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Marius Tour 2014 : du Jura au Vercors

Jour 23 : Ca grimpe sérieusement (mais demain ça va être pire…)


Vendredi 5 septembre 2014

Gros mal de tronche ce matin au réveil .. J’ai perdu l’habitude de dormir dans un vrai lit ! Mais après une bonne douche, un bon petit dej et un cachet, ça va déjà mieux ! La lessive est faite, toutes les batteries sont chargées, on va s’occuper de Marius ! On l’attache devant son pré pour le rituel brossage-curage de pieds-batage. Mais juste à côté une demi-douzaine de personnes s’affairent à monter les chapiteaux pour la fête de ce week – end. Les tubes métalliques de la structure sont emboîtés les uns dans les autres, mais les monteurs peu scrupuleux ne se préoccupent pas du bruit qui fait peur à Marius et manquent même de l’empaler sur une tige en métal.

 Assez agacés, on le déplace pour terminer tranquillement de le préparer plus loin. On revoit l’herboriste du lieu qui regarde la carte avec nous et nous donne quelques tuyaux pour aller voir le lac d’Ilay sans faire un trop grand détour. 






On n’en verra que la pointe Sud, puis nous prendrons la direction de Bonlieu après quelques kilomètres de goudron, qui nous font passer au saut Girard, la première des 31 cascades qui composent l’ensemble du Hérisson.





Puis nous arrivons au lac de Bonlieu, d’origine glaciaire et qui s’étend sur 20 ha. On ne peut pas descendre sur les rives car l’accès, en cours de bétonnage,  est fermé. À côté, en lieu et place d’une grosse bâtisse aujourd’hui divisée en plusieurs appartements, Thiebert de Montmorot fonda au 12ème siècle une
chartreuse. Dévastée pendant la guerre de 10 ans, puis fermée à la Révolution, l’abbaye fut remplacée par une manufacture d’armes, avant d’être vendue à un particulier. 

On attaque ensuite une bonne montée, passant de 760 à 1050 m d’altitude dans la matinée. On s’arrête pour déjeuner au pied d’un refuge forestier.
 Après avoir repris des forces, on entame tranquillement la descente… Ou presque ! La jolie piste devient vite un sentier très accidenté, encore une fois très abimé par les engins forestiers. 




Avec les branches jonchant le sol, on a intérêt à regarder où on pose les pieds et les sabots ! D’ailleurs Marius à force de marcher tout au bord du chemin à cause de la boue, s’est pris une sacoche dans un tronc d’arbre mort, qu’il a du coup entraîné derrière lui. Le v´la qui traine son tronc d’arbre, pas très épais mais d’au moins 7 ou 8 mètres de long, et en trottinant parce que ça fait un peu peur quand même ce grand truc !! Doucement le demi-tour, et merci de ne pas tomber dsns le ravin juste à côté !! Je l’arrête, le libère et le rassure. On a tous eu une belle peur !


 Vers 17h on arrive au hameau des Bez, on fait une longue pause au bord du lac de l’abbaye. On se motive si bien à repartir pour les derniers kilomètres qu’on prend la route dans la mauvaise direction!  


Après un bon kilomètre, demi tour pour retrouver le balisage blanc et rouge du GR, qui nous fera longer l’autre côté du lac jusqu’à L’abbaye en Grandvaux.



 Le surnom de cette bourgade : « la petite Sibérie française », rapport aux températures hivernales … vivifiantes !
 Heureusement ce soir ça va ! Mais vu l’heure, on ne se lancera plus dans l’ascension du chemin des Mandrillons aujourd’hui ! On se garde la journée de grosse grimpette pour demain ! 


On s’installe sous le préau de la salle des fêtes qui jouxte l’abbaye. Un jeune couple  prépare la salle des fêtes pour la réception de leur mariage qui a lieu demain après-midi. Ils nous dépannent en eau pour faire notre cuisine puis notre vaisselle ! Marius va profiter de l’herbe verte du parc juste derrière. 
22h 30, on éteint ! Demain, objectif les Rousses, plus de 1000 m de dénivelé pour atteindre cette station de ski ! Bonne nuit !



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