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Marius Tour de France

jour 23/ Petite grimpette matinale …

20160414_114425La nuit a été froide, l’herbe ce matin est couverte de gelée. Dans sa tente, Elodie, l’amie qui fait un bout de chemin avec nous, a eu très très froid… son fils, lui, a bien dormi dans un sac de couchage plus chaud . Nous ne regrettons pas l’acquisition de nos chauds duvets ! Cela dit, dans notre tente, ce matin , il y a de la condensation et nos tout est humide à l’intérieur.

Enfin, nous partons sous un beau soleil et à Ourches, nous demandons de l’eau à des habitants avant de commencer une bonne grimpette, pour se mettre en jambes ! Nous grimpons en direction de Aouste sur Sye et les noms sur la carte « Le trou de l’âne.. » « le puits de l’abîme  » nous indiquent que le relief par ici est plus accidenté.

Cela me fait repenser à une légende philosophique de circonstance !

La légende de l’âne et du puits
Un jour , l’âne d’un fermier est tombé dans un puits. L’animal gémissait pitoyablement pendant des heures et le fermier se demandait quoi faire.
Finalement, il a décidé que l’animal était vieux et le puits devait disparaître. De toute façon, ce n’était pas rentable pour lui de récupérer l’âne.
Il a invité tous ses voisins à venir l’aider. Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à boucher le puits.
Au début, l’âne a réalisé ce qui se produisait et se mit à crier terriblement. Puis, à la stupéfaction de chacun, il s’est tu.
Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce qu’il a vu.
Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui l’âne faisait quelque chose de stupéfiant : il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus.
Bientôt, chacun a été stupéfié que l’âne soit hors du puits et se mit à trotter !
La vie va essayer de vous engloutir de toutes sortes d’ordures. Le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour avancer.
Chacun de nos ennuis est une pierre qui nous permet de progresser.
Nous pouvons sortir des puits les plus profonds en n’arrêtant jamais. Ne jamais abandonner ! Secouez-vous et foncez !

Nous grimpons par  une forêt magnifique ! Les forêts, ça réconforte. L’énergie des arbres… Céline lâche pour la première Symphonie qui marche donc sans la longe et Symphonie suit bien…Avec Marius, ils marchent d’un bon pas, eux aussi ! En avançant, face à nous : la forêt de Saou et le rocher des Trois Becs ! Magnifique !

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Nous envisagions il y a quelques jours d’aller à Plan de Baix chez des amis, mais ça n’a pu pas se faire. Nous avons donc décidé de descendre sur Cobonne, village perché et nous quittons peu à peu la forêt. Dans une prairie, nous voyons des personnes qui jouent de la guitare, avec des enfants. Mais les ânes tracent et nous n’osons pas nous arrêter de crainte de les déranger. Nous le regrettons un peu… A Cobonne, nous remplissons nos gourdes et les chiennes sautent dans le bassin. Marius observe la scène, intrigué. Il est toujours perplexe de voir les chiennes patauger dans l’eau !!!

Quelques kilomètres plus loin, il est trop tard pour poursuivre sur notre sentier car la carte indique que nous traverserons uniquement des bois pendant plusieurs heures. Nous préférons donc quitter le sentier pour une piste goudronnée où trouver un pré ou un champ sera plus facile. Elodie et son fils nous quittent eux, ce soir. Ils vont redescendre jusque à Aouste-sur-Sye où quelqu’un doit venir les chercher en voiture.

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Nous marchons à proximité de plusieurs champ, mais la plupart sont cultivées. Impossible donc de s’y poser.

Finalement, à 4km d’Aouste, nous trouvons un petit coin, près d’une ancienne ferme qui semble être aujourd’hui une résidence secondaire. Il y a devant un pré herbeux qui n’est pas clôturé, en bordure d’une petite route très peu fréquentée. Nous nous installons à la tombée de la nuit en espérant qu’on ne vienne pas nous déloger ! Céline tend une longue corde pour que les ânes ne traversent pas la route et surtout ne mangent pas les jeunes arbustes plantés à la limite du terrain. Nous faisons très attention à ne pas dégrader les environs,  toujours attentifs à la nature et surtout à laisser l’endroit comme nous l’avons trouvé.

Aujourd’hui, nous avons distribué pas mal de cartes pour Solidarié Elisa , l’association pour laquelle je marche depuis 2011. Je vous invite encore  à aller visiter leur site et à faire un don si vous le pouvez !

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Un commentaire

  1. AOUSTE ( ! ) que tu vas, le vercors est une splendeur !! Jamais on s’en lassera . les photos sont tres belles . ça fleur bon le printemps …Bonne route a tous .

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