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FB_IMG_1464610595236Aujourd’hui nous traversons Grenoble !! Nous avions plusieurs possibilités : soit suivre l’itinéraire des Huguenots et traverser la ville, soit l’éviter en effectuant un transfert en van, soit la contourner à pied. C’est ce dernier choix que nous avons préféré. Nous avions donc planché avec Yoann, lorsque nous étions à La Mure, sur le meilleur itinéraire à suivre pour éviter les grands axes.

FB_IMG_1464610584633La chaleur estivale semble s’installer. Comme hier, la journée s’annonce chaude. Les insectes sont déjà là en masse alors que nous bâtons nos longues oreilles. Soulagement pour nous : l’oeil de Marius va beaucoup mieux ce matin : il l’ouvre normalement. C’est seulement après une douche et un somptueux petit déjeuner chez Myriam et Mickaël que nous prenons la route. Il est toujours difficile de quitter les rencontres avec lesquelles nous avons de riches discussions. Myriam, Mickaël (qui nous ont acheté un pain) et leur fils Firmin, nous accompagnent durant les premiers mètres, le temps de faire quelques photos.

Nous partons donc persuadés que nous n’avons que 15 km à parcourir. En fait nous en avons plus de  25 (calculs savants à la louche!).

20160527_120642Un petit chemin bien droit et bien plat comme on les aime nous conduit d’abord à Uriage-les-Bains. Nous évitons facilement les travaux à l’entrée de la ville et longeons un chemin  agréable et ombragé parallèle à l’avenue principale. Nos chiennes n’en peuvent plus de cette chaleur et se jètent dans la première fontaine venue ! Il fait très chaud à la mi-journée. La moindre flaque ou le moindre ruisseau sont aussitôt pris d’assaut pas Kali et Bayah. Il est de plus en plus évident que pour la santé de nos deux chiennes, nous devrons changer notre rythme de marche lorsque la chaleur estivale sera écrasante.

20160527_123206Nous passons devant les thermes et le casino (pas le temps de nous arrêter pour tâter du bandit-manchot et tester le dernier bassin à bulles) pour bifurquer en direction du château. Première grimpette de la journée par un sentier. Ce sera un des rares de la journée puisque nous n’aurons rarement d’autres choix que d’arpenter le bitume aujourd’hui, unique possibilité pour enchainer les zones urbanisées et les villages.

20160527_125548Cheminement chaud et monotone mais choisi conscencieusement pour éviter le gros trafic. Une prieuré du XVIIe et son petit parc vert et ombragé nous invitent à faire une pause pique-nique au frais. C’est à ce moment là que nous nous rendons compte qu’il nous reste beaucoup de kilomètres à parcourir avant même d’atteindre le début de la voie verte qui nous permettra d’éviter le centre de Grenoble. Nous devons pourtant atteindre la Bastille ce soir car nous y sommes attendus par Stéphanie et Yoann mais aussi parce que nous n’avons pas d’autres alternatives pour bivouaquer.

20160527_150700Nous repartons à 15h alors que tous nos animaux sont en mode « sieste » et nous leur cachons que la journée est loin d’être finie !! Aux pas de nos équidés endormis, nous arrivons vers 18h à Gières (rien a voir, partait-il avec Dallas). Pour affronter les 10 derniers kilomètres, une pause s’impose mais cette fois devant une supérette où Céline nous achète plein de fruits pour nous refaire une santé. Le temps de les manger et nous sommes assaillis de questions par des passants intrigués. Nous sommes parfois un peu fatigués de répétertoujours la même histoire, surtout après les kilomètres dans les guiboles, néanmoins,  nous nous prêtons au jeu de bon coeur. Si nous ne voulons pas être dérangés, nous n’allons pas dans un centre urbain avec nos mulanes.

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Au fond : Grenoble !

« Nous voici enfin à Grenoble, après avoir suivi la rive droite du Drac pendant quatre jours. Nous avons passé non loin du château du Duc de Lesdiguières, le fameux. Celui qui a libéré Montelimar. » (Extrait de « Aller simple… Le récit d’un voyage compliqué » de Johannes Melsen

On finit par repartir en direction de l’ancien chemin de halage de la rivière Isère aménagée en voix verte. Verte elle n’est que de nom puisque goudronnée. Nous y croisons de nombreux cyclistes, joggeurs, skater, et autres sportifs en « er » qui s’arrêtent pour nous poser une question que nous entendrons souvent ces prochains temps : « Vous allez où comme ça ? ». Au fur et à mesure que nous avançons, usés par le goudron et le temps de marche, nous ne nous arrêtons même plus et lançons à la collégiale « On fait un tour d’France » avec un très beau sourire … crispé !! Régulièrement nous avons Yohann ou Stéphanie au téléphone avec qui nous avions rendez-vous il y a deux heures à la Bastille.  Céline est sur pilote automatique et moi je me désespère d’arriver car je ne vois pas le bout de bout ! Et cerise sur la gâteau, la voie de halage de la rive droite disparait dans un camp de roms !! Il va donc falloir improviser (ça on sait faire) pour trouver un plan B. Toutefois, la rencontre avec les habitants de ce village de fortune fut surprenante et sincère. Je n’osais d’abord rentrer dans ce camp pour chercher le chemin, mais encore une fois, les ânes ont fait tomber les barrières. Une dame et des enfants, très étonnés de nous voir entrer, ont tenté de nous trouver des solutions. « Mais pourquoi  vous faites ça ? Et pourquoi avec des animaux ? » nous interrogeaient-ils. Céline a discuté avec eux pendant que je cherchais un chemin pour rejoindre la route montant la Bastille. Les enfants nous ont accompagnés un peu et nous ont pris en photo. Ce fut un moment fort mais trop bref. Nous aurions souhaité prolonger cette rencontre dans d’autres circonstances mais il nous faut tracer.

Après avoir contourné l’hôpital, nous retrouvons enfin Yohann et Stéphanie. Ils embarquent Bayah épuisée, une partie de notre paquetage pour soulager nos équidés ainsi que le sac à dos de Céline. Elle a décidé de lâcher prise et de ne pas jouer à « la guerrière » se souvenant de la réflexion de Robert Aillaud quelques jours plus tôt, qui lui avait dit après avoir essuyé un refus en voulant lui porter son sac, qu’elle n’était pas obligée de souffrir inutilement.

20160527_212742Il nous reste deux kilomètres et 250m de dénivelé positif avant d’arriver à la Bastille ! L’ascension sur du goudron se fait dans la douleur. Nos bêtes ont comme nous, beaucoup de mal à arriver en haut d’autant que nous sommes sans arrêt coupés dans notre élan par des véhicules qui montent et descendent.

Il est 21h lorsque nous arrivons enfin. Yohann et Stéphanie ont repéré et investi les lieux, monté la tente et installé Bayah sous un arbre. C’est à la lampe-frontale et un peu groggy par cette harassante journée que nous avons mangé un superbe pique-nique qu’ils ont préparé ! Un grand merci à vous deux pour votre assistance. Vous avez vraiment assuré !!

20160527_234856Après leur départ, nous nous endormons tous malgré la sono de jeunes fêtards venus profiter de leur début de week-end. Demain nous attaquons la Chartreuse, et ça, ça nous fait moins rigoler …

3 commentaires

  1. Oh oh, je vois que vous vous rapprochez de chez nous (bassin Bellegardien)…. Pluie continue pour le moment, mais on espere bien vous accueillir sous le soleil dans notre belle region.

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