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Vendredi 29 août 


Il a plu toute la nuit et je suis content d’être dans un lit, bien au chaud et au sec. Marius est dans le pré, toujours près de la barrière.
Ce matin, le ciel est toujours gris, il pleuviote encore un peu lorsque nous partons vers 9h15, après un bon café et super petit déjeuner.



Je suis traité aux petits oignons (ça fait du bien!) et je remercie mes hôtes pour leur si bel accueil.
Après un bout de route, nous prenons un chemin, puis un sous-bois et nous commençons une grimpette, un dénivelé de 110 m au moins, très glissant.
Marius glisse plusieurs fois et me fait quelques émotions fortes.
Je le tiens à la longe courte pour l’amener là où il peut avoir un appui et éviter le danger. 
Arrivé en haut, au bois Très Madame, on change de département.
Nous voilà dans le Jura !!!

Marius a découvert  la borne : département du Jura

Et après la montée ? La descente qui glisse encore plus évidemment. Je suis peu tendu : je vais finir par regretter le goudron! On le retrouve (le goudron) à Géraise où je devais arriver la veille logiquement mais la boue nous ralentit.

Un morceau de route et nous revoilà sur un sentier glissant, puis à nouveau sur la route, au  « Trou du crâne percé » .
Il s’agit de la découverte par des spéléologues, en 1998, d’un crâne défoncé, à 6m de profondeur, puis, après des fouilles plus approfondies, d’autres ossements dont la plupart datent du néolithique. Un lieu de sépultures où l’on a recensé 20 individus, dont 5 enfants.


A partir d’ici, on peut marcher sur l’herbe bordant la route car les champs ne sont pas clôturés, mais très vite, après Clucy, nous reprenons une piste d’ornières et de boue et Marius a beaucoup de mal à avancer. J’ai de la boue jusqu’aux chevilles et on y va mollo surtout qu’on doit encore passer une descente très glissante sur 500m. Et 500m, c’est long dans ces conditions!



Quand je vous dis que j’ai de la boue jusqu’aux chevilles, ce n’est pas une image !





Je tiens Marius par le boudin entre les deux sangles et on avance à la longe très courte…tout ça pour arriver au hameau de Baud où le champ que je voulais prendre est fermé par une clôture électrique !!!!!
Il est 14h30 et le temps de m’arrêter 10mn pour manger un peu, on reprend le chemin car il faut avancer, on a mis du temps aujourd’hui. On avance sous le crachin mais dans les sous-bois, on ne le sent pas.
Tout au long du chemin, je remarque beaucoup d’oratoires dédiés à la Vierge Marie, mais peu ou pas de croix.


Je prends la direction de Salins- les-Bains, avec une belle vue sur le fort St André. Salins qui fut célèbre par sa production de sel
(appelé « l’or blanc »), ses plâtreries, ses scieries et sa faïence, s’est reconvertie en ville thermale et touristique, grâce à l’inscription de sa grande saline au Patrimoine Mondial de l’Unesco.



Vue sur le Fort St André et Salins les Bains

Nous affrontons encore une bonne côte vers Ivory, puis une piste qui alterne  sous-bois et prairies, jusqu’à « Les planches près Arbois ».
C’est là que je décide de planter ma tente, à 1km des Planches, dans un pré.
La météo annonce du beau temps pour demain. D’ailleurs il fait très doux depuis hier, malgré la pluie.



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