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DSC_0408Lorsque nous quittons la maison de nos hôtes, ces derniers sont déjà partis au boulot.

Il a plu toute la nuit et on se réjouit d’avoir pu dormir bien au sec ! Kali semble aller mieux après 15 heures de sommeil. En tout cas elle a la pêche et ne boîte plus. Nos ânes ont l’air pressés de sortir, à moins que ce ne soit la présence de trois petits boucs à proximité qui les fait s’agiter devant la porte du parc en nous appelant.

20160519_123641La pluie se remet à tomber lorsque nous quittons le hameau. Les « rares averses » annoncée pour la journée, ont été pour nous. À Saint-Jean, on croise Martha qui nous fait de grands signes et nous souhaite le meilleur tout en conduisant sa voiture en frôlant le bas-côté ! Quelques minutes plus tard, c’est Sylvie que nous croisons. Elle s’arrête et nous échangeons quelques mots avant de repartir. C’était très chouette d’avoir eu l’occasion de lui « claquer la bise », comme elle dit, avant de quitter le Trièves.

20160519_142639Un petit tour par l’église puis un passage devant le cimetière et on quitte le village direction le lieu dit « Les Rives » avant de descendre vers au hameau de “La Loubièle » puis le Pont de Cognet où une centrale hydroélectrique fonctionne à plein régime. Il gâche un peu le site. D’ailleurs, toute cette énergie électrique diffusée par les lignes à haute-tension rend Céline malade. Cela lui demande beaucoup de concentration et de respiration pour rester calme et fonctionnelle. Elle marche un peu en pilote automatique ! On se dépêche de sortir de cette cuvette pour reprendre de l’altitude et s’éloigner de ses mauvaises ondes extrêmement puissantes.

20160519_142535Le Pont de Cognet permettait les échanges entre le Trièves et la Matheysine depuis l’époque romaine. Il assura le passage de la rivière du Drac jusqu’aux Guerres de Religion où il fut détérioré par les combats entre Catholiques et Protestants. Le Duc de Lesdiguières fit bâtir un fort du côté matheysin pour contrôler le Pont. Pris par les Catholiques puis repris par les Protestants, il fut finalement détruit par son bâtisseur “pour n’avoir pas à le reprendre” ! Le Duc fit alors fait construire un nouveau pont, en 1605, que l’on emprunte encore aujourd’hui, à quelques mètres en amont du premier.

Le pont traversé, nous passons en Matheysine. De même que nous sommes descendus par la route, nous remontons par la route. Le bitume est très fréquent sur cette étape. Arrivés à Cognet, nous nous égarons mais la vue sur la vallée du Drac que nous offre le panorama, est grandiose. Nous reprenons le sentier des Huguenots et après un dernier coup de cul, nous arrivons sur un plateau qui nous emmène doucement jusqu’à La Mure.

20160519_154745Ancienne citée minière, cette petite ville de moyenne montagne située à 890m sur le plateau Matheysin ne pose pas de problème à traverser. Nous décidons de nous arrêter quelques minutes afin d’acheter des croquettes pour nos deux chiens (échec !). Mais à l’heure de la sortie des écoles, on ne passe pas inaperçus ! « Marius et Symphonie … quelle surprise de vous trouver ici » s’exclame une passante ! En fait, il s’agit de Cyrielle, une passionnée d’équidés qui nous suit sur le blog depuis plusieurs années déjà. Quelques minutes plus tard, une autre habitante de La Mure nous reconnaît à son tour !! C’est toujours surprenant lorsque quelqu’un appelle nos ânes par leur prénom !! Quelle notoriété, nos mul’ânes!!

20160519_174522Après avoir cherché notre direction un bon moment, nous finissons par trouver la sortie de La Mure. Guidés par téléphone par Yohann, un ami qui loue des ânes dans les Écrins et la Matheysine et chez qui nous allons rester quelques jours, nous grimpons sur Beauregard, puis Le Paradis, avant de rejoindre les Merlins sous un vent glacial et d’arriver chez lui. « Il y a 2 km entre le village et ma maison », m’avait précisé Yohann qui en a semble-t-il oublié six en route, ou avait simplement omis de préciser que c’était par la route, justement, et pas par les sentiers qu’il nous a dit de prendre !!

20160519_180447Bref, c’est trempés que nous arriverons mais au sec que nous passerons la soirée, accueillis chaleureusement par cet amoureux des ânes et de la région où il a grandi.

Ce soir, nos compagnons sont installés à la longue longe dans un champ situé face à la maison. C’est la première fois que nous les laissons ainsi sans dormir à leur côté mais comme il n’y a pas d’obstacles où ils pourraient s’emmêler et que nous les voyons depuis la fenêtre, nous ne sommes pas inquiets.

Nous commençons la soirée par … un petit vin d’orange maison !

 

 

 

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