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Marius Tour 2013

Jour 20 – Lundi 5 Août – Grêlons au pays de l’escargot …



Ce matin, je fais fissa, car je ne veux pas partir trop tard et lève le camp vers 8 heures.
Je passe dans le petit village de Rigny en espérant trouver une boulangerie ouverte.  Manque de chance, c’est lundi et c’est ….. fermé !  Je fais une halte au bistrot du coin et bois un petit café, mais je n’ai rien à me mettre sous la dent !

Rigny city

Je ne m’attarde pas trop et prends la départementale en direction de Digoin.  Je marche le long d’une petite départementale sur environ 11 kilomètres et arrive à Digoin vers 11 heures.  J’ai plutôt bien marché ce matin… Faut dire que Marius s’étant gavé toute la nuit, avait plein d’énergie à dépenser, contrairement à moi qui n’avait avalé qu’un café et une compote !

Je me retrouve à l’entrée de la fête de l’escargot et je ne peux pas traverser l’axe principal car il y a un vide grenier et je dois contourner tout cela par des rue adjacentes.  Une journaliste du journal de Saone et Loire me prend en photo pour faire un article.
Je cherche un endroit pour déguster des escargots ….
Par chance, près du canal, je tombe sur les organisateurs de la fête et ils m’apportent une assiette d’escargots car je leur ai expliqué que je n’avais pas trop de temps !  Je décide donc de m’arrêter là pour me délecter.  Marius lui, n’aime pas les escargots… Il préfère le pain qui les accompagne !
 

Canal de Digoin

 Il y a aussi une fête foraine et les rues grouillent de personnes.  Autant dire que je ne suis pas passé vraiment inaperçu avec Marius !
J’ai  répondu aux multiples questions et j’ai été très bien accueilli par les organisateurs.  
En mangeant ces escargots, je me souviens des délicieux escargots préparés par mon père étant enfant.  Dommage que cela ne viennent pas de Bourgogne, mais de Pologne, comme me l’avait dit mont ami Eric.  Je comprends que la Bourgogne ne puisse pas en avoir assez pour ce genre de manifestation, mais je trouve dommage qu’ils ne se servent pas en France ! Je pense notamment aux Escargots de l’enclave, éleveur situé non loin de chez moi !  On peut voir que l’annuaire des héliciculteurs comporte environ une centaine de nom.  Avec tout ça, on devrait, à mon avis pouvoir alimenter une bonne escargolade.  
100 000 escargots sont servis durant cette fête.
 

Je suis reparti de Digoin vers 13h30 et j’ai rencontré le fils d’un des bénévoles de la fête qui est venu m’apporter de l’eau pou Marius.  On a parlé un petit moment ensemble et je suis allé boire un petit café en ville avant de repartir.

La ville de Digoin est située au confluent de trois canaux.  
Le pont-canal marquant le début du Canal Latéral à la Loire, le Pont Canal de la Rigole de l’Arroux et le Canal reliant Roanne à Digoin.






Je me dirige vers le pont canal et je vois qu’il y a des barrières.  Je prie pour que je puisse passer avec Marius, mais ça n’a pas l’air d’être gagné !  J’arrive au point stratégique, Marius ne passe pas de quelques petits centimètres…. zutttt !!!!  Je suis obligé de débâter Marius, d’enlever les sacoches !! Je mets tout par terre, franchis l’obstacle avec Marius, passe de l’autre côté et retourne chercher  tout ce que j’avais enlevé….le tout sous une chaleur torride !  C’est du sport !!!!

Ce pont-canal a été construit entre 1834 et 1838. Il permet au Canal latéral à la Loire de franchir la
Loire, et permet au canal Latéral de se connecter un peu plus loin
avec le canal du Centre, au port Campionnet à Digoin. Il se termine
par une écluse dont il est séparé par un court bassin de
croisement. Seuls les bateaux ou les piétons y ont accès. 

