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Samedi 23 août 
Ma tente un peu délabrée 

Décidément, j’ai beaucoup de mal à quitter ce lieu magique!

Et ses habitants de l’association « Les artisans de la paix ».

Ce sont des bénévoles tous très accueillants, généreux, aimables, qui définissent ainsi leurs objectifs : « l’association Artisans de Paix – Val de Consolation est un lieu de ressourcement et d’apprentissage. Son objectif est de promouvoir la Paix intérieure et la Paix entre les hommes. Par la découverte et la connaissance de soi, par l’éducation à la santé globale, par la formation au respect de la nature, par l’art et l’artisanat, elle vise à transmettre des outils d’observation, de discernement et d’action permettant à chacun de vivre en conscience de soi et de l’autre.
Elle accueille des rencontres, stages, ateliers, formations, manifestations,conférences, expositions, séminaires et des séjours individuels, en famille ou en groupe.
 On peut voir une vidéo sur ce site 

Du mal à partir donc, mais nous reprenons la route vers 10h15 après un petit café et de nombreux « au revoir  » aux habitants des lieux.

En montant vers la Roche du Prêtre


Une petite grimpette sur le goudron pour se remettre en jambes et je rattrape une piste.
Le temps est nuageux et frais. On aura même droit à quelques gouttes dans la journée.


Joli nom de hameau !!



Nous grimpons petit à petit et nous sommes déjà à 950m d’altitude.

Après « la consolation »,  nous voilà à la Roche du Prêtre à Guyans où un belvédère nous offre un magnifique panorama.
De là, je peux voir tout le cirque de la  » Consolation » et réaliser à quel point il est encaissé entre deux montagnes. J’apprends qu’en hiver la vallée n’a droit qu’à une heure de soleil par jour et que le lieu a sa légende : on raconte en effet que cette énorme roche cache l’entrée secrète d’une grotte où vit un géant, ogre sans foi ni loi sévissant dans la région. Un prêtre (d’où le nom!) l’y aurait enfermé avant d’être lui même précipité d’une haute falaise par les amis du géant… 


Un panorama qui fait le bonheur des touristes

Je m’arrête pour manger un peu plus bas.Des personnes viennent vers moi et me demandent si  je n’aurais pas oublié mes bâtons de marche au monastère. Et oui ! Je m’en suis aperçu trop tard pour revenir sur mes pas ! Ces charmantes personnes, motorisées, vont gentiment aller les chercher et me les rapporter. La vie est belle quand les gens sont solidaires !!!!!

Je repars et dois passer devant un centre équestre : je traverse la prairie occupée par des chevaux. C’est folklo car les chevaux cavalent dans tous les sens en nous voyant. Marius est impassible.
Nous contournons le centre équestre et là, nous croisons une famille avec une petite fille montée sur un poney. Je tiens Marius un peu serré car je crains que le poney ne s’effraie et que la petite fille se retrouve comme Malone il y a quelques jours. Ensuite, on croise des cavaliers sur le chemin…Prudence au cas où Marius effraierait les chevaux ! Ici,  il semble que les chevaux aient peur des ânes…
Mais bon, tout se passe bien!
La route continue en direction de Gilley avec beaucoup de parties boisées. De forêt en forêt, abrités du vent, il fait moins froid.
La piste est agréable, parfois goudronnée en fonction des moyens de la commune, je suppose.
Nous nous dirigeons vers « La République de Saugeais, qui s’étend d’Arçon à Gilley et la frontière suisse.
Une bizarrerie locale dont l’histoire est racontée ici   …
J’apprends aussi que nous ne sommes pas très loin de Mouthe célèbre comme étant le « village le plus froid de France » avec des températures allant jusqu’à -41° en 1985, ce qui a valu à cette région le surnom de « Petite Sibérie ».
Déjà que j’ai du me calfeutrer dans mon duvet cette nuit au monastère, ce n’est guère rassurant pour la suite !!! 
Marius en profite pour se régaler d’herbe tendre 


A 4km de Gilley, au crépuscule, je décide de m’arrêter car il fait de plus en plus sombre. Un agriculteur à qui je demande conseil pour la nuit, me propose de dormir sur son terrain, derrière une grange.
C’est là que je vais passer la nuit, Marius a de l’herbe.
En espérant qu’il ne pleuve pas car, vu l’état de ma tente…


















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