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Marius Tour 2014 : du Jura au Vercors

Jour 29/ On amorce la descente dans la plaine

Jeudi 11 septembre 2014

La nuit a été bonne dans le petit cabanon du refuge. 


Sans lumière et sans électricité, on s’est couchés tôt et on est en forme pour attaquer une grosse journée de marche, puisqu’il nous reste 2 jours pour boucler les 60km sur la Gtj. 


Avec 5 jours de retard, on doit organiser le retour entre Châtillon en Diois et la maison, puisqu’on n’aura pas le temps de le faire à pattes.
 Il nous faut aussi caler le transfert entre l’Ain et le début du Vercors.






 Juste avant de rebater Marius, on se rend compte qu’il y a deux ânes dans un pré juste dernière nous !
 On ne les a même pas vus, et Marius n’a pas vendu la mèche non plus !
 On repart à 8h précises et avec seulement un litre d’eau, tout ce qu’il nous reste d’hier puisqu’on pensait faire le plein de nos gourdes au gite !! 
Nous retrouver devant une porte close nous a mis en colère : pas de message sur leur répondeur ni sur leur site pour annoncer une fermeture exceptionnelle. Et rien non plus sur la porte du gite ! Pas très pro, et pas très respectueux de la clientèle …
 On imagine les conséquences que ça aurait pu avoir pour une famille avec des enfants sur un plateau ou les fermes habitées sont rares.





Le soleil a du mal à se lever, mais les quelques rayons qui transpercent  font passer la température de 8 degrés au lever du jour à 12 degrés. On va enlever la polaire !


 Après quelques kilomètres de marche, on est pris dans une brume humide et froide. On remet la polaire !






 On marchera dans ce brouillard à l’anglaise jusqu’à la mi-journée. On croise un groupe de randonneurs au crêt du Nu, le point culminant de la Gtj, à 1351 m !
 Cette partie de la randonnée offre plusieurs points de vues remarquables sur les alpes de Nord, mais malheureusement pour nous, on ne voit même pas 10 mètres devant, donc pour la vue sur le Mont Blanc c’est rapé !
 Les chemins que nous empruntons sont agréables, finies les grandes montées ! 


On descend doucement vers la plaine, à un bon rythme. 
On rencontre deux cavaliers suisses avec qui on fait une petite pause bien sympa. Touchés par notre action, ils font un don pour Solidarité Elisa et prennent des cartes pour les laisser au gite où ils vont passer la nuit.
 Marius à fait peur au petit Yorkshire des promeneurs, qui s’est enfui dans les prés en aboyant et qu’ils ont eu bien du mal à récupérer ! 










Le soleil étant réapparu, et l’ascension de quelques collines, la soif commence à se faire sentir et nos gourdes sont sèches. Heureusement des randonneurs nous ont dépanné d’un litre salvateur.


 Vers 18h, avec déjà 22 km dans les pattes, nous arrivons au gite d’Arvières. Tout près d’une ancienne chartreuse du 12ème siècle, c’est un chalet connu et apprécié de tous dans la région, qui a été rénové et converti en café/gite grâce à des fonds publics (Onf, UE, région,…).






 Le jeune couple qui le tient en a fait un endroit à la fois très simple et très chaleureux, dans un esprit alternatif, écolo, bio au maximum, local (fromages, bières,..), bref tout bon.
 On était partis pour prendre une boisson chaude + une part de gâteau au choco, et repartir pour 10 km de plus, mais on a finalement succombé au charme du lieu, et au menu du soir : un délicieux gratin de légumes du jardin au quinoa (sans parler du plateau de fromages locaux et bio : juste fouuu !!). 


D’autant que les quelques coups de fils passés pour organiser la suite (transports / Vercors / maison) nous permettent de nous offrir cette soirée de répit. 



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