close

Doucement, kilomètre après kilomètre, les vignes ont remplacé les cultures céréalières, les prés et les champs de fourrage. Dans le Diois, la Clairette est la spécialité locale.

20160509_122353Ici, ce sont les vignerons qui ont sculpté le paysage en grandes rangées de petits ceps bien alignés comme un régiment d’infanterie de marine au garde à vous ! Rien ne dépasse. La taille est militaire. Chaque feuille est à sa place ! On sent du travail et de l’expérience dans ces vignobles. « Ils pourraient faire des lignes plus féminines » souligne Céline qui les trouve un peu trop carrées ! Décidément tout fout le camp : même la rigueur suisse.

20160509_130828C’est donc à travers ces vignes qui bourgeonnent à peine que nous quittons Saint-Roman après avoir sifflé un gros pot de confiture de châtaigne maison que nous a donné Pascale. Un délice avalé entre le repas du soir de la veille et le petit dej’. Ce n’est pas ça qui m’a donné une bonne migraine le matin en me levant mais une mauvaise position pendant la nuit. Du coup, le réveil et le rangement des affaires ont traîné en longueur, rythmés par des nausées et des besoins impérieux de m’allonger par terre pour dormir un peu. Forcément il est tard lorsque nous remercions Pascale pour son accueil et que nous prenons la route direction Châtillon en Diois.

20160509_150608C’est un très beau village que je redécouvre puisque en 2014, ce fut ma dernière étape après une longue descente du Glandasse. Son origine est une implantation de colonisation romaine située à environ 1 km à l’ouest du bourg actuel. Au cours des guerres de religion, Châtillon sera l’objet de combats à cause de sa position stratégique et ses murailles seront détruites en 1573. Il fut pillé et détruit par des routiers de passage pendant la guerre de cent ans. La reconstruction des remparts, fut décidé en 1379 sur un nouveau tracé, élargi à la vieille ville actuelle.

20160509_153254
Salut les copains !!

Au cours des guerres de religion, Châtillon sera l’objet de combats à cause de sa position stratégique et ses murailles seront détruites en 1573. À la Révocation de l’Édit de Nantes, en 1685, 180 protestants s’exilent mais, deux ans après, on compte encore 177 familles protestantes, soit plus de la moitié des habitants qui ont fait le choix de rester. Un esprit de résistance dans ce village où la vie continue, entre catholique et protestant, sans opposition majeure : ils sont tous d’abord Châtillonais. À la Révolution le temple, détruit en 1683, est reconstruit au même emplacement, aux frais de la municipalité par souci d’équité car elle avait contribué à construire l’église actuelle en 1688.

20160509_162655On espérait trouver le sellier cordonnier pour réparer la sacoche de Symphonie, malheureusement il n’était point ouvert ! Cependant, la réparation revue chez Pascale et Francis, effectuée avec du fil électrique en guise de rivet à l’air de tenir. Du coup, on se rabat sur le restaurant situé sur la place de la mairie histoire de reprendre des forces avant l’ascension du col Menée.

20160509_173126
L’ancien château de Menée

Rassasiés par un repas délicieux mais… frugal, nous retrouvons nos compagnons de voyage qui nous attendaient devant la fontaine du village. Nous quittons ce charmant bourg par une petite départementale qui nous conduit à Mansac d’où nous prenons un chemin qui grimpe jusque sur les hauteurs de Menée. On prend de la hauteur, atteignons les ruines du château de Menée puis redescendons jusqu’au village. On s’est régalés sur ce très beau chemin malgré les mollets qui tiraillent.

20160509_174615Il est tard lorsque nous sortons de Menée. Faute d’avoir trouvé un terrain pour nous poser pour la nuit, nous poursuivons la route sur une départementale. Après un peu plus de deux kilomètres, nous finissons par trouver un champ qui conviendra à nos deux équidés.

20160510_081950

Laisser un commentaire

Simple Share Buttons
Vous ne voulez manquer aucune de nos publications ? Abonnez-vous en laissant votre mail ici :
Abonnez-vous !