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Nous partons du gîte de Sauvage vers 8h30 en direction de Saugues où nous devons retrouver Victorien et le ravitaillement, par le GR 65, qui est le chemin de St Jacques.

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Au début du XIIIè siècle, le domaine du Sauvage fut donné à l’Hôtel-Dieu du Puy par l’évêque de Mende. Les Templiers tenaient alors un « hospitalet » (un petit hôpital) à l’emplacement de la fontaine Saint Roch actuelle. Au Moyen Age, les termes « hôpital » ou « hospitalet » désignaient plus un lieu d’assistance aux pèlerins et aux pauvres qu’un lieu de soins. Après la disparition de l’ordre des Templiers en 1314, le domaine et l’hospitalet furent confiés aux Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem (un ordre similaire à celui des Templiers). Aujourd’hui, l’hospitalet n’existe plus. Les bâtiments actuels datent du XVIè siècle, les revenus du domaine étant alors toujours dévolus à l’Hôtel-Dieu du Puy. En 1816, le domaine fut racheté par un propriétaire privé.

Depuis 1976, le domaine appartient au département de la Haute-Loire. Désireux de développer le tourisme au Sauvage, le conseil général a inauguré en juillet dernier la SARL « Auberge du Sauvage en Gévaudan ». Le projet a été labellisé « Pôle d’Excellence Rurale » et regroupe deux gîtes, une auberge et un point de vente de produits du terroir. Les deux gîtes peuvent accueillir quarante personnes au total. L’auberge se trouve au rez-de-chaussée de la plus récente des deux granges. Sa capacité est de quarante couverts, elle sera bientôt portée à quatre-vingt avec la future salle à l’étage. Le point de vente des produits du terroir est aussi dans ce bâtiment. Charcuterie, fromages, miel, confitures… tous les produits proviennent directement du groupement de producteurs locaux « Terroir sauvage en Gévaudan », étroitement associé au projet. La démarche est en effet globale et vise à la fois la valorisation d’un espace magnifique et le maintien d’une activité agricole de qualité, héritière, sur le domaine, de presque 800 ans d’histoire. »

Dès 8h30, les pèlerins sont déjà en chemin ! Plus tôt levés que nous..ils n’ont ps d’âne à bâter !!!

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Le chemin est beau, souvent boisé, il fait chaud. Nous rencontrons beaucoup de pèlerins, discussions et distribution de cartes tout au long du chemin.

Je me rends compte que ce chemin est une chance pour l’économie locale : partout , des petits panneaux indiquent :  » gîte », « chambre chez l’ habitant », « sandwiches »…l’eau est encore gratuite,  heureusement ! Dans les villages les éleveurs vendent aussi leurs produits aux pèlerins ( Route du Lait).

L’herbe est brûlée par le soleil : la canicule a frappé ici, il fait vraiment sec et l’eau manque, les éleveurs apportent des citernes dans les champs. Malgré la sécheresse, il y a beaucoup d’eau dans les ruisseaux, les fontaines et abreuvoirs : les nappes ne sont pas épuisées, mais sont plus basses que d’habitude. Les prairies sont occupées par des vaches, des Aubrac, la plupart du temps. Nous traversons quelques petits villages : Chazot, le Villeret d’Apchier, Le Salzet,  Saugues.

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Saugues et sa grande tour du Moyen Age (début XIIIe siècle). Elle constituait le donjon du château ravagé en 1788, elle est nommée la Tour des Anglais. Chef d’oeuvre d’architecture militaire, classée monument historique, elle doit son nom à la prise de la ville par les anglais en 1362. Saugues a aussi une église classée, célèbre par ses rares vitraux, que nous avons visitée, et un musée de la Bête (un de plus!)n qui était fermé. Avant Saugues, nous avons pu voir une autre tour,  la Tour de Clauze, une tour octogonale perchée sur un rocher, reste d’une château du XIIème siècle.

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C’est au pied de la tour de Saugues que nous nous arrêtons pour manger, sans trop s’attarder. On a bien marché aujourd’hui : environ 20 km sous le soleil. Le pèlerin marche moins l’après midi : il fait généralement la sieste dans les champs, surtout par cette chaleur !!!

Les maisons ici sont très imposantes, avec des petites ouvertures. Elles sont construites en granit, roche que l’on trouve sur les chemins et dans les près sous la forme de boules semblables à des gros oeufs. Aujourd’hui, nous avons croisé deux troupeaux de moutons, mais ce sont quand même les vaches qui sont prédominantes. Si les éleveurs se méfient du loup, c’est aussi parce qu’il s’attaque aux veaux les plus jeunes, proies faciles car ils restent couchés les premiers jours.

Souvent, nous passons devant un gros tas de fumier. Un éleveur nous a expliqué qu’il rentrait son troupeau le soir à cause du loup et que ça posait un problème environnemental de parquer 200 moutons au même endroit (grosse pollution) ..mais balancer des tonnes de fumier dans la nature n’a pas l’air de poser de problèmes environnementaux !!!!! Les infiltrations ne doivent pourtant pas être très saines pour les nappes….

Vers 17h30, nous arrivons à Saugue. Avant le village, un hameau proposait un estancot gratuit avec trois lits pour les pèlerins…on aurait pu s’y arrêter mais il n’y avait pas de pré pour Marius ! Il arrive que les habitants mettent à disposition des tables, du café et de l’eau pour les marcheurs. Nous sommes heureux d’arriver  à Saugue, accueillis par une statue de bois représentant un pèlerin. Nous nous arrêtons au village pour prendre un verre, acheter des fruits et légumes.

Le soir nous plantons nos tentes dans le camping du village et Marius est accueilli dans un centre équestre, près du camping. La patronne du centre équestre a remarqué un problème musculaire sur le passage de sangle arrière de Marius (muscles noués).Ce n’est pas grave et ne le gêne pas pour marcher, mais on ira voir l’osthéo en rentrant.

Soirée camping sympa avec les garçons et Victorien qui apporte le ravitaillement …On fait le point sur le tournage et sur les rushes qu’il trouve intéressants.

Et encore une très belle soirée !!!

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