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Dimanche 14 septembre 2014






Traverser les hauts plateaux du Vercors pendant 5 jours et 4 nuits, ça se prépare.


 Eau, nourriture, itinéraire, refuges où passer la nuit, météo… 
C’est une petite expédition et c’est à cette préparation qu’on consacre la matinée. 
Nico nous amène faire des courses avant de nous déposer avec Marius au centre ville de Villard de Lans. 


Dans un parc, on équilibre les sacoches, délestées de quelques affaires qu’on prend dans nos sacs à dos, puisqu’on rajoutera à Marius une dizaine de litres d’eau. 
Sur les hauts plateaux, les sources sont rares et partagées avec les bergers. On sait qu’on ne trouvera de l’eau qu’un jour sur deux. 


Marius s’hydratera probablement assez avec l’herbe qu’il mangera, si elle est bien verte, mais au cas où ce serait très sec là haut, on prévoit plusieurs litres pour lui aussi. 


À Villard, évidemment, Marius ne passe pas inaperçu, d’autant plus qu’on s’arrête longuement pour déjeuner en terrasse et écrire les cartes postales à nos contributeurs Kiss Kiss Bank Bank qui ont participé au financement du transport de Marius de la maison à Belfort.
 Pendant ce temps, Marius est stationné sur la place centrale face à nous. 
De nombreuses personnes viennent le voir, le caresser, le prendre en photo. 
L’occasion de distribuer des cartes, et une dame et ses enfants font un don pour Solidarité Elisa.


 Vers 14h, on reprend la route, direction Corrençon, dernier village avant le parc naturel régional crée en 1970 et la réserve des hauts plateaux.
Sur le grand sentier qui relie les deux villages, on croise de nombreux promeneurs et cyclistes, dont beaucoup nous questionnent sur notre voyage.




 Au golf, on rencontre un couple propriétaire de 2 ânes, qui s’interroge sur la possibilité de leur apprendre à marcher avec un bat. Je leur raconte donc la période d’apprentissage de Marius, du premier tapis que je lui ai mis sur le dos à nos premières balades bâtées. 
C’est donc en fin d’après midi qu’on rattrape le GR91 que nous suivrons les deux premiers jours. Sans nous en rendre compte, nous voilà déjà à 1100 m, puis à 1360 m. 
La montée est progressive et se fait tout en douceur.
 Le chemin est souvent recouvert de dalles calcaires. 




Marius se débrouille bien, il sait « gravir les marches », on sent les années d’expérience ! 
On passe à une borne marquant le 45ème parallèle : nous sommes à équidistance (5000 km quand même !) du Pôle Nord et de l’Equateur !




 C’est aussi un lieu de mémoire puisqu’ici en 1942 était installé le Camp 2 des résistants maquisards du Vercors.


 À une demi-heure de marche de là, alors que la nuit tombe, nous arrivons à la baraque de Carrette où nous passons la nuit. 


Un très beau refuge en pierres (ossature bois et maçonnerie de pierres rejointées au mortier du chaux) construit en 1894, autrefois utilisé par les bergers et les forestiers.
 Aujourd’hui c’est un abri sommaire pour les randonneurs qui entrent sur les hauts plateaux : une table, deux bancs, un poêle à bois. Quelqu’un y a laissé une bougie pour s’éclairer. On se croirait revenus quelques siècles en arrière ! Ambiance Petite maison dans la prairie garantie ! 


La cabane de Carette  (photo internet )

Marius trouve son bonheur en herbe tout autour du refuge, puisqu’il est dans une clairière.
 Autour de nous, après 21h, oiseaux et insectes sont couchés, le silence est total.
Cette absence des sons m’a toujours impressionné dans le Vercors. 
Marius, lui, semble entendre plein de choses vu l’activité de ses oreilles ! 


Ecoutez le silence ...



Le silence est toutefois troublé de temps en temps par un avion qui passe, mais c’est « sans commune mesure » avec ce qu’on a connu dans l’Ain pendant cinq ou six jours, avec les décollages et atterrissages quasi incessants à l’aéroport de Genève, situé à quelques coups d’ailes de Pégase de nous.
 J’avoue avoir fait un gros blocage sur le passage des avions à basse altitude pendant plusieurs jours … Mais je me soigne !
 C’était impressionnant de les voir voler si bas, notamment sur le plateau du Retord.


Demain nous reprenons le chemin et grimperons à plus de 1650 m, direction la cabane Jasse du Play !

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