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Gilles, qui nous a offert l’hospitalité dans son jardin, est un monsieur charmant avec qui nous avons pas mal discuté et  échangé, sur la vie, le travail… Toute sa vie, il a travaillé dans une aciérie. Son métier lui a donné l’occasion de voyager. Aujourd’hui il regrette un peu de ne pas avoir vécu autre chose que le travail…la valeur « travail » est importante…trop ? Maintenant il a de l’argent et une vie confortable, mais n’en profite pas vraiment, car il a moins de santé ! On se questionne sur le sens de la vie et les priorités qu’on se donne.

Le vent a soufflé fort cette nuit  et j’ai bien cru que ma tente allait décoller !

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Lorsque nous nous mettons en marche en direction du Mt Mouchet, le ciel est nuageux. Nous grimpons à 1500m, à travers des forêts qui nous protègent du vent.

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Et la pluie nous laisse tranquille jusqu’au sommet. Encore beaucoup de vent là haut …et la pluie qui s’y met ! Il y a là une belle table d’orientation et par temps dégagé, on a une vue à 360° sur la région et jusqu’aux Monts du Vellay.

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On ne les verra pas : l’horizon est trop bouché…Dommage ! Aussi, nous ne traînons pas pour redescendre vers Paulhac en Margeride. Il s’agit de la commune la plus au nord du département de la Lozère et de la région Languedoc-Roussilon. Deux événements ont marqué cette commune : entre 1764 et 1767, le village est une des victimes de la Bête du Gévaudan et en juin 44,  peu après le débarquement en Normandie, la commune subit un massacre presque complet, comparable (en plus petites proportions) à ce que connaît au même moment Oradour sur Glane. Une plaque à l’entrée de la commune commémore l’événement.

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C’est aussi la commune de Marie-Jeanne Valet, servante du curé Bertrand-Louis Dumont de Paulhac : âgée de 20 ans, elle fut attaquée avec sa sœur cadette Thérèse Valet et combattit le 11 août 1765 la Bête, ce qui lui valut le surnom de « pucelle du Gévaudan » par Antoine de Beauterne. Son combat est représenté par une statue à Auvers.

marie jeanne valet 2

A Auvers, on nous a parlé d’un « expert » de la Bête, mais nous ne l’avons pas rencontré. Il y a un xème musée de la Bête mais il était fermé, celui là aussi.

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Dans la plupart des villages, des plaques commémorent la Résistance. Les forêts que nous avons traversées étaient des maquis. Le maquis d’ Auvergne était le 2ème maquis le plus important après le Vercors. « Quatrième président de la République à se rendre au Mont-Mouchet, haut lieu de la Résistance française, François Hollande a rendu hommage à ces hommes « qui étaient l’espérance, la fidélité, l’avenir ». »( La Montagne 29/12 /2014) 

Après quelques averses, nous arrivons à Paulhac sous un violent orage. Heureusement, les patrons de l’auberge du « Bon accueil », au nom prédestiné, nous autorisent à nous poser dans leur grange. Tous aux abris, Marius compris, pendant deux heures, le temps que ça se calme. On en profite pour boire un café. Nous venons quand même de descendre un dénivelé de 400m.

A la première éclaircie, nous reprenons la route direction Maldieuville par le GPR Margeride. Une piste, puis un peu de goudron, un très beau chemin qui passe par de magniifiques forêts…On ne croise pas grand monde sous l’averse…exceptés quelques 4X4 !

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Chemin faisant, nous arrivons à 2 km de Malledieu vers 19h30 et trouvons un terrain non clôturé, bien herbeux et bien mouillé pour planter nos tentes.

Nous avons quand même marché durant 10h et 26 km , avec beaucoup de dénivelés, sur le GRP, à travers forêts et longues pistes interminables… Et nous apprécions d’avance la nuit de repos qui s’annonce.

D’autant que le ciel nous offre, en récompense, après la pluie, un magnifique coucher de soleil…

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