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Marius Tour 2014 : du Jura au Vercors

Jour 14 : Koh Lanta dans le Jura et Sapin président (pas Michel…)


Mercredi 27 août 2014

Nous sommes à 3 km du lac des Grangettes, où il était prévu qu’on passe la nuit. Ce matin, en brossant Marius, je découvre 4 tiques sur
l’intérieur de ses cuisses. Il y a une grosse boule dure à l’endroit des 
piqûres,
il faudrait que je les lui retire. N’ayant pas de tire-tique, après moult
stratagèmes inefficaces (peigne fin, pince à épiler,…) c’est finalement la
voisine, équipée de tire-tiques pour ses chats, qui me prête l’instrument salvateur. La boule m’inquiète un peu, je vais garder un 
œil dessus ces prochains jours. Je pars peu avant 10 heures, sous les
premiers rayons de soleil… éphémères, puisqu’encore une fois, à peine parti, je
me fais rincer !
On emprunte une route puis une piste, qui nous mènent en 1
heure au Lac des Grangettes. Mais il fait humide, et il y a beaucoup de brume sur l’eau, on n’a donc pas vu grand-chose du lac.
Il pleut finement, et depuis 2 jours Marius n’avance pas !
Je pense que c’est parce qu’il se fait mouiller toutes les nuits, du coup il ne
doit pas trop bien dormir. En plus, il ne mange pas grand chose. Heureusement, ça va un peu mieux dans l’après-midi : il remange et accélère un peu le pas.

Nous arrivons à la Pierre qui toune : « L’érosion a dégagé un doigt rocheux qui pointe fièrement vers le ciel. Mais, est-ce bien la nature qui fut à l’œuvre ici, où l’homme y a-t-il mis son grain de sel ? La pierre a une hauteur de 3 m et une largeur de 1,40 m. Son épaisseur est de 80 cm. Ses deux faces, les plus larges, sont orientées est-ouest comme le sont de nombreux menhirs.Cette pierre, plantée au bord du Doubs, a intrigué nos anciens. Ne comprenant pas forcément comment ce roc s’est trouvé à cet endroit, l’imaginaire prit le relais. Au cours des années est née une légende affirmant que le lieu est hanté par des lutins durant la nuit de Noël. Nous voyons ici une réminiscence d’un ancien culte païen remontant certainement à la préhistoire. » 

Je longe ensuite la tourbière et lac de Malpas. Nous sommes en transition entre le Haut Doubs et les plateaux
jurassiens. Les paysages sont ruraux et deviennent moins vallonnés.

Un homme m’interpelle alors que j’allais passer devant sa maison. C’est un vieux routard, qui a arpenté le monde avec sa moto, dans les années 80. Il m’invite à boire un café, mais comme je n’ai pas encore déjeuné, je pique-nique chez lui. Passionné d’ânes, il en a 2 sur son terrain et sa maison est décorée de nombreux posters d’ânes. 

Je passe ensuite le village de la Planée et la montagne de l’Averon, malheureusement que par des routes goudronnées. Je passe devant le sapin Président du bois de Chaule, 2 siècles au compteur, 45 mètres de haut pour 1.20 m de diamètre ! Sapin Président, kézako ? D’après l’ONF, selon une tradition forestière d’origine jurassienne, « le sapin (parfois l’épicéa) le plus majestueux de la forêt est élu officiellement au cours d’une cérémonie festive qui réunit les forestiers, les élus et le public local, venus honorer dignement le nouveau « Président ». Souvent signalé sur les cartes ou les sentiers de promenade, il est un but de promenade apprécié pour de nombreuses années. Mais lorsque la maladie ou un coup de foudre ont raison de lui, il est abattu et un successeur est désigné. Nouvelle occasion de faire la fête… »

Nous marchons ensuite le long d’une départementale plutôt fréquentée, c’est parfois compliqué avec Marius, car les automobilistes qui arrivent en face roulent vite. Nous traversons la commune de Bannans et passons la rivière Drugeon. Nous sommes dans une zone naturelle protégée, plutôt marécageuse. Marius glisse dans la boue, moi aussi d’ailleurs. « C’est Koh Lanta ! » nous lance un homme qu’on croise ! Nous continuons vers le Nord, et traversons à nouveau une départementale très fréquentée. Après le village de Bulle, je
rencontre des agriculteurs  me proposent de passer la nuit une grange avec du foin et du grain pour Marius, mais je veux continuer encore un peu, il faut qu’on avance ! Je décline donc leur offre. Ils me disent
que j’ai encore 10km pour atteindre la chapelle du Huin, où je voulais passer la nuit, alors que le GPS m’en annonce
seulement 5. Allez, ça se tente, on se motive et on se remet en route ! 

J’avance à la frontale à travers des bois et des prés. Marius s’arrête net, on dirait qu’il a repéré quelque chose. A côté de nous, on voit plusieurs paires d’yeux brillants nous scruter dans la nuit… Des veaux ! Ouf, ils sont inoffensifs ! Je m’arrête finalement à 2 km du but, car il
est déjà 22 heures. Je plante la tente à
la lumière de la lampe frontale. J’aperçois encore des yeux qui brillent dans la nuit, au fond du pré où on s’est installés ; sans doute un renard, car j’entends glapir. Marius dresse les oreilles, il doit aussi sentir le
gibier aux alentours… Mais il doit être fatigué car il se couche rapidement, et s’endort. Le réseau passe très péniblement et me permet à peine d’appeler, donc je ne songe même pas à envoyer mes photos du jour… Un peu de patience !
Tags : absinthegtjjouxmarius tour 2014pontarlier

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