close
A quelques semaines de notre prochain départ pour un périple de 800 km, voici le blog qui sera le support de mon prochain carnet de voyage. 
Mais avant de parler de l’aventure qui nous attend, voici un petit rappel des épisodes précédents…
Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Marius est un âne de 11 ans. Il est arrivé à la maison alors qu’il avait à peine 10 mois. Depuis, lui et moi partons dès que possible parcourir les sentiers de l’hexagone.
En 2007, un voyage initiatique a changé ma vie ! J’ai alors découvert que la randonnée au long cours pouvait être une invitation au voyage intérieur. Une plongée à la découverte de
soi-même, un cheminement personnel et intime, en quête de soi. « Il faut
se connaître soi-même ; quand cela ne servirait pas à trouver le vrai,
cela sert au moins à régler sa vie : il n’y a rien de plus juste. »

disait Pascal. La lenteur, l’effort, l’épreuve physique et la difficulté
sont autant d’ingrédients indispensables à cette introspection, à cette
quête de vie sur notre propre chemin.

  

Face à moi même durant 23 jours, confronté à mes peurs, mes souffrances et mes erreurs du passé, cette aventure s’est transformée en une quête personnelle, à la fois mystique et spirituelle. J’ai marché 350 km entre la Drôme, les Hautes-Alpes et le Vaucluse sur « un chemin parsemé d’épines et d’étoiles », à la recherche de clés, de signes, de ma « légende personnelle », « Cette légende que l’on écrit à la foulée des pieds fatigués et meurtris et sur laquelle aboutit l’histoire de sa vie… ».
Avec mon compagnon aux longues oreilles, nous avons foulé monts et vallées, traversé des forêts, dormi dans des champs, marché sous la pluie et fait de belles rencontres. « Partout où j’allais, de ce que l’on me racontait, de ces gens et ces choses que je croisais, je marchais, j’avançais un peu plus et découvrais « le vrai du vrai »… De cette quête qui dure, où l’on endure souffrances et maux, avec quelques pas de trop, tout devenait « ce trop » : trop dur, trop lourd, trop plein, trop mal, trop rien… ». Et puis, surtout, quelques part à la croisée d’un chemin dans les Baronnies provençales, là où le vautour est roi, nous avons rencontré une belle « âme » qui fut une lanterne dans l’obscurité de mes pensées durant les 11 derniers jours.

On ne rentre pas indemne d’un tel voyage. Sur le chemin du retour, est née l’idée de poursuivre l’aventure l’année suivante mais cette fois en l’associant à une cause. Et l’idée a germé pendant plusieurs mois. C’est ainsi qu’en 2008, c’est pour la lutte contre la mucoviscidose que nous avons marché. 



Depuis, chaque année, Marius et moi avalons plusieurs centaines de kilomètres tout en récoltant des dons pour une cause, une action caritative. Après « La Virade de Marius », nous avons renouvelé notre action en 2009 puis en 2010 pour Gabriel, un petit garçon polyhandicapé de Condorcet dans la Drôme. Depuis 2011, c’est pour Solidarité Elisa, une association de la région de Montélimar qui aide financièrement des familles d’enfants malades et handicapés, que nous marchons.
En 7 ans, nous avons ainsi cumulé 5200 km sur les sentiers de la Drôme, du Vaucluse, des Cévennes, des Hautes-Alpes et de l’Isère, mais aussi de la Bourgogne et avons récolté près de 16 900 euros.
En août 2014, nous reprendrons donc les chemins de traverse toujours pour Solidarité Elisa. Partir est devenu nécessaire, vital, indispensable… Insatiable appétit de kilomètres… L’expérience du voyage ne laisse décidément pas indemne l’âme du « vagabond » de plus en plus à l’étroit dans un costume de sédentaire. Seul celui qui a goûté à ce délicieux sentiment de liberté, même temporaire, peut comprendre cette sensation…
A suivre… 

Laisser un commentaire

Simple Share Buttons
Vous ne voulez manquer aucune de nos publications ? Abonnez-vous en laissant votre mail ici :
Abonnez-vous !