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Samedi 30 août 2014

Le réveil est humide ce matin dans notre tente, mais le soleil pointe déjà le bout de son nez, le ciel est bleu et présage une belle journée. Malgré le réveil à 7h, c’est seulement vers 10h qu’on se décanille (= lève le camp), après le démontage de tente, le petit dej express et l’opération anti-tiques sur Marius. On lui en a sorti une dizaine. 
En route pour une nouvelle journée


Le village des Planches est seulement 1 km plus bas. À peine arrivés, des habitants viennent déjà engager la conversation. Le petit-fils s’appelle Marius ! À quelques pas, après la jolie église, l’unique café du village, le Bistrot des falaises, propose des boissons et de la petite restauration, se fournissent auprès des paysans du village. Installés au soleil sur la terrasse et Marius débaté pâturant, on craque pour une dégustation de fromage de chèvre frais, juste parfait sur du pain encore presque chaud. On échange avec 2 couples de cavaliers qui préparent 4 jours sur la Gtj la semaine prochaine. J’en profite pour leur donner quelques tuyaux sur les endroits boueux / glissants / périlleux avec un équidé. C’est seulement vers midi qu’on décolle vraiment. Direction la sortie du village, pour rejoindre la cascade des tufs, tout au fond de la reculée des Planches. 

La Cascade des Tufs, un site remarquable à préserver

Entrourée de falaises calcaires découpées par l’érosion, c’est un magnifique endroit, dommage qu’il doit déjà si tard, on se serait bien baignés !

La Cascade des Tufs, un site remarquable à préserver

On continue à grimper en suivant le balisage du GR comme indiqué dans le topo-guide. Au bout de 20 min de grimpette, ça se corse : cailloux et grosses racines glissantes, le tout sur un sentier étroit et bien raide, Marius ne passera jamais ! On fait demi-tour, on s’est forcément trompés quelque part car aucun cheval ne peut passer la ! On rebrousse chemin jusqu’à la sortie du village, ou on retourne un GR qui prend la direction opposée. C’est par la ! 2 heures de perdues, la journée peut enfin commencer ! Près de 250 m de dénivellé plus tard, on atteint le belvédère du Fer à cheval, après s’être pris une demie-heure pour déjeuner. Grimpette récompensée par une vue superbe  sur la vallée de la Cuisance. On traverse ensuite la départementale, suivant un très joli sentier en sous bois. On croise des chercheurs de champignons très bruyants, mais le sentier est très agréable, ombragé, ça sent bon la forêt ! 
Alternance de traversée de sous-bois et de chemins ouverts

On fait demi tour quand le chemin se rétrécit tant que le grande descente sur les cailloux serait dangereuse pour Marius. Retour sur la départementale, qu’on suit quelques centaines de mètres avant de récupérer un sentier plus bas, et de retrouver notre GR (après l’avoir bien cherché, une fois de plus !). Sur cette route, un énorme chamois traverse juste devant nous. On aperçoit des traces de chevaux dans la boue, mais est ce que c’est vraiment le chemin de la Gtj …? Le mystère demeure. On est rassurés en voyant « Pupillin » sur les panneaux, c’est le prochain village ou on doit passer ! On marche tantôt en sous bois, tantôt sur des chemins beaucoup plus ouverts. 

On arrive au village vers 18h et on décide de passer la nuit ici, à environ 8 km de Poligny (notre objectif du jour). En effet, la route qui mène à Poligny traverse les bois, il aurait donc été difficile de trouver un endroit ou Marius aurait eu assez d’herbe pour stationner toute la nuit. À part les clients d’un restaurant guindé, il n’y a pas grand monde et les quelques autochtones que nous croisons n’ont pas été bien éduqués par leurs parents, dire bonjour doit leur arracher la bouche.. Il y a une « fruitière vinicole » tous les 50 mètres : tous les agriculteurs ont troqué leurs vaches contre des vignes, sauf, paraît il, un irréductible qui ne s’est pas laissé charmer par les sirènes du vin jaune et autre crémant local. On croise un jeune couple très roots mais très cool, elle vient d’acheter une noisetteraie, et lui de s’installer en maraîchage. Leur petite fille apporte une carotte géante à Marius, qui s’en délecte ! Ils nous proposent de planter notre tente dans leur noisetteraie à la sortie du village, mais c’est finalement au belvédère de Pupillin que nous ne planterons pas la tente, puisque nous trouverons refuge dans le kiosque / gloriette. Marius est bien installé, l’herbe est verte et abondante. Demain il faudra absolument rattraper une partie du retard kilométrique ! 
Panorama magnifique sur le vignoble de Pupillin

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