close
Marius Tour 2014 : du Jura au Vercors

Jour 12 : Quand on n’a pas de tête, on a des jambes !!

Lundi 25 août 2014
La nuit a été courte au Mont de Spey, et pas très reposante. J’ai eu froid, et les quelques Pont’ de la veille qui m’ont bien réchauffé sur le coup me restent sur l’estomac cette nuit ! 
Hier soir chez mes hôtes, j’avais aperçu Miss Météo dans la télé, qui prévoyait une belle journée ensoleillée. Du coup ce matin, je suis un peu surpris car j’ai mes 3 polaires et je n’ai pas très très chaud ! M’enfin, je lui fais confiance et je décide de faire une lessive. Erreur fatale, ne jamais faire confiance à ce qu’on dit à la télé !!! A peine parti, la pluie se met à tomber… Pour les 20 degrés et le ciel bleu, on repassera ! Avec un temps pareil, mon linge ne va jamais sécher ! Et là, c’est le drame : mon linge !!! Je l’ai complètement oublié sur la poutre où je l’ai étendu ! Pas le choix, j’attache Marius, je planque mon sac à dos, et je retourne chercher mes vêtements ! A mon retour, je réalise qu’en mon absence, le bât de Marius a vrillé : les sacoches pendouillent sur un côté de ses flancs, et la sangle qui passe devant son encolure le serre. Ahlala, mon pauvre Marius, j’aurai du te débâter. Je m’empresse donc d’arranger ça, et nous reprenons sereinement la route. Du coup, il est quand même 10h 30, moi qui voulais partir de bonne heure, c’est raté !

Système D pour le séchage des chaussettes ! Sur le bât de Marius !
 
Nos premiers kilomètres se font sous les averses et sur une route goudronnée, comme ça sera souvent le cas aujourd’hui. Nous empruntons ensuite la  piste forestière de la Combefroide, elle aussi fraîchement goudronnée. Quel dommage, quel gâchis ! Avec Marius, on préfère encore les ornières boueuses au goudron dans la forêt… A la sortie du
bois de Ban, je prends une route qui me mène à Hauterive la Fresse. C’est ici que je quitte la vallée du Doubs, pour emprunter la Vy aux moines, une ancienne voie d’échange (vy, c’est voie en vieux patois suisse) qui relie l’abbaye de Montbenoit au prieuré de Môtiers, en Suisse. Longue de 33 km, c’est une randonnée historique difficile mais réputée pour sa beauté, à travers le Jura franco-suisse. Joli témoignage d’un randonneur sur le site de l’OT de Neuchatel : 


 » En l’an 1000, traverser les forêts du Val-de-Travers s’avérait périlleux. Imaginons le décor : des vallées inhabitées, couvertes de sombres forêts, peuplées d’ours, de toute sorte de gibier, de brigands… Véritable pays de loups que les rares habitants des régions voisines traversaient avec beaucoup de prudence et d’appréhension. Le chemin qui culmine à plus de 1200 m d’altitude traverse les combes marécageuses du Jura. Des pèlerins se sont égarés dans la neige et le brouillard, d’autres ont eu la malchance de rencontrer la Vouivre, grand serpent à forme de dragon et disparaissaient dans les tourbières de La Brévine. La richesse historique et l’extraordinaire diversité des paysages méritent bien un petit détour sur ce sentier mythique et qui sait ? Peut-être aurez-vous la chance d’y croiser une fée ou un lutin, mais méfiez-vous, il est expressément recommandé de ne pas les contrarier : très lunatiques, ils seraient capable de faire neiger en été. » Frère Nicolas.
 
Vers 15h je
m’arrête aux Alliés, et je profite d’une accalmie et d’un rayon de soleil pour faire une petite sieste. Il se remet à pleuvoir à notre départ, avec un vent froid assez désagréable. Ceci dit, on est quand même presque à
1000m d’altitude (1044m juste avant les Alliés), donc il est normal qu’il fasse un peu plus frais qu’en plaine. 

 

Je m’approche de Pontarlier, je suis à quelques centaines de mètres de la frontière suisse. Je perds du temps sur les clôtures
pour rentrer dans les parcs à bétail,  car elles sont souvent en barbelé rouillé, coriace à
enlever et à remettre ! Après avoir vaincu le barbelé, on traverse 2 pâturages avec
des vaches. Arrivés en bas, je me rends compte que j’ai oublié mes bâtons de
marche. Cf titre, quand on n’a pas de tête, on a des jambes ! Je remonte les récupérer ! 

Je rencontre des cyclistes qui sont intéressés par la GTJ et me demandent mon avis. La GTJ est belle, mais malheureusement elle n’offre que peu de chemins non goudronnés, je trouve ça vraiment dommage. Malgré ça, le Doubs offre toujours de très

beaux paysages. Un moment que j’aime particulièrement, c’est sortir de la forêt après y avoir marché plusieurs kilomètres, arriver sur un paysage ouvert et lumineux, qui souvent offre une vue dégagée sur les collines, les prés et les pâturages alentours. Grandiose, à chaque fois…

J’arrive à hauteur Pontarlier en fin d’après-midi. A tout hasard, je passe un coup de fil au magasin Décathlon du coin concernant mon arceau de tente cassé. Mais le modèle datant d’il y a plusieurs années, une réparation semble compromise. On va se débrouiller autrement ! Comme il pleut toujours, je décide de passer la nuit au camping de Larmont. Marius, lui, va dormir au poney club juste à côté, et en charmante compagnie puisqu’il partage son un pré avec une ponette !

 

Tags : alliésbois de bancombefroidehaut doubsjuralarmontmarius tour 2014mont de speymontbenoitmotierspontarliervy aux moines

Laisser un commentaire

Simple Share Buttons
Vous ne voulez manquer aucune de nos publications ? Abonnez-vous en laissant votre mail ici :
Abonnez-vous !