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Victorien et le ravitaillement sont arrivés à point pour nous remonter le moral !!! Sa maman nous avait préparé un délicieux repas…et ça nous a ravigotés !!! On a beaucoup discuté : on se parle beaucoup, sincèrement, et c’est une bonne chose. Les  relations du quatuor sont excellentes et font avancer la réflexion.

De palabres en palabres, nous avons décidé de changer le rythme de la marche, d’un commun accord. Nous sommes trop fatigués pour tenir la cadence prévue au programme. Nous ne voulons pas mettre  trop de pression à notre voyage et nous choisissons de prendre le temps d’apprécier davantage le plaisir de la marche, la découverte des paysages et  des personnes rencontrées. Il ne s’agit pas de raccourcir le temps des journées, mais de faire moins de kilomètres dans le même temps . Nos organismes s’en porteront mieux, le moral aussi et nous dégusterons davantage les délices du chemin.

Nous avons dormi dans un sous-bois à proximité de quelques ruches. De bonne heure, nous entendons des marcheurs sur le chemin, le GR 65, qui longe ce sous-bois. Pas encore entendu de loup dans les parages, mais Kali l’imite très bien !

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Nous devons passer à nouveau sous un pont d’autoroute, mais cette fois, Marius est serein, le tunnel n’est pas bruyant et il passe tranquille ! Ouf !

Nous arrivons à Aumont Aubrac, où sont relatés encore quelques épisodes d’attaque de la Bête. C’est une commune de 1200 habitants environ. Le bourg, autrefois fortifié, conserve des maisons des XVI et XVII èmes siècles, façades de pierre de taille, aux rez-de-chaussée voûtés s’ouvrant en arceaux. Au-dessus de la place du Foirail le monument du Sacré-Cœur est une statue représentant Jésus, statue dite du « Christ Roi », haute de plusieurs mètres elle domine le village sur une hauteur nommée Truc del Fabre. Cette statue, œuvre du sculpteur Marcel Courbier, a été érigée en 1946 par le curé du village. Elle commémore le fait que la guerre de 39/45 n’a pas fait de victime dans le village. On peut aussi y admirer une statue représentant la Bête du Gevaudan.

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Sur les hauteurs, juste avant d’entrer dans Aumont, nous faisons une pause pique nique et nous regardons les cartes. L’idée est de redécouper le trajet pour les 120km qui restent. On décide que je terminerai le 5 sur le chemin de la Bête. Emmanuel viendra me chercher avec le van. Je ne redescendrai pas par l’Ardèche comme prévu.

En attendant, on traverse la ville, magnifique, et on reprend le GR65. Les pèlerins sont enchantés de voir l’équipage avec un âne (et un chien maintenant !).

Aujourd’hui, peu de goudron et de jolis petits chemins, à travers des forêts de résineux, de pins tortueux qu’on appelle aussi « pins de boulange » parce qu’ils étaient taillés régulièrement pour fournir des fagots de rameaux. Après une semaine de séchage, ces fagots servaient à alimenter les fours  à pain. C’est un plaisir de retrouver la verdure et les forêts !  Marius et Kali font bon ménage et ils font aussi attraction sur les chemins. Le paysage change…on s’enfonce dans des zones de plus en plus boisées.

Nous rencontrons un groupe de pèlerins néerlandais, puis un pèlerin australien qui nous a pris en photo sur toutes les coutures, des belges…

En fin d’après -midi,  nous arrivons à Javols. Javols s’est appelée autrefois Anderitum. C’était la capitale gallo-romaine d’une tribu gauloise : les gabales. Ils ont donné leur nom à Javols et à son pays le Gévaudan. Anderitum était à l’époque une étape de la voie romaine, à travers l’Aubrac.

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Des fouilles archéologiques débutent en 1828 et jusque dans les années 1950-1960. De 1969 à 1978, l’abbé Pierre Peyre, chargé de recherches au CNRS, dirige plusieurs campagnes de fouilles permettant de mettre à jour un quartier d’ habitations entre l’ église et le cimetière. Il fait inscrire la parcelle « las Pessos », sur laquelle se trouvent ces vestiges, au titre des Monuments historiques, constituant une réserve archéologique dans le périmètre de laquelle le site est protégé.

Je m’inquiète un peu pour les dons au profit de Solidarité Elisa. Je n’ai reçu que 7€ de don depuis le départ, dont 5€ de ce pèlerin belge ce matin ! C’est assez décevant par rapport aux années précédentes. J’ai distribué beaucoup de cartes et j’espère que les dons vont arriver à l’association directement. Il est vrai que les pèlerins n’ont pas beaucoup d’argent sur eux. Que ceux qui nous suivent sur ce blog  pensent aussi à Elisa ! C’est important et je les remercie par avance !

Ce soir à Javols, nous trouvons un petit carré de verdure devant la mairie. C’est là que nous installons notre campement.

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