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Dimanche 7 septembre 
On a super bien dormi sur la terrasse de la famille Bonnefoy aux Rousses. 
Nous profitons de leur salle de bain pour une bonne douche après avoir partagé un copieux petit déjeuner en compagnie de nos hôtes, leur fille, leur gendre et leurs deux petits enfants.
 On se régale de pain frais et de confiture maison.
 Ethan, le petit garçon, nous aide à brosser Marius et après quelques photos souvenirs, nous prenons la direction du centre-ville.

 Là nous faisons quelques courses et bien évidemment Marius ne passe pas inaperçu ! Nous répondons à de nombreuses questions de locaux, touristes et motards curieux et étonnés. 


Une délicieuse tarte aux framboises plus tard et nous reprenons la route. Nous sommes à 1,5 km de la frontière Suisse. L’envie nous démange d’aller y faire une photo de Marius exilant ses plus précieux crottins sucrés mais, épris d’un patriotisme fulgurant, nous décidons de poursuivre notre chemin en France avec une pensée pour tous ceux qui refusent de contribuer à l’effort national pour construire des hôpitaux, des routes et des écoles !!!!!!!!!!!!!!

Alors que nous nous amusons de ces exilés fiscaux, nous rebroussons chemin car en fait la suite n’était pas notre route… Encore une erreur de parcours due à un balisage insuffisant en centre-ville.  
On arrive finalement au Fort des Rousses :


photo internet  

Le fort des Rousses est un vaste ouvrage militaire situé sur la commune des Rousses dans le Jura.
La commune des Rousses est située à la frontière suisse, et au début du xixe siècle, l’état major français craint une éventuelle attaque par un belligérant qui aurait violé la neutralité suisse. En 1841, le Ministère des Finances (France) vote un crédit pour la construction d’un fort et un terrain de 93 hectares est acquis au sud-ouest de la commune. Les travaux commencent en 1843 et se poursuivent durant une vingtaine d’années. L’inscription sur le porche d’entrée est 1848, mais il est considéré comme véritablement terminé en 1862-63. À 1 150 m d’altitude, le fort des Rousses est la deuxième forteresse française par la superficie (après le Mont-Valérien): 21 ha à l’intérieur du mur d’enceinte, plus de 50 000 m² de salles voûtées et des kilomètres de galeries. Il est construit en pierre calcaire extraite localement et largement recouvert de terre comme protection supplémentaire contre les bombardements.
Le fort possède deux portes d’entrée. Au Nord, construite entre deux passages couverts voûtés, la porte de France. À l’Est, la porte de Suisse, protégée par un pont-levis à la Poncelet et couverte par une importante tenaille, est considérée comme la porte principale. Le fort des Rousses a été doté de trois casernes monumentales. Aucune source n’alimente les réserves d’eau et seules les eaux recueillies sur les terrasses des bâtiments après les pluies ou la fonte des neiges remplissent les citernes installées sous chaque bâtiment.


Le fort est utilisé par les militaires jusqu’en 1919 puis abandonné.


Il reprend du service durant la 2ème guerre mondiale


En 1997, l’État le vend à la commune des Rousses.


Il est alors restructuré pour abriter les caves d’affinages des fromageries Arnaud et l’entreprise de lunetterie Comotec. La fromagerie Arnaud aménage d’immenses halles d’affinage dans les caves voûtées, qui affichent été comme hiver une température de 8 °C. Plus de 75 000 meules de comté y mûrissent. Il sert aussi de cadre à un parcours d’aventure et d’exploration de souterrains.

photo via internet 

Et pour en savoir plus, il y a wiki 

Nous contournons le Fort pour redescendre au Bief de la Chaille (prononcer « Bié »). 
Nouvelle erreur et trois kilomètres de plus dans les mollets (merci les panneaux cassés non réparés), nous arrivons au ruisseau de la Chaille vers midi. Nous déjeunons au bord de la rivière avant de prendre une petite passerelle en bois pour la traverser.
 Etant indiquée comme dangereuse sur le site internet de la GTJ, j’hésite à faire passer Marius. Par précaution, il traverse sans ses sacoches et finalement sans encombres.
Le chemin remonte ensuite jusqu’à Prémanon. Sortis de la forêt, nous avons très chaud. Le soleil tape ! Nous prenons un chemin puis un sentier dans le bois de Ban et enfin une route goudronnée mais recouverte de gravillons qui ne plaisent pas du tout à Marius. 

A environ 1,5 km, le doute s’installe : « Sommes nous sur le bon chemin ? » Je lis et relis le descriptif et pour moi on aurait dû prendre un chemin à gauche. Aucun GPS, ni téléphone, ni Garmin ne parviennent à nous localiser. Nous essayons d’arrêter une voiture pour demander à son chauffeur si l’on est bien dans la bonne direction mais celui-ci bougonne et trace sa route ! 

Quelques allers et retours …


Quant aux cyclistes que l’on croise, ils ne sont pas du coin ! Alors dans le doute, on fait demi-tour. De retour à la Combe Sambine, les panneaux indiquent bien la direction d’où l’on vient. Une nouvelle lecture du guide et nous comprenons que j’avais sauté un paragraphe et confondu deux lieux aux noms très proches : La Combe Sambine et le Haut de Sambine. Bref c’est reparti pour la troisième fois sur ce même bout de route désagréable pour notre compagnon aux longues oreilles. 



On descend ensuite un chemin vallonné dans les pâturages puis une piste nous emmène dans un village vacances aussi énorme que désespérément vide !
Nous arrivons à Lamoura après avoir contourné le bois Tresberruy. 

Il est plus de 20h. La nuit commence à tomber lorsqu’un homme en Twingo grise s’arrête à notre hauteur pour nous proposer un champ. Problème : il faut traverser à nouveau Lamoura et pour nous qui sommes très à la bourre, c’est prendre encore plus de retard. L’agriculteur nous propose alors d’autres terrains en direction de Lajoux, notre prochaine étape. Nous le remercions chaleureusement pour sa proposition et reprenons notre route. 

Mais finalement à  la sortie du village, nous trouvons l’endroit idéal : un petit cabanon en dur avec eau courante et même eau chaude, une dalle en béton à l’abri du vent pour poser nos duvets, le tout au milieu d’un terrain herbeux qui fera le bonheur de Marius. Il ne manquait plus qu’une prise électrique et une connexion wifi !!!
 Mais ça aurait été trop parfait !

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