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Marius Tour 2013

Jour 23 – Jeudi 8 Août – Une journée pour sécher, …. 10 minutes pour se mouiller …



Je ne suis pas parti très tôt ce matin, car c’est toujours très compliqué de repartir d’un endroit où l’on se sent bien.  Le temps de rassembler mes affaires et ranger mon linge propre et me voila parti vers 11 heures.
J’ai remercié chaleureusement mes hôtes et avons fait quelques photos avant de reprendre le chemin.
Pendant un long moment, je longe le canal, qui comme me l’a dit Céline, est très beau avant d’arriver à Briennon.


Canal avant Briennon

Le toit de l’église attire mon attention, car il est beau avec ses tuiles toutes colorées.  C’est très beau !
 Au cours du XXème siècle, la tuilerie est une activité en essor sur le Pays de Charlieu.  Briennon et les autres villages alentours gardent les traces de cette industrie passée longtemps dépendante du canal de Roanne à Digoin pour l’expédition de ses produits.
J’arrive au port de Briennon vers 14 heures et me pose là pour manger.  Pendant que je cassait la croûte, la pluie s’est mise à tomber et me suis réfugier sous l’avancée des toilettes et des douches du port en attendant une éclaircie.  J’ai attendu à l’abri pendant 2 heures…




Après Briennon, je quitte le canal.  Pour moi, les canaux c’est fini !!!
J’emprunte le chemin de Compostelle qui me mène vers le village de La Bénisson-Dieu et je n’ai plus de pluie !

 



 Je commence à apercevoir le clocher de l’Abbaye qui est aussi recouvert de tuiles vernissées. C’est une très belle œuvre d’art !




 L’abbaye de La Bénisson-Dieu est un monastère cistercien fondé en 1138.

Clocher fortifié construit en 1500

Nous suivons un sentier pour rejoindre Noailly et il y a d’énormes flaques et tout est détrempé.  Je suis obligé de faire contourner les flaques à Marius, car ses sabots s’enfoncent dans la boue et me voici de nouveau les pieds trempés !  Il y avait longtemps … 
Nous avançons au ralenti, ce qui nous laisse le temps d’admirer les magnifiques paysages que nous traversons.  Nous passons dans des sous-bois magnifiques et même s’il y a beaucoup d’eau sur le chemin, c’est un vrai régal pour les yeux !
Deux kilomètres avant d’arriver à Noailly, nous arrivons droit sur un passage à gué et ni Marius, ni moi n’avions envie de le traverser.  C’est là que je vois un panneau indiquant que le chemin ne passe pas par ce gué et j’ai pensé qu’il y aurait un petit pont.  Nous suivons donc cette indication et 50 mètres plus loin, nous nous retrouvons devant une passerelle en bois, totalement infranchissable pour Marius !

Nous voila bien avancés et à devoir faire un demi tour sur place, ce qui n’est pas chose aisée avec Marius, car le chemin est très étroit et qui plus est, bordé de barbelés.
Nous re-voila devant le gué … je quitte mes chaussures qui sont certes déjà mouillées et je traverse l’obstacle pieds nus !  Marius, lui, a gardé ses sabots !




Je savais que je n’arriverais pas à Saint Germain de l’Espinasse, là ou j’avais prévu de faire ma halte du jour et les parents de mon amie Laurianne devait m’y rejoindre.
Je les appelle pour les informer du changement de programme et c’est là, en leur expliquant où je suis, que je me rends compte que je ne suis pas à l’endroit où je pensais être !  
Evelyne et Michel sont donc venus me rejoindre à Noailly et ils m’ont indiqué un parc pour passer la nuit, tout près de la salle des fêtes.  On se retrouve donc là et je m’aperçois que l’endroit est truffé d’ifs.
Cet arbre de la  famille des taxacées comporte plusieurs espèces qui toutes contiennent une substance toxique, la taxine.
Toutes les parties de la plante contiennent de la taxine sauf la chair
de l’arille, cupule rouge entourant les graines sur les arbres femelles. 

Il m’était donc impossible de rester là avec Marius !
On cherche plus loin dans le parc et les espèces plantées sont différentes, et me pose au milieu de feuillus.
Une fois notre petit coin trouvé, une correspondante de presse du journal local est venue faire une photo.
Evelyne et Michel ont apporté un bon petit repas et un de leur ami qui habite le village avait même ramené une bouteille de côte Roannaise.
C’est avec ce bon petit rouge que nous trinquons ! Nous avons dégusté ce succulent repas, préparé avec amour !  C’était très, très bon…. je me suis régalé !
Pour le dessert, j’ai même eu droit à la praluline de François Pralus !  Trop bon !!!
Nous avons passé une très agréable soirée  tous les quatre en compagnie de Marius et Arsène, le plus mignon des chiens !




A la tombée de la nuit, j’ai planté ma tente et c’est face aux monts de la Madeleine que je vais passer ma nuit …

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