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Marius Tour 2014 : du Jura au Vercors

Jour 26 / on quitte l’ Espagne pour le royaume de France

Lundi 8 septembre 2014

Après un réveil frisquet et le rituel du matin, on se met en route à la recherche de réseau pour nos téléphones. 
Xavier, un ami rencontré à Momonron lors du Marius tour 2013 et avec qui j’ai gardé contact, doit nous rejoindre ce matin à Lajoux, le prochain village.
 Nous y arrivons moins d’une heure après le départ de Lamoura.


 En arrivant, on tombe sur la maison du parc régional du Haut Jura, où nous décidons de nous arrêter pour vider notre sac : les dégâts causés par les travaux forestiers, les balisages manquants, les arbres tombés en travers des chemins dont personne ne se soucie … 
rendent certains passages franchement dangereux pour les équidés. 


La personne du parc que nous avons rencontrée nous a entendus, à pris note de toutes nos remarques et nous a assuré qu’elle ferait remonter aux différents interlocuteurs concernés (association de la Gtj, communautés de communes, etc..).


 C’est à ce moment là que Xavier nous rejoint : il a repéré Marius stationné sur le trottoir ! Il est déjà 11 heures quand nous reprenons tous les quatre le chemin. 


On contourne le village de Mijoux puis on emprunte un chemin forestier, sur lequel on s’arrête pour déjeuner après une heure de marche, avant de commencer sérieusement cette journée ! 


Notre cadence est plutôt rapide et le chemin, malgré quelques parties boueuses et de courtes averses, est plutôt facile. 
On remonte aux Humberts, qui nous offre une très belle vue sur les monts Jura. 


On voit au l’orage au loin, de l’autre côté de la montagne et on entend le tonnerre en sourdine. 
À Croaby, on traverse d’étranges prairies bosselées. Le paysage est un peu surréaliste, on se croirait sur un terrain de golf géant !


 On s’arrête à l’une des maisons pour se ravitailler en eau.
 La pluie redouble d’intensité. Heureusement on semble avoir évité un sérieux orage, d’après les énormes flaques d’eau qui jalonnent notre chemin.
 On apprendra le lendemain qu’il a même grêlé ! 
On avance à travers les pâturages mais l’orage semble revenir vers nous. 


On décide alors de terminer notre journée à la borne au Lion.
 Ça fera tout de même une journée à 25 km. 
De toute façon, impossible de poursuivre au delà : il est tard et ensuite ce sont des kilomètres de forêt qui nous attendent, donc impossible de nous arrêter pour la nuit car Marius n’aurait pas assez à manger. 



L’orage gronde toujours et se rapproche, Marius prend peur lorsque la foudre tombe à 200-300 m de nous dans la forêt, avec un gros coup de tonnerre. 
Il y a bien quelques fermes sur notre chemin, et une ancienne école, mais tout est fermé et inoccupé.
 On poursuit donc vers le col du Merle qui offre une très belle vue sur les monts du Jura. On voit évoluer à toute allure les nuages et la brume dans la vallée juste en face de nous, c’est à la fois très beau et très impressionnant !
 On se dit tous « pourvu que le vent change encore de direction !! ». On arrive finalement à la borne au lion, 1300 m d’altitude, après 20h.
 On tente une approche dans une grande ferme en contre bas, en espèrant pouvoir poser nos duvets dans une grange ou une étable, à la l’abri. 
Mais le berger allemand / légionnaire russe qui nous ouvre s’en moque et nous répond que si on a une tente on sera  très bien là haut.
 Un peu dépités par ce sens de l’hospitalité tout particulier (euphémisme rural…), on s’installe au chalet Romans-Petit, à la dite borne.
 Le chalet (fermé, nous serons sous son préau) est un mémorial militaire en l’honneur des maquisards, commandés par le général Romans-Petit. La borne à été implantée en 1613 pour délimiter la frontière entre la Franche-Comté, possession espagnole jusqu’en 1678, et le Bugey et le pays de Gex rattachés au royaume de France.
 Aujourd’hui, le borne marque toujours une frontière : celle du Jura et de l’Ain, qui sera le 4ème département que l’on va traverser à partir de demain, après le territoire de Belfort, le Doubs et le Jura. 



Après installation des duvets, on se met aux fourneaux. Au menu, boulgour, soupe, morbier de Morbier et sauc’ ! 
On passe une bonne soirée tous les 3, même si on est un peu dans le vent et que « l’accueil » du berger nous a un peu refroidis, on rigole bien, on refait le monde et on est très bien ici, sous un panorama magnifique encore éclairé par la pleine lune. 
Dans la nuit, on se fait réveiller par de grosses bourrasques de vent qui annoncent un énorme orage. On voit toujours des éclairs qui illuminent régulièrement le ciel d’un jaune-orange vif. 
Je ramène Marius sous le préau pour qu’il soit à l’abri de la pluie, puis chacun s’enferme le plus hermétiquement possible dans son duvet, en attendant que les trombes d’eau commencent à tomber.
 Finalement, chacun se rendort et par on ne sait quel miracle, l’orage nous a épargnés, on se réveille le lendemain matin parfaitement secs !
 Aaah, la magie de la rando !!!



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