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Marius Tour 2013

Jour 39 – Samedi 24 Août – Le jour le plus long

Je suis réveillé par la pluie vers 6 heures ce matin et je sais qu’elle était attendue aujourd’hui !  Ça ne dure pas, et quand je me lève, la pluie avait cessé et le ciel commence à se dégager.  Nous avons une grosse journée en vue, alors je rassemble mes affaires au plus vite et partons assez rapidement !
Nous avons pas mal de dénivelé aujourd’hui et il est impératif pour moi d’arriver le plus près possible du Mont Gerbier de Jonc




Plus on s’approche du mont Mezenc, plus les constructions sont faites de pierre de lave noire, recouvertes d’un lichen oranger.
 Nous redescendons du Mont Chignac, depuis lequel la vue est magnifique, pour faire deux courses, car je n’ai plus rien à manger pour mon dernier petit déjeuner.  Je trouve une petite épicerie pour me ravitailler et le monsieur m’offre même des carottes pour Marius !

Chignac était l’ancien nom de Saint Agrève, issu du site romain Cinnacum. Le mont
Chignac, à l’Est de la ville, fut le lieu de la première bourgade; elle
fut ravagée par les guerres de religion et la nouvelle ville
reconstruite sur le plateau de granite au pied de la butte, qui monte à
1 120 m et d’où l’on découvre un large panorama.



Nous partons pour retrouver le GR, mais il a été dévié par rapport à celui qui est tracé sur ma carte.  Le GR fusionne avec le Chemin de Compostelle.  Je trouve d’ailleurs plusieurs coquilles cloutées dans les arbres et trouve même une coquille sculptée sur une pierre de granite par un artiste du coin qui a fait Compostelle.




Ici, nous avons droit à trois GR pour le prix d’un !
Nous passons près de Mars, village ardéchois et je fais très attention de ne pas me tromper pour éviter de changer de planète !




En fin de matinée, je passe devant une propriété qui attire toute mon attention par sa déco d’accueil qui semble indiquer que la personne a fait Compostelle.


Pas à Pas

J’aperçois la dame et lui demande si elle peut me donner de l’eau pour Marius.  J’attache mon compagnon, et m’approche d’elle.  Nous échangeons quelques mots et elle me dit qu’elle a fait Compostelle en plusieurs tronçons.



 
Je retrouve Marius et en profite pour jeter un œil sur ma carte.  A ce moment-là, je vois plusieurs randonneurs passer et je les retrouve quelques minutes plus tard au bord du chemin, en train de déjeuner.  A la vue de Marius, je vois qu’ils s’interrogent, alors je m’arrête pour discuter un peu avec eux.  Je réponds à leurs questions et en profite pour leur demander si je peux me poser près d’eux pour manger et ils acceptent.  On continue à discuter de Marius, des ânes, de la randonnée et en particulier de la leur.  Ils sont partis pour une ballade de plusieurs jours.  Un moment après, d’autres randonneurs les rejoignent, car ils sont nombreux et chacun marche à son rythme. 





Je vois que le temps se gâte de plus en plus.  Le soleil qui était avec moi depuis ce matin, s’est petit à petit effacé derrière les nuages.  Il fait de plus en plus sombre et le vent souffle fort.  Je crains de prendre la pluie et pars avant les randonneurs.  Nous quittons l’Ardèche pour repasser en Haute Loire.




Ce chemin me rappelle beaucoup celui de Stevenson dans la partie située dans le Velay.  Il y a beaucoup d’élevage et les chemins sont bordés de pierres de granite.


 
Avant d’arriver à Fay sur Lignon, deux des randonneurs nous rejoignent et nous avançons jusqu’au village tout en discutant.
En arrivant, j’ai l’impression que c’est un tout petit village, mais qui en fait n’est pas si petit que ça car il y a tout de même un peu plus de 400 habitants, des commerces et même une gendarmerie !




Il est 16 heures, je m’arrête au café du coin pour me désaltérer et je rencontre un jeune homme qui fait du vélo et il me dit qu’il aimerait randonner avec un âne.  Je lui explique comment faire avant de reprendre ma route.




Il me reste environ 12 ou 13 kilomètres à parcourir, soit environ un peu plus de 3 heures de marche.
Au bout d’une demie heure de marche, je m’habille un peu plus chaudement car le vent est froid et le ciel de plus en plus nuageux.  Le pluie ne semble  pas loin.  J’ai encore pas mal de dénivelé avant d’arriver à la destination que je me suis fixée.


J’ai encore une dizaine de kilomètres environ de montée avant d’arriver à la Croix de Pecatta située à 1669 mètres d’altitude.  Ce sera le point le plus haut de mon périple.





Je fais essentiellement de la route, entrecoupée par des chemins par moments.  J’ai perdu le GR et continue par la route pour aller jusqu’à la Croix de Pecatta.  Il est déjà plus de 21 heures quand j’y arrive et le couché de soleil est déjà passé.
Cette croix est située sur le Mont Mézenc.

Le mont Mézenc, d’origine volcanique, culmine à 1 753 m
d’altitude. Il est situé sur la même ligne de crête que le mont Gerbier
de Jonc, entre Velay et Vivarais dans le massif du Mézenc au sein du
Massif central.

 



Dans la vallée du Vivarais, il semble y avoir des orages, car je vois des éclairs.  Ce soir, je décide de planter ma tente. Il fait très froid. Le vend souffle très fort.






Vers 22h30, une amie qui avait fait le Ventoux avec moi en 2008 vient me rejoindre en camionnette.  Nous mangeons un morceau ensemble et je vais me coucher.  
C’est ma dernière nuit de nomade et ce soir il fait très froid…


La roche pointue – Les dents du diable

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