 

Sa longueur totale est de 243 mètres, sa hauteur au dessus du fleuve est de 12 mètres, la largeur du plan d’eau est de 6 mètres et sa profondeur de 2,30 mètres.  Autant dire que j’ai fait extrêmement attention quand j’ai fait traverser Marius.  Je n’osais même pas imaginer qu’il tombe là dedans … Tout c’est bien passé, mais j’ai perdu 1h30 … et en plein cagnard !  C’est dur …
Une fois toutes mes traversée terminées, un cycliste me dit que les barrières peuvent être enlevées et qu’il suffit de le demander à l’éclusier qu’il vienne les ouvrir.  J’ai un petit doute et je demande confirmation à l’éclusier, qui me répond que cela était exact.  Mais pourquoi ne l’indiquent-ils pas ???  Ça m’aurait évité tout ce cirque… bref !  Trop tard !!! Ça c’est fait !
En passant de ce côté du canal, je viens de changer de département et passe dans l’Allier. 

 

Près de l’écluse, je rencontre une jeune fille colombienne qui traverse la France en vélo.  Elle me demande ce que je fais là et où je vais.  Je lui dit que je me dirige vers Roanne.  Elle est avec une de ses amies qui est en train de se reposer.  Elles vont toutes les deux dans la même direction que moi et nous en concluons que nous allions sûrement nous recroiser tout ou tard.
Nous longeons le chemin de halage qui n’est pas aménagé en voie verte et qui du coup, n’est pas goudronné, ce qui est vraiment très appréciable et agréable pour les  sabots de Marius …. et les miens aussi !

 
Depuis que nous avons quitté Digoin, je marche avec un couple de personnes qui baladaient et nous discutons de choses et d’autres.  Le long du canal nous croisons des personnages d’animation et de loin, nous avons vraiment l’impression que se sont de vraies personnes.

Après quelques kilomètres de marche, Juliana et Anna me rattrapent, on discute un peu et elles me disent qu’elles vont continuer à rouler encore une dizaine de kilomètres pour être à Roanne demain et prendre le train qui les mènera jusqu’à Lyon.  Elles filent, puis l’une d’elles fait demi-tour pour me dire que ce serait peut-être bien de passer la soirée ensembles.  Je lui dit qu’en ce qui me concerne, j’ai quelques exigences pour Marius, car il lui faut absolument un endroit herbeux pour la nuit.  Elle reprend sa route et à un moment je les rattrape.  Elles s’étaient arrêtées et monté leur tente pour la nuit car droit devant l’orage grondait.  Je décide de me poser là aussi car l’endroit me semblait correct pour Marius.  Je le débatte et vois que le mur d’eau se rapproche de plus en plus.
D’un coup, une pluie de grêlons gros comme des œufs nous tombe dessus !
Je m’empresse de mettre Marius sous un arbre pour éviter qu’il n’ait trop mal. Je monte ma tente rapidement en empruntant un casque de vélo pour me protéger des projectiles. 
Ça ne fait pas du bien, je vous assure !

 
Mes voisines sont à l’abri sous leur tente et moi je m’empresse de me glisser sous la mienne.  
Ma tente a pris l’eau et mes affaires sont trempées.  L’orage a duré une quarantaine de minutes et une fois passé, nous avons mangé tous les trois et profité des derniers rayons de soleil pour se réchauffer un peu.
C’est deux jeunes femmes sont venues à Paris pour enseigner.  L’une la danse et l’autre les beaux arts.
Elles voulaient découvrir la France autrement et voir autre chose que ce qu’elles voient à Paris depuis un an et demi qu’elles sont arrivées.  Elles trouvent que les français sont très accueillants, que la France est très belle avec ses paysages très diversifiés qui sont bien différents des forêts colombiennes.  La seule chose qui leur manque, se sont les fruits de leurs forêts avec lesquels elles se font de bons jus.
Nous avons longuement discuté de la nature, des bruits en forêt, des paysages de nos pays respectifs.  Nous avons aussi parlé des risques que peuvent encourir deux jeunes femmes seules.  Elles me disent que c’est bien plus dangereux en Colombie.
Après tous ces échanges, nous avons regagné nos pénates, certes un peu humides…
Nous avons passé une bien sympathique soirée.  C’est ça aussi le charme de la randonnée.  De belles rencontres inédites et enrichissantes.  Échanger sur nos cultures et entendre parler de notre pays avec un regard neuf et lointain…



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