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Samedi 16 août 2014

J’ai des muuuuuuscles !! Mais atrophiés et oubliés depuis de longs mois, leur réveil est un peu douloureux. Le lit était bien douillet, et il est d’autant plus difficile d’en sortir ce matin que mon corps ne répond plus tout à fait comme il le devrait (et me rappelle le temps qui passe !). Toute la famille m’attend déjà pour un petit dej matinal. Je prends la route vers 11 heures, accompagné de Mathis, qui vient avec moi en vélo jusqu’au prochain village, Colombier Fontaine. C’est là que Christelle et les autres enfants viennent le chercher. Le temps de faire une ou deux courses à la boulangerie et à la supérette, Mathis a distribué mes cartes à tous les commerçants de la rue et a même récupéré des dons pour Solidarité Élisa. Trop fort !! Nos chemins se séparent la pour cette fois. Très grand merci Fred, Christelle et toute votre petite famille pour m’avoir accueilli avec gentillesse, simplicité et générosité ! 

Merci à Fred, Christelle & famille pour l’accueil à Etouvans !

Nous rejoignons à nouveau le canal et après quelques kilomètres en ligne toute droite (c’est bon pour le mental, paraît-il), je m’arrête pour déjeuner à Saint-Maurice, au bord d’une écluse. J’y croise les premiers bateaux de plaisance. Sur le chemin de halage, à part les nombreux cyclistes qui s’arrêtent rarement papoter, il n’y a pas foule.. Marius donne toujours le rythme, en attrapant au passage les plus belles herbes hautes qui lui passent sous le museau. J’ai d’ailleurs remarqué que c’est un âne à la musicalité très développée puisqu’il marche sur le tempo de la mythique chanson Les Lacs du Connemara. Si si, vous ferez attention la prochaine fois que vous le verrez !! On rencontre un couple d’Anglais très sympas, ils font Londres – Berlin en vélo avec leur petite fille de 5 ans, Poppy, animal préféré : donkeeeeeey ! Trop mignonne ! On longe la voie de chemin de fer, et ma fierté du jour, c’est Marius qui ne bronche pas, ou si peu, quand le long TER passe à toute vitesse à seulement quelques mètres de lui. Puis, en s’éloignant de la voie ferrée, le chemin de halage devient de plus en plus calme. On s’enfonce dans la campagne, loin de l’autoroute et du bruit. Des champs, des prés et des bois à perte de vue sur ma gauche, et le canal, placide, à peine troublé par quelques pêcheurs, sur ma droite. Les quelques gouttes de pluie du matin sont loin, à présent il fait beau, le soleil me réchauffe juste assez et fait scintiller le poil noir de Marius… Quel bonheur !!! 

Peu avant d’arriver à L’Isle-sur-le-Doubs, je discute avec des plaisanciers alsaciens qui ont été envoûtés du haut de leur terrasse flottante par le charme de Marius, et descendent de leur bateau pour se prendre en photo avec lui. Il est bien inspiré d’être très sage, car il reçoit une belle carotte en récompense, et moi un joli don pour l’association. Je m’arrête au village pour me faire plaisir aussi, et me délecter d’une bonne glace artisanale. Forcément, avec Marius accroché à la rambarde de la terrasse du salon de thé, dans la rue principale, on suscite la curiosité ! Un Canadien (Québécois pour être précis et ne froisser personne…) s’arrête pour discuter. Il est kiné de métier, et là il est en vélo, et il va jusqu’à la Mer Noire. Sacré beau voyage en vue pour lui aussi ! La cause de Solidarité Elisa lui parle. Apporter du bien-être aux gens, il connait, car lui va masser bénévolement dans les foyers d’accueils pour sans-abris. C’est donc tout naturellement qu’il fait un don avant de reprendre la route. Je quitte moi aussi L’Isle-sur-le-Doubs, et du coup le canal, puisque désormais, c’est le Doubs lui-même que je vais suivre !

Sur le pont du Doubs

Le temps de traverser un village en longeant la route, et je renoue avec la piste cyclable. Le soleil décline, et sonne le réveil des moustiques, qui par centaines se régalent de mes bras et mes mollets. J’arrive à en tuer jusqu’à 3 d’un coup, tant pis pour le karma ! Marius aussi se fait embêter, donc je dîne rapidement puis repars en quête d’un endroit adéquat pour passer la nuit (calme et avec de la bonne herbe pour Marius). C’est quelques kilomètres plus loin que j’installe mon premier bivouac de la rando, sur une presqu’île où le Doubs est particulièrement large. 

Bilan du 3ème jour : 26 km dans les pattes pour aujourd’hui, à peu près 50 euros de dons, j’ai oublié mes lunettes de soleil, ça me gratte partout… mais la vie est belle !

Bouteille à la mer : Un petit article est paru à notre sujet dans L’Est Républicain, édition de Belfort, le 14 août, si par hasard quelqu’un l’a, ça serait hyper sympa de me l’envoyer ! mariusetbandit@gmail.com Merci !

 

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