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Brrrr ! Il a fait froid cette nuit ! Froid et brumeux. Un agriculteur de la Fage nous dit qu’il a gelé un peu plus bas…

Comme prévu, le Président du Syndicat des Jeunes Agriculteurs de Lozère nous rejoint dans le champ où nous campons pour une interview. Thème:  les loups. Evidemment, comme la plupart des éleveurs, il est contre la protection du loup et nous tient à peu près le même discours, au mot près, que celui que nous avons rencontré dans la Loire. Le discours semble un peu formaté !

Au bout d’une heure d’interview, nous repartons en direction de Grandrieu.

A Grandieu, nous avons un autre rendez-vous avec Victorien et Paul, le président fondateur de la Société de production Drone Ardèche qui vient filmer avec un drone.

Victorien apporte le ravitaillement, soit des batteries pour le matériel de tournage, et trois jours de nourriture. Nous prenons un bon et copieux pique-nique près du lac de Grandrieu. Nous faisons le point sur les premiers jours de tournage et la marche. Paul filme aussi, avec son drone, qui effraye Marius quand il est en basse altitude (Marius part en courant pour fuir cette drôle de bête volante). Une fois en hauteur, le drone lui fait un peu frémir les oreilles mais ne le dérange plus. Les batteries rechargées, et après un petit café dans le troquet du coin, nous reprenons le chemin et …on se plante !

Mauvaise direction !!! Un kilomètre et on fait demi-tour ! Nous partons vers Les Mèdes, quittons le GR 412 pour le GR4. Nous traversons des hameaux comme Montfourchès, St Paul  le Froid, par des chemins cernés de pâturages et de cultures de céréales. Une moissonneuse-batteuse, dans un champ, nous indique que la récolte est tardive par rapport aux autres lieux traversés, où les champs étaient déjà moissonnés.

Nous sommes entre 1100 m et 1200m et alternent chemins et petites routes et c’est plutôt agréable. Le chemin est vallonné mais les pentes sont douces.

Nous sommes à proximité de la Panouse et sur ce hameau, voici ce que raconte la légende du Gévaudan :  » La Louve tuée à la Panouse le 23 avril 1765 fut une supercherie. Les paysans, pour éblouir et obtenir la récompense promise à la mort de la Bestia, avait farci une louve quelconque de 3 lambeaux d’étoffe. Un blanc provenant d’un col de chemise, et deux rouges, d’un tablier de femme. Leur stratégie n’a eu aucun effet !!! »

Nous arrivons aux Combes en fin d’après-midi.Nous demandons à des vacanciers combien restent de kilomètres jusqu’à Ste Eulalie. Les réponses varient entre 7 et 18km !!! C’est vrai qu’en voiture, on n’a pas la même perception !

Nous marchons à un autre rythme, en raison des contraintes du documentaire. Nous nous arrêtons souvent en chemin. On se lève tôt, on arrive tard. Il fait chaud aujourd’hui et on a des difficultés à avancer, on s’arrête aussi souvent pour boire. Emmanuel a une tendinite et doit reposer sa jambe.

Nous traversons encore une longue forêt de pins sylvestres et de hêtres, forêt magique donc, et arrivons vers 21h dans une clairière au sommet d’un vallon. Nous craignions de ne pas trouver d’herbe pour Marius plus loin quand Pierre – Marie  découvre un lieu bien herbeux où foisonnent bruyère et myrtilles. On a laissé la bruyère mais on a mangé des myrtilles…hummmmmmm. Dans ce joli bois, au coeur de la clairière, nous avons planté la tente à l’abri de l’humidité. Nous avons allumé un petit feu.

Très bonne soirée, chaleureuse, loin du monde…

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