close
Marius Tour 2014 : du Jura au Vercors

Jour 4 : dernier jour de canal et arrivée au départ de la GTJ !


Dimanche 17 août 2014
Marius bâté et prêt à repartir !
La nuit a été humide, mais il
fait déjà grand beau vers 9 heures lorsque je remballe ma tente et reprend la
route avec Marius. Les rives du Doubs sont bien animées pour un dimanche matin,
entre les pêcheurs, les cyclistes, les hérons et les canards ! L’Euro-Vélo
6 (nom officiel de ce que j’appelle pour ma part depuis 3 jours « piste cyclable le long du
canal ») est en fait une vélo-route immeeeeeensement longue, dont l’objectif
est de suivre 3 grands fleuves européens : la Loire, le Rhin et le Danube.
Elle part de Nantes pour traverser la Loire, la Bourgogne, la Vallée du Doubs,
la vallée du Rhin, le lac de Constance, la Bavière, puis relie Vienne à
Budapest, à Belgrade, pour se terminer dans le delta du Danube, en Roumanie, au
bord de la mer Noire.

Parmi les nombreux cyclistes, on en rencontre
un qui sort du lot ! C’est Leonard, un Allemand d’un certain âge (d’un âge
certain…) et à l’anglais parfait, qui a bricolé une carriole derrière son
destrier, qu’il a chargée de 90 kilos d’affaires ! Ce lourd chargement lui
a d’ailleurs valu de devoir abandonner les Pyrénées espagnoles l’année
dernière, car trop chargé pour gérer le dénivelé, que ce soit en vélo ou en le
poussant à côté, à pieds. Mais Leonard est enchanté de nous rencontrer, et le
plaisir est partagé, c’est toujours réjouissant de passer quelques minutes avec
des esprits libres et passionnés !

En passant à côté du village de
Pompière, je peux admirer son clocher comtois, une spécificité architecturale
de la Franche-Comté. Au nombre de 700 répartis sur toute la région, ils ont la
particularité d’avoir une forme bombée et surtout des tuiles colorées, qui
coiffent indifféremment temples et églises, et les rendent visibles de loin.

J’arrive ensuite à Clerval, 1000
âmes, où je m’offre une pause glace bien méritée, vers midi. Je m’installe
ensuite derrière la gare SNCF, bordée d’un petit terrain sur lequel Marius peut
tranquillement brouter pendant que je reprends des forces avec une courte
sieste ! Après avoir avalé un bout, je m’apprête à rebâter Marius quand un
homme m’interpelle. C’est Rémi, qui m’offre 
gentiment de m’arrêter au camping municipal dont il est le gérant. Proposition acceptée ! Sur la route qui mène au camping, 
à nouveau je me fais héler, cette fois par les propriétaires du petit restaurant où j’ai mangé ma glace : ils me laissent un don pour Solidarité Élisa et offrent à Marius un morceau de pain dur. Quel accueil, à Clerval ! Marius devient évidemment l’attraction du camping, il est observé, caressé, photographié ! Je discute avec des alsaciens, qui prennent une de mes cartes, s’en vont, et finalement reviennent pour faire un don. Je rencontre aussi un cycliste retraité très sympa, qui « prend l’air » pendant que sa femme travaille !! Rémi emmène Marius brouter à la longe dans le camping, tandis que je m’éclipse pour profiter d’une douche.  


Malgré la proposition de Rémi de m’héberger ce soir, je décide de reprendre la route. J’ai bien avancé ces deux derniers jours, il serait dommage de perdre ce bon rythme ! Car avec 1 jour et demi de retard sur mon planning initial, j’ai intérêt à ne pas trop traîner pour pouvoir profiter pleinement de la beauté du Vercors, d’ici quelques semaines ! Je fais donc mes adieux au Vélo-route 6, au canal et… à son plat ! Bonjour le début du Jura et ses premiers dénivelés ! En sortant de Clerval, j’emprunte une petite rouet départementale sur 6 km. J’apprécie la prudence des automobilistes qui nous doublent très à gauche pour ne pas risquer de nous frôler ni de faire peur à Marius. On croise de nombreuses vaches dans les prés (Franche-Comté => comté !!!), et des agriculteurs qui ramassent les foins pour leurs bêtes. 




Ma journée de marche s’achève à Crosey-le-Petit, le village où commence la Grande Traversée du Jura (acronyme « GTJ » pour les prochains articles !) par voies équestres. Je passe la nuit  un peu en dehors du village, au relais équestre de la Montnoirotte. Marius est installé dans un parc, et moi dans un petit chalet leroy-merlinesque puisque le gite est complet. Seul bémol, il n’y a pas d’électricité, et je commence à être en rade de batterie ! 


Ces 3 jours de canal, plats et bitumés, ont été une bonne mise en jambes pour Marius et moi. On est prêts pour attaquer la GTJ demain ! Je trouve Marius en bonne forme, il est enjoué, gourmand, et serein. J’ai oublié de vous dire qu’il n’a (presque) pas eu peur du feu d’artifice le 15 août ! Ceux qui ont suivi l’épisode du feu d’artifice lorsque nous étions sur le canal de Bourgogne l’année dernière, peuvent bien imaginer que je suis sorti de la maison à toute vitesse quand j’ai entendu les premières explosions pour m’assurer qu’il ne panique pas ! Il était un brin agité, mais je lui ai parlé, je l’ai rassuré, et la vie a vite repris son cours normal (brouter, brouter !). 2014, année de la zénitude pour Marius ..?

Tags : canalclervaldoubseuro-vélogtjjuramontnoirottepomipèrevélo-route

Laisser un commentaire

Simple Share Buttons
Vous ne voulez manquer aucune de nos publications ? Abonnez-vous en laissant votre mail ici :
Abonnez-vous !