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20160621_185352Avant de reprendre les chemins de traverse, Céline et moi avons écrit un texte, chacun de notre coté puisque nous n’étions pas ensemble pendant ce laps de temps, pour vous raconter comment nous avons vécu cette longue pause.

Céline :

« Un mois d’arrêt… Quoi déjà?? Oui, manifestement un mois nécessaire, à récupérer physiquement de quelques trop grosses étapes sur un mauvais terrain, mais aussi à me resituer face au voyage. Partie sur du long terme avec des animaux, cela m’a fait du bien de prendre un peu de recul sur le chemin déjà parcouru, y compris intérieur. Il s’est passé beaucoup de choses, nous avons vécu des épreuves et des grandes sensations, rencontré une foule de personnes plus extras les unes que les autres.. Cela vaut bien un temps de digestion.

Nécessaire aussi pour Symphonie, dont les pieds étaient sensibles vers la fin, et qui marchait crispée. Avec une charge sur le dos, il est important que les animaux aient du plaisir en voyage, et les douleurs entament leur moral. J’avais pris soin de ses sabots autant que les conditions d’itinérance et de météo me le permettaient, mais cela n’a pas suffit. La pareuse qui est venue cette semaine m’a réconfortée : j’ai fait juste, mais j’aurais pu approfondir un peu, mieux nettoyer le début de pourriture de fourchette installé et bien m’assurer que les pieds travaillent correctement au sol. Le temps plus sec devrait désormais m’y aider. Aujourd’hui symphonie cherche encore un peu les bordures, mais elle semble plus à l’aise dans ses basquettes. Nous repartirons doucement pour laisser à toute la troupe le temps de se remettre en mouvement dans de bonnes conditions.IMG_20160621_121704

J’ai aussi profité de ce temps pour acquérir un nouveau matelas, et commander des produits répulsifs naturels, car nous commençons à être embêtés par les insectes piquants en tout genre. On vous redonnera donc des nouvelles de l’huile de neem, recommandé par Fred dans le Trièves, que j’agrémenterai de quelques huile essentielles qui vont bien.

Cette pause à Genève m’a également permis de voir ma famille, mes amis, me reposer et laisser ma jambe retrouver ses fonctions. Rien de grave, muscles, tendons et facias étaient juste enflammés. Il faut dire que je me suis cassé le genou droit en 2007 et que je dois faire avec certaines séquelles. Après deux séances d’osteo et du repos (c’est à dire marcher quand même avec Kali et Bayah que j’avais en garde, mais moins et sans sac à dos), je me sens beaucoup mieux. Ce n’est pas à 100%, mais cela devrait aller. Je ressens le besoin de repartir et je me suis promis que je m’écouterais mieux. Pas toujours évident de s’arrêter au vu de certaines contraintes, comme celle de trouver un endroit adéquat pour s’arrêter, mais j’essaierai d’anticiper.

Pendant ce temps de pause, j’ai remarqué que j’avais déjà acquis une meilleure confiance en moi, en mes ressources, et en la vie qui nous apporte toujours ce dont nous avons besoin, même dans l’épreuve. J’ai pu voir à quel point je pouvais m’inquiéter pour rien, et angoisser à l’avance pour une situation sur laquelle je n’ai pas de contrôle. J’apprends donc à poser des intentions, des actes, et à lâcher prise pour que les choses se règlent. Si ça ne va pas, alors je dois changer quelque chose et recommencer. C’est tout. Le chemin et les animaux m’ont fait comprendre qu’il n’y a pas lieu de ruminer sur ce qui va arriver, car c’est une perte de temps et d’énergie. En effet, ce qui arrive est rarement comme on l’avait imaginé, surtout quand on a tendance à imaginer le pire. Le but est donc d’accueillir ce qui vient comme une expérience en tout temps, de faire au mieux avec ça, et en cas de désagrément, prendre conscience de ce que nous aurions pu mettre en place, pour s’améliorer.

Autant dire que la théorie n’est pas toujours facile à appliquer et que je me laisse avoir régulièrement. Mais j’ai toute une vie pour avancer et grandir, et le nombres d’exercices offerts par la vie lorsqu’on se met en mouvement est illimité.

