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St Front est un très beau village. La cathédrale romane Saint-Front,  est magnifique! Classée monument historique, avec son clocher de 62 m, le plus ancien de France et le seul de style byzantin.

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Maisons traditionnelles en pierres, recouvertes de chaumes ou de lauzes. Ces maisons sont typiques du monde rural des hauts plateaux du Mézenc. Les toits en forte pente protègent bien des rigueurs terribles de l’hiver avec le vent qui balaye cette haute terre aux allures de steppe. Le travail d’assemblages des tuiles de lauze, juxtaposées comme un puzzle,  est une véritable oeuvre d’art ! Les artisans qui les réalisent sont des poètes pragmatiques : la tête dans les étoiles et les pieds dans la pierre !!

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Il y a beaucoup de touristes à St Front et je distribue des cartes.

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Après ce petit tour dans St Front, je redescends par le GR430, en direction de Moudeyres, et je me souviens que cette nuit, j’ai entendu des cris d’enfants au loin. J’ai campé à proximité d’un centre pour enfants handicapés. J’ai entendu des cris comme des cris de souffrance, venant de ses enfants qui n’ont pas d’autres moyens de s’exprimer. Ce matin, au lever, c’étaient des éclats de voix, des jeux…Plus joyeux.

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Dans la descente du GR430, je reconnais trois randonneurs rencontrés au Mt Mezenc dont l’un avait effrayé Marius avec sa timbale métallique, sur son sac, qui brillait au soleil. Ils étaient là, avec un autre gars. Ce sont des belges, frontaliers, très sympas, et nous avons discuté un bon moment. Nous faisons un bout de chemin ensemble, mais je les laisse passer devant car ils marchent plus vite que Marius ! Puis nous nous disons « au revoir, à la prochaine »…et la prochaine, ce sera à Moudeyres, dans quelques heures !!!!!

 

Entre St Front et Moudeyres, on prend 7km de goudron. Là aussi beaucoup de monde et c’est un peu compliqué de sortir de Moudeyres et de retrouver le GRP. Je me paume un peu, puis je trouve le bois de Bartes et une bonne grimpette pour repiquer sur le GRP « Mazenc-Gerbier « . J’arrive sur la crête où se dresse une longe une série d’éoliennes qui dominent la vallée…

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Je découvre en montant petit à petit, par bribes, la vallée, et, au sommet le paysage est très dégagé, plus aucun sommet pour boucher la vue…Une grande bouffée d’oxygène !!! Le ciel est clair. Il fait beau et le vent souffle…à l’ombre il fait très frais. Du plateau, je regarde en arrière le chemin parcouru.

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Je redescends sur Freycenet – la -Tour. Sur une aire de repos, il y a là des personnes d’un certain âge qui font une petite fête. Ils chantent à tue-tête des chansons anciennes. C’est très sympathique et touchant…des touristes s’arrêtent pour écouter.

Sortie de Treycenet : restent encore des kilomètres pour rejoindre Le Monastier, mon objectif de la journée! Je suis fatigué, mon sac me semble très lourd…et j’ai mal aux pieds !

 

Bon ! J’attaque quand même les 6 ou 7 km qui me restent à faire ! Le GR430, c’est le chemin de St Régis qui est aussi le début du chemin de Compostelle. Stevenson, lui, est parti de Le Monestier, mais pour simplifier l’accès aux randonneurs, les cartes le font commencer par le chemin de St Régis.

Je passe devant l’oratoire dédié à St Régis.

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Dans chaque village, dans le moindre hameau, je découvre des publicités pour le « Fin Gras du Mézenc ». Renseignement pris :  » Le Fin Gras du Mézenc est une viande de boeuf persillée, c’est-à-dire constellée de pointes de gras intramusculaires, issue de boeufs (30 mois minimum) ou de génisses (24 mois minimum) élevés au foin et à l’herbe sur le terroir du Mézenc et engraissés durant le dernier hiver avec du foin naturel de montagne produit localement. Cette dernière particularité donne en même temps que sa saisonnalité (de février à juin) toute sa typicité au produit.
Ces spécificités ont valu au Fin Gras du Mézenc l’obtention de la prestigieuse reconnaissance en Appellation d’Origine Contrôlée. »

J’arrive à Le Monestier par un chemin différent que celui emprunté la première fois.

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Je ne passe pas par le village, je coupe vers le village de Coubon… ça me fait bizarre : impression de prendre le Stevenson à l’envers!

Je suis épuisé ! Je trouve, à la frontale, un champ ouvert. On se pose. Vite, la tente, une boite de sardines et au lit !

Avant, je retravaille un peu sur les cartes : trouver le chemin le plus rapide pour arriver dans les temps au Bouchet St Nicolas où j’ai rendez-vous avec l’équipe de tournage.

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Un commentaire

  1. bonjour je vous souhaite bon courage, pour les pieds si vous le pouvez faite des bains de pieds avec huile essentiel de lavande …… bon repos et caresse a Marius !!

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