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Lundi 15 septembre 2014


Réveillé 2 fois dans la nuit pour voir si Marius allait bien, j’ai bien fait de me lever car la longe s’était coincée sous un tronc.


La cabane 



 Au matin, dur dur de sortir des duvets car il fait froid.
 Je me motive pour allumer un feu dans le poêle pour réchauffer la cabane. 


Marius a testé le gîte 



C’est seulement à 11h, après avoir profité de l’ambiance du lieu qu’on prend la route pour cette nouvelle journée.
 Faux départ, on s’arrête après la première descente. 
Le boudin de Marius ne tient pas bien au milieu, et avec les poids des quelques litres d’eau qu’on lui a rajoutés, il se déplace d’un côté ou de l’autre, ce qui fait chavirer son bat.
 On le fixe finalement avec des tendeurs, et c’est reparti ! 






On arrive à la prairie de Darbounouse, après une traversée facile du bois de Carette, même si on prend déjà un peu d’altitude.


 On déjeune là, avec vue sur la petite bergerie et les moutons encore parqués.




 On rencontre 2 randonneurs qui nous mettent en garde contre les petits loirs qui s’attaquent dans la nuit aux provisions des promeneurs dans l’abri où on dormira ce soir. 




Petite sieste après le repas 



On évite soigneusement le « Purgatoire », dans la forêt domaniale du Vercors. Ce coin tient son nom du fait des nombreux lapiaz (trous dans le calcaire) qui rendent le chemin dangereux. 


On poursuit sur le GR91 qui trace dans la forêt. Le chemin alterne entre des parties tranquilles et d’autres plus techniques.
 Mais plus on avance et plus le chemin devient difficile : caillouteux, glissant, raide, et vraiment technique par endroits.


Allez marcher là dessus avec des sabots ! 



 Souvent il faut faire attention aux lapiaz, et faire un détour pour éviter de risquer que Marius se coince un sabot.


 Sur le canyon des Erges, c’est vraiment dur physiquement. On prend 200m de dénivelé dans les cailloux, les plaques de calcaires, les grandes marches, sur un sentier parfois très étroit qu’un grand cheval ne passerait probablement pas …






 En haut du canyon, la vue sur le contrefort Est du Vercors est grandiose ! 





À 1592 m, nous admirons cette magnifique chaîne de crêtes et de rochers, qui culmine à plus de 2000 m pour la Pérouse, la Balme ou le Playnet.


 Après une partie plus tranquille en douce descente, le sentier se corse. 
Je me demande parfois si on ne s’est pas trompés de chemin tellement il est éprouvant, y compris pour Marius qui jusque-là avait eu le pied très sur. 
Sur cette montée difficile, certains obstacles le mettent en doute et on est obligés de lui ôter le boudin pour l’aider à passer une grosse marche qu’il a cherché à contourner.


 Finalement on arrive aux claps de Cognaux ou un balisage GR nous rassure : on est sur le bon chemin !








 Trois quarts d’heure après, on arrive enfin à la Jasse du Play, alors qu’un orage gronde entre le sommet de Malaval et Rocherbe, à notre gauche. 







Devant le refuge, 2 ânes sont parqués et 2 hommes discutent. 
Le temps de débater Marius, de poser nos sacs au cabanon, et on fait la connaissance des 2 personnes déjà installées au refuge.


 Il y a Steph, un guide de montagne et spéléologue amateur qui arpente le Vercors avec ses 2 ânes (mère et fils) chargés de matériel à la recherche de cavités.
 Et, le monde est petit, c’est un très bon pote à Nico et Caro, les âniers chez qui on était il y a 2 jours !
 Marius va passer la nuit dans le parc mobile installé par Stéphane (l’autre !) avec ses 2 ânes.
 On rencontre aussi Samuel, un suisse, un vrai aventurier à l’ancienne qui part avec ses 8kg sur le dos, objectif Marseille, puis Compostelle puis, son trip ultime, l’Ethiopie… inch’allah !!!! 


Soirée hyper sympa, le voyage, la marche, l’aventure, les rencontres et les miracles du chemin… Le tout à la lueur des éclairs qui tombent au loin, et au son du brame du cerf, quelque part, au profond de la forêt.


 On goûte la Chartreuse que Samuel a ramené de la montagne du même nom qu’il a gravie un peu plus tôt…
 Et on se raconte nos histoires de voyages autour du poêle à bois du cabanon…
 Une très belle soirée qui aurait pu durer des heures de plus si on n’ était pas tous fatigués par cette dure journée de marche.





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