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Marius Tour 2013

Jour 21 – Mardi 6 Juillet – J’avance les pieds dans des bassines



Je suis parti à 8 heures après avoir dit au revoir à Juliana et Anna.  Elles sont parties 20 minutes avant moi.
Juste je temps de bâter Marius et de partir et l’orage gronde déjà, mais il est assez loin de moi.
A peine une demie heure de marche, que je me prends l’orage.  Face à moi, des éclairs spectaculaires.  Je quitte le chemin de halage le long du canal pour essayer de trouver un abri dans une ferme.  J’arrive au hameau de Chassenard et je demande où je pouvais m’abriter.  On m’ouvre le portail en me montrant un appentis  et bizarrement, Marius qui d’habitude court, car il déteste la pluie, ne voulait pas se mettre sous l’abri à cause des gouttes d’eau qui tombaient du toit et qui l’effrayaient !  Je le force à  passer l’obstacle et nous voici à l’abri.  Je sors mon tapis de couchage et le pose au sol.  Je me couche en me recroquevillant pour me réchauffer et finis par m’endormir.

Quand je me suis réveillé, la pluie avait cessé, mais l’orage continuait à gronder et je ne voulais pas reprendre le chemin tout de suite de peur de me reprendre une saucée une fois de plus.
L’orage s’étant éloigné, je rebâte Marius et endosse mon sac à dos.  Tout est mouillé, même mes chaussures, mais il faut absolument repartir et se dépêcher pour faire les 28 kilomètres qui nous séparent de Melay où m’attendent mes amis de Bougres d’Anes.
A midi tapante j’arrive au Carignat, là où je devais me trouver hier soir.  Je décide de me poser là pour manger.  Sur place il y a un point d’eau pour faire ma vaisselle, une table de pique nique et des toilettes, comme très souvent le long du canal.
A peine une heure après, je rebâte   Marius et reprends mon chemin.
Je devais pendre un morceau de route, mais finalement je décide de rester sur le chemin de halage car c’est plus direct, donc plus court et ça me permets aussi de ne pas chercher ma route, car c’est toujours tout droit.


Je m’arrête assez souvent pour poser mes pieds, car depuis l’orage de ce matin, j’ai l’impression d’avoir mes pieds dans des bassines à la place des chaussures…. J’ai la peau toute flétrie et elle s’arrache en marchant, donc un bon séchage est indispensable et j’en profite pour remettre des chaussettes sèches.
 

Aujourd’hui, nous ne croisons pas beaucoup de monde le long de notre chemin…
Une péniche de temps en temps, mais aucun échange particulier …
Le canal que j’emprunte longe le fleuve de la Loire.

J’arrive enfin à Melay vers 19h45 où j’étais attendu.  
Melay est une bourgade située aux confins de la Saône et Loire et de la Loire.
J’ai été chaleureusement accueilli par Céline et Sandy de Bougres d’Anes et Marius a trouvé un grand parc avec plusieurs de ses congénères.



J’ai passé une excellente soirée en compagnie des mes hôtes et de plusieurs estivants venus découvrir le Brionais roman au pas de l’âne.
Et, ce soir, c’est dans un bon matelas que je vais rejoindre les bras de morphée….

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Un commentaire

  1. Qui remonte le moral à l’autre dans ces moments là??? pas facile tous les jours !!! Après l’effort le réconfort, ça doit faire du bien de pouvoir se poser un peu, retrouver un vrai lit et profiter du confort auquel nous n’y prêtons même plus attention, malheureusement. Marius aussi s’est posé avec ses amis. Qu’aurait-il à raconter lui de ses voyages, peut être un jour le murmurera-t-il à l’oreille de Stéphane qui sait !!!!

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