Désencombrés, avec l’essentiel et en itinérance, nous touchons à des items basic tels que manger, dormir, s’abriter, prendre soin de la troupe. C’est donc plus aisé à travailler car moins complexe que les entremêlements de situations souvent rencontrés dans un quotidien sédentaire, avec toutes les obligations et stress auxquels nous devons faire face. Mais le principe est le même : apprendre de ses erreurs et surtout agir sur ce que l’on peut changer, c’est à dire soi même, et laisser le reste « être ».

Bref, cette pause était loin d’être un arrêt total, car le chemin opère toujours à l’intérieur. Et j’ai eu beaucoup de plaisir à passer du temps avec mes proches, ce qui est loin d’être négligeable. Les chiennes aussi ont apprécié cette pause confort bien méritée ».

collage-1465231708218Stéphane

« Et oui … Un mois ! Déjà ! 

Cette coupure m’a un peu coupé du chemin… un mois c’est long … Cela représente un tiers du temps de notre voyage. Je ne me sentais pas spécialement fatigué et je n’avais pas vraiment envie de m’arrêter et de retrouver un rythme de sédentaire. Mais lorsqu’on ne part pas seul, il faut s’avoir composer avec les maux des uns et les envies des autres. Pas toujours simple mais c’est ainsi. Hâte de reprendre les sentiers

Quoi qu’il en soit, je suis retourné quelques jours dans le sud Drôme pour passer du temps avec ma famille et surtout avec mon fils que je n’avais pas revu depuis la surprise que nous lui avions faite à la sortie de l’école à la veille des vacances de printemps. Il viendra nous rejoindre début juillet ! J’ai retrouvé quelques amis. Certains pensaient que je ne reviendrai plus. Surpriiiiiiiiiiiiiise !!!! 

J’ai profité de mon retour pour vider le garage que je louais. J’y avait enfermé les derniers biens matériels que j’avais conservé après la vente de ma maison. J’ai toutefois gardé dans des cartons quelques vieux souvenirs, des papiers administratifs, des vêtements, plusieurs outils, pas mal de livres et de CD … Pas grand chose au regard de ce que j’avais stocké en juillet dernier ! Je suis content d’avoir pu donner pas mal d’affaires au lieu de les jeter. Je ne doute pas qu’elles feront la joie notamment d’enfants ! Le garage est vide et je me sens encore un peu plus libre ! Un grand merci aux amis qui m’ont aidé !

L’occasion m’a été donnée de rencontrer les enfants du Claé du Foyer Rural d’Education Populaire de Visan dans le Vaucluse avec qui nous échangeons par mail chaque semaine. Je leur ai projeté le film sur le Marius Tour 2015 au Café du Siècle qui a ouvert grand ses portes et mis à disposition son grand écran ! Puis, en soirée, c’est à quelques personnes qui nous suivent (notamment des amis) que j’ai projeté quelques films sur nos précédents voyages. En parlant de films, cette coupure m’a aussi permis de travailler et d’avancer ) sur plusieurs projets dont je vous parlerai prochainement. 

Je suis remonté tranquillement à Barraux rejoindre Céline, les chiennes et les « mulânes »; qui étaient heureux de nous retrouver, un peu stressés malgré tout d’avoir été laissés à eux-mêmes pour 2 x 1 semaine (puisque Celine était revenue les voir entre deux). Cela semble aujourd’hui être ok, même si nous sentons qu’ils ont aussi envie de repartir découvrir d’autres horizons. J’ai retrouvé toute la caravane mardi après-midi. Depuis nous préparons un peu la suite ».

PART_1465921220964Et la suite commence demain ! Direction Chambéry où nous serons dans quelques jours.

2 commentaires

  1. hELLO?
    mais ta pareuse c’est Marie ? Décidément le monde équestre est bien petit 🙂 Si j’avais su qu’elle etait si pres j s’rai venue lui faire un p’tit coucou depuis le temps que je ne l’ai pas vu 😉
    Bonne Voyage et Bons pieds 😉
    Brigggg

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