Hors de question l’ami !!

IMG_20160627_102630Nous avons évité aussi de détacher les chiennes car Olivier et Aline en ont plusieurs et ils se frittent un peu, avec Bayah en particulier qui est allée mordre les jarret du bouc à peine arrivés dans la ferme (celui dont j’avais mis la photo dans le message d’hier). Forcément, les chiens de berger l’ont défendu et je pense qu’ils avaient une dent contre elle ! Le bouc (castré), s’appelle Hector. Aline a dans l’idée de le bâter et d’aller marcher sur le chemin de Stevenson avec ! Bien sûr, elle n’y mettra pas autant de matériels que dans les sacs de nos équidés mais ce qui sera dans les sacoches du bât acheté chez un fabricant suisse-allemand sera autant de choses en moins à porter dans le sac à dos ! Pour l’instant elle le bâte de temps en temps, balade un peu ou ramasse les déchets qu’elle trouve sur son chemin.

IMG_20160627_100429-1Après avoir beaucoup échangé autour du petit déjeuner, nous avons suivi nos hôtes partis ramener les troupeaux dans la bergerie où se trouve la salle de traite. A leur image, tout se déroule calmement, en douceur. Tout le monde sait ce qu’il à faire : les éleveurs bien sûr qui s’affairent autour des machines, les caprins et les ovins qui viennent s’installer 12 par 12 sur la table de traite et à de rares exceptions près toujours dans le même ordre, enfin les chiens qui guident tout ce petit monde, à l’entrée ou vers la sortie.

Nous avons passé un chouette moment à les regarder, à apprendre et à comprendre le fonctionnement de la traite. Le couple exerce son métier avec beaucoup de coeur. Ils aiment leur troupeau même si leur activité n’est pas facile, surtout physiquement, comme ils ont pu nous le dire lors d’une une petite interview que nous avons faite d’eux. Avant de finir de remballer nos affaires, nous n’avons pu refuser l’invitation d’Olivier à rester déjeuner avec eux à midi…

20160627_164958De fil en aiguille, ce n’est que vers 17 h que nous décollons d’Apremont suivis par la chienne Melba que nous avons dû renvoyer fermementà la maison. Si nous n’avons marché que 6 ou 7 km, au moins il ne faisait pas trop chaud ! Nous avons avancé le plus loin possible pour approcher Chambéry en regardant l’instable et tremblant Granier s’éloigner derrière nous !

20160627_194312Toutefois, pour ne pas culpabiliser, on a gravi le Mont Charvet au sommet duquel nous avons pu admirer le massif des Bauges. Arrivés à la Croix de Coche, nous contemplons Chambery et le lac du Bourget où nous serons dans deux jours. Le « coche » signifie en fait passage, col. Et ce coche servait jadis de lieu de communication entre deux vallées. Une croix en pierre a été implantée au sommet en 1872 pour remplacée celle en bois. Elle était si lourde que 7 paires de boeufs ont été nécessaires pour la transporter.

20160627_194332La descente vers Saint Badolph est facile. Le chemin nous offre une très belle vue sur la vallée. Mais en bas, nous nous retrouvons coincé par deux barrières sensées stopper les véhicules à moteur. Revers de la medaille, les ânes bâtés et sans doute les chevaux ne peuvent passer.  Il est 20h30 et faire demin tour nous paraît compliqué. Ca énerve !! Je parviens finalement à les démonter en forçant sur les poteaux.

20160627_200445C’est chiant… Et une fois que nous sommes  passés, on replante les barrières dans le sol histoire de perdre encore un peu de temps. Nous sommes arrivés à Saint Baldoph On décide alors de se mettre en quête d’un terrain où passer la nuit. Quelques centaines de mètres plus bas, nous demandons à une famille qui nous offre bien volontiers l’hospitalité. Un champ pour nos ânes, un terrain pour nos chiens et une petite cabane en bois au bord de la piscine pour nous ! Un vrai bonheur !

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