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Marius Tour 2013

Jour 25 – Samedi 10 Août 2013 – Ca sent pas le munster, mais la douche fait du bien !



La nuit a été plutôt humide, car j’ai été surpris par la pluie vers 2 heures du matin.  Heureusement que j’avais mis la bâche sur mon duvet pour éviter qu’il ne se mouille, car dormir dans un couchage mouillé, c’est assez désagréable !
Au réveil ce matin, tout est brumeux…





Je fais mon paquetage et à la sortie du village, je m’arrête boire mon petit café du matin dans un établissement qui fait « assez vieillot ».  Le propriétaire des lieux a aussi un camping et me dit que j’aurais pû m’arrêter chez lui !!!  Greuh !…..
Hier soir je n’ai quasiment rien mangé, à part une compote et le morceau de praluline qu’il me restait !
Je quitte donc cet endroit pour me diriger vers la Pierre Bécajat.
Je passe sur une piste défoncée par les engins forestiers, elle est extrêmement boueuse, pleine d’eau et qui n’est pas évidente à pratiquer car Marius s’enfonce et moi j’ai de la boue jusqu’au chevilles.
Un peu plus tard, je passe devant un accrobranche et demande à des gens si je suis bien dans la bonne direction.  Il me rétorquent que oui.  Je continue donc et me retrouve à l’Auberge de Bécajat.  Ce n’est pas là où je voulais aller !!!!
Faut dire que j’étais tellement concentré à regarder où nous posions nos pattes, que j’ai dû louper une indication !
Je regarde ma carte, et cerise sur le gâteau, il n’y a rien d’indiqué et le seul panneau de signalisation que je rencontre, me laisse pantois vu son état ….





Je me pose un instant , je regarde ma carte pour voir s’il vaut mieux que je fasse demi tour et c’est là que je vois un réparateur d’antennes qui passe par là en voiture et lui demande conseil.  Il ne connaît pas et me dit d’aller voir à l’auberge.
Le chemin grimpe pas mal, et nous n’avons plus trop l’habitude des grimpettes Marius et moi et ça devient assez vite crevant.
Je me présente à l’auberge et la patronne des lieux me dit qu’on ne peut pas aller au rocher, mais qu’il est possible de continuer par le chemin qui contourne son établissement.  Je veux me rendre au Col de la Rivière Noire.
Elle m’explique comment y accéder…
Je lui demande si elle sert des boissons chaudes et s’il est possible de me faire un chocolat chaud.  Pendant ce temps, nous discutons un peu et elle me propose de prendre une douche, non pas parce que je sens le munster après plusieurs jours de vol, ou le parfum suave d’un randonneur qui n’a pas croisé de rivière depuis un bon bout de temps, mais tous simplement parce qu’elle m’avait demandé juste avant ce que je faisais et où je dormais !  Comme je lui est dit que je dors sous ma tente ou à la belle étoile, elle en a conclus qu’une douche me ferait sûrement le plus grand bien !
L’établissement est doté d’une douche extérieure, utilisée par les cavaliers, ce qui est très pratique !
J’accepte malgré l’heure et fini par repartir de là vers 11h45.
Elle me dit que pour arriver au Col de la Rivière Noire, j’en ai pour une heure…
J’en ai mis deux, voire même 2h30 …




Nous n’avons fait que traverser de la forêt par des chemins plutôt sympas pour Marius.  Nous sommes montés quand même à plus de 1000 mètres d’altitude !
Nous arrivons au col de la rivière, et je prends le GR 3A qui commence par un bout de goudron, pour enfin passer dans une zone de pâturage sur le plateau de la Verrerie, site naturel protégé.  A ce jour, c’est le dernier grand plateau des Monts de la Madeleine où une estive a été remise en place avec le pâturage de troupeaux de mai à octobre.
Ce site est accessible à tous les randonneurs non motorisés.
Il appartient à chacune de respecter quelques règles.  Notamment le fait de refermer les portillons des parcs aux entrées et sorties, mais également d’adapter son comportement aux animaux présents (bovins, moutons, chèvres, chevaux ou ânes et de respecter leur tranquillité).

Nous avons un magnifique panorama sur la vallée de la Roanne.




Le chemin se poursuit au milieu de la plaine, ce qui nous change un peu de la forêt !
Doucement, mais sûrement, je m’approche de la Verrerie.  En hiver, on peut y faire du ski de fond et des raquettes.

A l’est du village de Saint Nicolas des Biefs, le plateau de la Verrerie présente des espèces végétales rares, dont certaines remontent à la période glaciaire.
Cette nature préservée et riche est pour de nombreuses espèces un habitat exceptionnel.
Ce plateau se caractérise également par la présence d’une tourbière (zone d’accumulation de matériaux organiques) véritable palais paradis pour le lézard vivipare et pour d’autres espèces.



A la Verrerie, j’ai mangé au croisement de quatre routes départementales.  Ce n’est pas très beau comme endroit, mais il y a de l’herbe pour Marius…
Je reprends ensuite un bout de départementale pour aller au village des Noés situé  à environ 6 kilomètres de là.  J’alterne entre route et chemin.
Sur ma route, je croise un monsieur âgé qui donne du pain et de l’eau à Marius.  Autrefois il avait des chevaux pour faire du débardage.  Il me dit toute l’affection qu’il porte à ses chiens. Aujourd’hui, il chasse le sanglier, mais modérément, ce n’est pas pour remplir son congélateur, mais vraiment pour le plaisir de la chasse.  J’ai beaucoup de mal à l’interrompre et sens qu’il a besoin de parler et n’ose pas lui couper la parole.




Un moment après, je poursuis mon chemin jusqu’aux Noés et je m’arrête au bar pour boire une petite bière.  Un petit plaisir avant de finir la journée, ça fait du bien !
Les Noés possède deux barrages importants qui alimentent en eau la ville de Roanne et plusieurs villages du roannais.
Il est déjà 19h15.  Je discute avec les gens sur mon périple.  Juste à côté, il y a un mariage et les enfants viennent voir Marius.
Je repars de là et marche encore 3 kilomètres, je quitte le chemin et arrive au hameau  de Marymbe.  Je croise un couple et leur demande mon chemin. 
Ils me proposent de dormir dans un champ qui leur appartient et vu l’heure, j’accepte cette proposition car il est déjà 20h30.
Je plante ma tente et commence à me faire à manger, mais je me rends compte que je n’ai pas de briquet et je vais demander du feu à ces personnes qui m’en donnent.  Je recommence ma popote et renverse l’eau qui commençait à chauffer.  Je remets de l’eau et là ……….. panne de gaz !  Il y a des jours comme ça ! 
Donc ce soir, c’est repas froid obligé et vive les salades en boites !!!
Je sens que ma cheville me tire. Le fait d’avoir fait de la grimpette fait ressurgir ma douleur qui est de plus en plus vive.
Quant à Marius, il marche bien tant que nous sommes sur des chemins, mais les cailloux le freinent et je vois qu’il a plus de mal à avancer correctement.
Un grand merci à toutes les personnes qui m’ont laissé des messages ou qui ont essayé de me trouver une solution pour les problèmes de sabot de mon fidèle compagnon aux longues oreilles



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