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Marius Tour 2015 - Sur la trace de la bête du Gévaudan

Jour 26 / Mardi 1er septembre : Sur le chemin de Stevenson… souvenirs !

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L’orage est arrivé dans la nuit mais un orage ordinaire… pas de grêle !  Il a lavé les tentes et les odeurs ! Hier soir, Marius a eu la bonne idée de pisser à côté de la mienne ! Il est vrai que nous ne pouvons pas laver notre linge tous les jours, et les odeurs font aussi partie du voyage !!! Alors le parfum de l’urine de Marius… un peu plus, un peu moins… !!!!!

Le propriétaire de la maison revient ce matin car il a perdu ses clefs hier soir. Il les retrouve et nous raconte sa vie.  Il a mal au coeur en voyant le village se dépeupler, en train de mourir. La maison où nous avons campé est sa maison de famille, celle de son enfance. « Autrefois, dit-il, on faisait la queue à la fontaine du village pour donner à boire aux vaches ! Maintenant le village ne vit que l’été, avec des résidences secondaires… » Oui c’est le drame de tous les villages !!!

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Après un quart d’heure de marche, nous sommes à Fouzillat et reprenons le chemin de Stevenson. Les souvenirs remontent à la surface. Ici Stevenson raconte qu’il s’était arrêté pour demander un guide…et s’était fait envoyer sur les roses par des habitants pas très accueillants ! Malgré le froid et la pluie, il avait du bivouaquer dans les champs  !!!

Sur le GR70 de Stevenson, nous arrivons en fin de matinée à Cheylard L’Evêque. En haut du rocher, une chapelle dédiée à Notre-Dame de toutes les Grâces offre une vue magnifique sur le village et la forêt.

Pas d’épicerie ici, seulement une auberge qui ouvre à 14h30 ! Comme on ne fait pas de cuisson à midi, mais un pique nique, on se contentera de pain rassis. Les joies du voyage !

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Une heure de pause et nous voilà repartis sur une grosse côte. Une dizaine d’allemands, tout frais, avec des petits sacs à dos légers, nous trouvent très pittoresques et nous mitraillent de photos sans nous demander notre avis…mais nous disent « bonjour » quand même, ce qui n’est pas toujours le cas ! Après l’épisode « phénomènes de foire » et un dénivelé de 100 m, on redescend jusqu’à la petite rivière de Langouyrou, avant de se retaper 200 m de montée. Nous sommes maintenant dans la forêt domaniale de Gardille, on passe près d’un lac assez banal. A ce niveau, le chemin qu’on emprunte est l’un des chemins les plus anciens qui reliait Luc à Châteauneuf de Randon au Moyen Âge. Ce chemin est un trait d’union antre deux massifs : la forêt de Mercoire et la montagne ardéchoise.

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Le château de Luc

Et hop ! On redescend encore 250m pour arriver à Luc. Nous passons par le château de Luc, un château féodal (entre le VI ème et Xème siècle) un peu en ruines mais remis en valeur depuis 1978 par une association de sauvegarde du château. Il a été assiégé pendant la guerre de cent ans et a aussi été un refuge pendant les guerres de religion du XVI ème siècle.

A Luc, nous nous installons dans une aire naturelle de camping. Les douches sont assez spartiates et le tarif un peu cher pour le confort du lieu (3€ par personne et 2€ par tente).

Victorien nous rejoint avec le ravitaillement et nous passons un moment à visionner les rushes.

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2 commentaires

  1. Sacré Marius ! il voulait laisser un souvenir de « marquage de territoire »….
    Oui cela doit leur faire mal aux anciens de voir tout ce dépeuplement, j’aurais 30 ans de moins je crois que j’irais refaire ma vie dans une de ces villages…. Bonne route.

  2. bonjour je rigole pour Marius d’avoire pissé a coter de la tente !! car moi Sultan 12 lmui a pissé l’autre matin juste au moment ou je sorter de tente !!! a 5h30 il fesait tres chaud !!!! je vous dit pas juste au reveil !!…. bonne route a vous et a Marius !!

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