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Marius Tour 2014 : du Jura au Vercors

Jour 7 : Marius, t’as pas oublié d’être aquaphobe, là … ?



Mercredi 20 août 2014


Ce matin, je profite des infrastructures offertes par le camping pour laver mon linge et prendre une bonne douche. Pendant ce temps, Marius se fait plaisir en engloutissant une quantité impressionnante de foin ! Quel ventre ce Marius ! Place ensuite au rituel du bât : d’abord un coup de brosse en insistant bien sur les épaules, le dos et la croupe, et les passages de sangles. Ensuite, je m’assure que le poids des affaires soit réparti équitablement sur les deux sacoches, il n’en faut pas une plus lourde que l’autre. Pour le confort de Marius bien sur, mais aussi pour éviter que le bât ne tourne (loi de la gravité, etc…!). Je rejoins le vieux monsieur qui tient le camping pour  régler notre nuitée, qui me demande une dizaine d’euros, me faisait cadeau de la nuit pour Marius. Pendant qu’il s’attache a faire une petite facture en bonne et due forme, je retourne vers mon sac, chercher ma monnaie. A mon retour, il m’annonce que finalement, il veut me faire cadeau de la nuit. Je suis un peu gêné, étant le seul hôte hier soir, je comprends bien qu’il doit faire tourner sa boutique ! Mais il insiste et me répond que son camping, ce n’est pas pour gagner de l’argent, que ça lui fait plaisir et que comme ça, j’aurai des choses à raconter à propos de mon passage à l’aire naturelle de Charmoille. Oui, Marius et moi nous souviendrons de ce gentil vieux monsieur !



Je lève le camp un peu après 11 heures. Je
tâtonne pour sortir du village, après être passé par un lotissement, je
retrouve enfin la campagne. On commence par une petite grimpette matinale pour se dégourdir les
muscles ! On passe par un parc à bétail, mais sans voir de vache. Cette partie est agréable, mais la journée est dure car on a beaucoup de pistes forestières, caillouteuses et
interminables, souvent en descente abrupte. Des panneaux conseillent aux
cavalier de mettre pied à terre sur certains endroits. Aie les genoux et les
chevilles ! 



Je m’arrête pour manger un bout.
Je me perds un peu et passe du temps à essayer de retrouver mon chemin, ayant
du mal à me situer sur la carte. C’est toujours plus compliqué en forêt… Ca joue probablement sur ma pénible impression de ne pas avancer aujourd’hui ! On passe à proximité d’une très jolie source, appelée Guillaume Pierre, dans laquelle Marius s’est désaltéré.





Vers 15h, j’arrive à Rosureux. Je m’installe dans un champ, dans lequel je laisse brouter Marius, et j’en profite pour remanger un bout, avant de m’endormir. Alors que quelques minutes plus tard, je suis réveillé en sursaut par un Rafale à basse altitude, Marius est imperturbable, tel un âne de la garde
républicaine, il bouge à peine une oreille ! On reprend la route et on retrouve enfin du chemin plat, pour quelques kilomètres, le long du Dessoubre. Paradis des pêcheurs à la mouche, la rivière est à la fois imposante, calme et apaisante. 





Nous enchaînons ensuite sur une grande
montée puis une grande descente, dans laquelle Marius marche en danseuse. Ses sacoches bougent
beaucoup, je crains toujours que le bât ne tourne, mais il s’en sort comme un
chef, à son rythme. Sa prouesse du jour : la traversée d’une petite rivière, les
4 pieds dedans, sans se poser de question. Euh, Marius, t’as pas oublié d’être
aquaphobe, là … ? Année de la zénitude, on a dit !!


Une ferme en cours de route

En fin d’après-midi, nous arrivons à Gigot, où je retrouve
ma mère et son ami Claude qui sont venus de la Drôme pour me ramener quelques affaires. Initialement, ils
devaient aussi chercher Malone pour le ramener chez lui. Marius devant porter Malone cette semaine, je n’avais
pas pris toutes mes affaires pour ne pas charger Marius d’un poids trop important. 



Pas de chambre douillette pour moi, je plante ma tente tout près
de mon fidèle Marius, dans le pré juste en face de l’hôtel où ils logent. En revanche, un bon repas au restaurant et une bonne douche, ce n’est pas de refus. Mais sincèrement, deux douches en une journée… La rando,
ce n’est plus ce que c’était ! 



Dans la soirée, il se met à pleuvoir. Marius est très énervé, je ne sais
pas pourquoi. Il appelle, met
des coups de pieds dans la longe et tire dessus dès qu’il me voit m’éloigner. Il semble en pleine forme… Peut-être qu’on n’a pas assez
marché à son goût, aujourd’hui ? En tout cas, si on a vu quelques crottins, pas de canasson à l’horizon ! Je m’attendais à trouver cette voie équestre plus fréquentée des cavaliers.



Dernière pensée philosophique en défaisant mes affaires ce soir : « Aaaah, sympa la cancoillotte qui a coulé dans le sac !!! »



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