close
Marius Tour 2014 : du Jura au Vercors

Jour 34 / Subjugués par les hauteurs du Vercors

Mardi 16 septembre 2014

La nuit à été douce au coin du feu. On a bien dormi, et les loirs du refuge ont bien mangé ! Malgré nos précautions pour mettre nos victuailles en sécurité, ils ont attaqué une compote de pomme !


 On prend un café avec Samuel, tandis que Stéphane (l’autre) a passé la nuit dans sa tente près des ânes. 
On discute encore un moment avant de repartir, avec Samuel, comme la veille au soir, chercher de l’eau à la source, située à 20 minutes de la cabane. 
Le débit est faible mais suffisant pour remplir toutes nos gourdes et celles de Marius, qui a beaucoup bu en arrivant hier.
 Peu de sources coulent encore à cette période de l’année et la plupart sont utilisées et jalousement gardées par les bergers pour leurs moutons. 
Autant dire que l’eau est rare et précieuse, et qu’on l’utilise avec parcimonie !
 C’est quand on doit s’organiser avec quelques litres d’eau seulement sur plusieurs jours qu’on se rend compte de la facilité avec laquelle on consomme et surconsomme l’eau courante à la maison, au quotidien…
 Avant de reprendre la route de son côté, Samuel tient à faire un don pour l’association. 
On a échangé nos adresses mails et numéros de téléphone, en espérant que nos chemins se rencontrent à nouveau. 
 De notre côté, le temps de bâter Marius, il est 11h quand on se remet  la route par le GR91. 
On traverse la plaine de la Chau. 



Le chemin est facile et agréable. On arrive donc sans difficulté au grand plat où l’on va quitter le GR pour un plus petit chemin, au niveau du Grand Veymont.



 D’en bas, on distingue une cordée de silhouettes, une trentaine, qui marche sur la crête de ce sommet mythique du Vercors (2341 m). 


Après avoir déjeuné à la fontaine  sèche des Serrans, on emprunte un petit sentier qui slalome entre les sapins pour atteindre le pas des Chattons, la fin de la ligne de crête du Veymont. 



Plusieurs randonneurs s’y baladent ou s’y reposent. 
Au sommet, s’ouvre pour nous un panorama grandiose…



 Béats, pantois, bref un grand « wahou » ! 
On est sur les contreforts du Vercors, sur un immense plateau qui domine le Trieves, que l’on voit loin et petit sous nos pieds.
 À notre gauche, le grand Veymont, l’Aiguillette. Devant nous, le rocher du Prayet. Loin, les Alpes. 



Et les marmottes, qui nous observent en sentinelle, et qui sifflent l’alerte avant de disparaître dans leur terriers.



 Vers 16h, on arrive à la cabane des aiguillettes, bien décidés à profiter de cette superbe après-midi, du soleil, de la vue imprenable, de la quiétude du lieu, pour s’y reposer.


 Mais un rapide coup d’œil à la météo du coin bouscule nos projets. Des orages sont prévus dès le lendemain et sur les jours à venir.



 Du coup, on fait une croix sur notre après-midi détente, et on décide de poursuivre notre route tant qu’il fait beau, pour profiter au maximum des hauts plateaux dans les meilleures conditions. 


On se motive, on rebate Marius et c’est reparti ! 


Direction le Pas des Bachassons. 
On continue de monter et de s’émerveiller.. 


On est à presque 2000 m, et on entame doucement une descente vers la plaine de la Queyrie, verdoyante et vallonée. 
Un troupeau de moutons pâture un peu plus haut, on entend les cloches, les bêlements et les aboiements du patou qui veille.
 Le cadre est intact, préservé, d’un calme et d’une simplicité magnifiques.



 Les randonneurs ont conscience que c’est la responsabilité de chacun de prendre soin de cet endroit un peu magique, pas un déchet n’est abandonné dans la nature et les refuges sont laissés propres et accueillants pour les suivants.


 Sur les hauts plateaux de la réserve naturelle, la nature est laissée à l’état brut : elle nait, elle vit et elle meurt sans que l’homme n’intervienne. 


Au niveau d’un arbre à la forme quelque peu particulière, on quitte le sentier pour le Peyre Rouge, une mer de cailloux a perte de vue : des petits, des gros, des ronds, des plats … 
Gare à l’endroit ou on pose les pieds et les sabots ! 
On peine à évoluer mais aussi à s’orienter car le sentier n’est pas balisé et on ne peut plus se fier à l’herbe aplatie. 
On sait seulement qu’on doit suivre les keyrns, des tas de cailloux pyramidaux édifiés pierre par pierre par chaque randonneur qui emprunte le sentier. 
Petit coup de pouce du GPS pour nous assurer qu’on va dans la bonne direction, car il serait bon et surtout prudent d’arriver avant que la nuit ne tombe.
 Un peu plus bas, on est contents de retrouver une alternance d’herbe, bien molle sous nos pieds, et de cailloux calcaires.
 Marius commence à fatiguer, ses sabots arrières se « retournent » dans une descente et il se rattrape sur les « chevilles ». 





Il est temps qu’on arrive.
 Enfin, on aperçoit le chalet de Chaumailloux.
 En y descendant, on se retrouve sur un vallon herbeux, et au loin on peut apercevoir le mythique Mont Aiguille, fierté des habitants du Trièves, dont la silhouette découpe le ciel crépusculaire et nous fait penser à un vaisseau spatial.
 Le refuge en bois est octogonal, sur une moitié il y a des espaces de sommeil superposés, et sur l’autre des tables, autour d’un poêle central.
 Nous y allumons un feu qui nous tiendra chaud une partie de la nuit. Nous avons un couple d’allemands en guise de colocataires, ils sont très amusés par la présence de Marius. 


Laisser un commentaire

Simple Share Buttons
Vous ne voulez manquer aucune de nos publications ? Abonnez-vous en laissant votre mail ici :
Abonnez-vous !